{"id":453,"date":"2026-07-05T17:05:33","date_gmt":"2026-07-05T17:05:33","guid":{"rendered":"https:\/\/shattered.io\/fr\/configurer-retroarch\/"},"modified":"2026-07-05T23:46:11","modified_gmt":"2026-07-05T23:46:11","slug":"configurer-retroarch","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/shattered.io\/fr\/configurer-retroarch\/","title":{"rendered":"RetroArch : 100+ cores en 12 \u00e9tapes, 30 min [2026]"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c9muler une console, c&#8217;est bien. \u00c9muler quarante ans de consoles depuis un seul logiciel, avec la m\u00eame interface, les m\u00eames manettes et les m\u00eames sauvegardes partout, c&#8217;est mieux. C&#8217;est exactement la promesse de <strong>RetroArch<\/strong>, le frontend libretro qui centralise des dizaines d&#8217;\u00e9mulateurs sous un m\u00eame toit. Plut\u00f4t que d&#8217;installer un \u00e9mulateur diff\u00e9rent pour la NES, un autre pour la Super Nintendo, un troisi\u00e8me pour la PlayStation, vous configurez RetroArch <em>une seule fois<\/em> et vous jouez \u00e0 tout.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce guide pas \u00e0 pas couvre l&#8217;installation de RetroArch sur Windows, Linux, macOS, Android et Steam Deck, le t\u00e9l\u00e9chargement des bons cores, la mise en place des fichiers BIOS, la configuration de la manette, la r\u00e9duction de la latence avec le Run-Ahead, les shaders CRT, les succ\u00e8s r\u00e9tro et le jeu en ligne. L&#8217;installation et le premier jeu tiennent en une trentaine de minutes ; les \u00e9tapes avanc\u00e9es se font ensuite \u00e0 votre rythme. Nous nous appuyons sur la version stable <strong>RetroArch 1.22.2<\/strong>, publi\u00e9e en novembre 2025. Mis \u00e0 jour le 5 juillet 2026.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un avertissement avant de commencer : RetroArch est un logiciel 100 % l\u00e9gal, mais il ne fournit ni BIOS ni jeux. Vous devez extraire vous-m\u00eame ces fichiers de vos propres consoles et cartouches. Nous d\u00e9taillons le cadre juridique en fin d&#8217;article.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"quest-ce-que-retroarch-frontend-ou-emulateur\">Qu&#8217;est-ce que RetroArch ? Frontend ou \u00e9mulateur ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C&#8217;est la confusion num\u00e9ro un chez les d\u00e9butants, et la comprendre change tout. <strong>RetroArch n&#8217;est pas un \u00e9mulateur.<\/strong> C&#8217;est un <em>frontend<\/em> : l&#8217;impl\u00e9mentation de r\u00e9f\u00e9rence de l&#8217;API <strong>libretro<\/strong>, d\u00e9velopp\u00e9e par la Team Libretro et distribu\u00e9e gratuitement sous licence GPLv3. RetroArch se charge de tout ce qui est commun \u00e0 l&#8217;\u00e9mulation &#8211; l&#8217;affichage, le son, la lecture des manettes, les menus, les sauvegardes, les shaders, le jeu en ligne &#8211; tandis que l&#8217;\u00e9mulation proprement dite d&#8217;une machine est confi\u00e9e \u00e0 un module externe appel\u00e9 <strong>core<\/strong> (ou \u00ab c\u0153ur \u00bb).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Concr\u00e8tement, un core est une biblioth\u00e8que dynamique (un fichier <code>.dll<\/code> sous Windows, <code>.so<\/code> sous Linux et Android, <code>.dylib<\/code> sous macOS) qui n&#8217;\u00e9mule qu&#8217;un seul syst\u00e8me. Le core <em>Snes9x<\/em> \u00e9mule la Super Nintendo, <em>mGBA<\/em> la Game Boy Advance, <em>Beetle PSX<\/em> la PlayStation. RetroArch les charge \u00e0 la vol\u00e9e. L&#8217;avantage est \u00e9norme : vous configurez vos boutons, vos filtres et vos raccourcis une fois, et ils s&#8217;appliquent \u00e0 tous les syst\u00e8mes. C&#8217;est le principe \u00ab configurez une fois, jouez partout \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">RetroArch propose <strong>plus de 100 cores libretro<\/strong> via son t\u00e9l\u00e9chargeur int\u00e9gr\u00e9, couvrant plus de 150 syst\u00e8mes, des consoles des ann\u00e9es 1970 jusqu&#8217;aux machines 32 bits comme la PlayStation, la PSP, la Saturn ou la Dreamcast, sans oublier l&#8217;arcade. Il tourne sur pratiquement toutes les plateformes existantes : Windows, Linux, macOS, Android, iOS, Steam Deck, Nintendo Switch et bien d&#8217;autres. Voici l&#8217;essentiel \u00e0 retenir avant de se lancer.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><th>Caract\u00e9ristique<\/th><th>D\u00e9tail (2026)<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Nature<\/td><td>Frontend libretro (pas un \u00e9mulateur en soi)<\/td><\/tr><tr><td>Version stable<\/td><td>1.22.2 (novembre 2025)<\/td><\/tr><tr><td>Licence<\/td><td>GPLv3, libre et gratuit<\/td><\/tr><tr><td>D\u00e9veloppeur<\/td><td>Team Libretro<\/td><\/tr><tr><td>Cores disponibles<\/td><td>Plus de 100, via le Core Downloader<\/td><\/tr><tr><td>Plateformes<\/td><td>Windows, Linux, macOS, Android, iOS, Steam Deck, Switch\u2026<\/td><\/tr><tr><td>Fonctions phares<\/td><td>Run-Ahead, Rewind, shaders, netplay, RetroAchievements<\/td><\/tr><tr><td>Prix<\/td><td>0 \u20ac (aucun achat, aucune publicit\u00e9)<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"pourquoi-choisir-retroarch-plutot-quun-emulateur-autonome\">Pourquoi choisir RetroArch plut\u00f4t qu&#8217;un \u00e9mulateur autonome ?<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Face \u00e0 des \u00e9mulateurs autonomes r\u00e9put\u00e9s &#8211; Dolphin pour la GameCube et la Wii, DuckStation pour la PS1, PCSX2 pour la PS2 &#8211; on peut se demander l&#8217;int\u00e9r\u00eat de RetroArch. La r\u00e9ponse tient en un mot : l&#8217;unification. Un \u00e9mulateur autonome excelle sur sa machine, mais chacun poss\u00e8de sa propre interface, ses propres raccourcis, sa propre gestion des manettes et des sauvegardes. Multiplier les consoles, c&#8217;est multiplier les logiciels \u00e0 apprendre et \u00e0 configurer. RetroArch impose une coh\u00e9rence : une interface, un jeu de raccourcis, un emplacement de sauvegardes, quel que soit le syst\u00e8me \u00e9mul\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">RetroArch apporte aussi des fonctions transversales que peu d&#8217;\u00e9mulateurs autonomes r\u00e9unissent tous \u00e0 la fois : le Run-Ahead pour la latence, les shaders slang partag\u00e9s, le Netplay universel, les RetroAchievements, le rewind et le Service IA de traduction. Le tout dans un paquet unique, l\u00e9ger et disponible sur des dizaines de plateformes, du PC de bureau au Steam Deck en passant par le smartphone Android. Le compromis ? Pour quelques machines tr\u00e8s r\u00e9centes (PS2, GameCube, Wii, 3DS), les cores libretro accusent parfois un l\u00e9ger retard de compatibilit\u00e9 sur les \u00e9mulateurs autonomes. Mais pour tout le r\u00e9tro jusqu&#8217;\u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration 32 bits &#8211; l&#8217;immense majorit\u00e9 des besoins &#8211; RetroArch reste le choix le plus rationnel.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"prerequis-versions-materiel-et-fichiers-necessaires\">Pr\u00e9requis : versions, mat\u00e9riel et fichiers n\u00e9cessaires<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">RetroArch est peu gourmand pour les syst\u00e8mes anciens : n&#8217;importe quel PC ou portable des dix derni\u00e8res ann\u00e9es fera tourner la NES, la Super Nintendo ou la Mega Drive sans effort. La consommation grimpe pour la PlayStation, la Saturn et surtout la Nintendo DS ou la PSP, qui demandent un processeur plus muscl\u00e9. Un point important : les shaders au format <em>slang<\/em> (les plus beaux, notamment les filtres CRT) exigent un pilote graphique <strong>Vulkan<\/strong> ou <strong>GLCore<\/strong>. V\u00e9rifiez que votre carte graphique g\u00e8re Vulkan 1.1 ou sup\u00e9rieur &#8211; c&#8217;est le cas de tout GPU r\u00e9cent.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><th>\u00c9l\u00e9ment<\/th><th>Minimum<\/th><th>Recommand\u00e9<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>RetroArch<\/td><td>1.22.2 (derni\u00e8re stable)<\/td><td>1.22.2<\/td><\/tr><tr><td>Syst\u00e8me<\/td><td>Windows 10, Linux, macOS 11, Android 8<\/td><td>Windows 11 \/ Linux \u00e0 jour<\/td><\/tr><tr><td>Processeur<\/td><td>Dual-core pour la 8\/16 bits<\/td><td>Quad-core pour la PS1\/DS\/PSP<\/td><\/tr><tr><td>M\u00e9moire<\/td><td>4 Go de RAM<\/td><td>8 Go de RAM<\/td><\/tr><tr><td>Carte graphique<\/td><td>Compatible OpenGL 3.0<\/td><td>Compatible Vulkan (shaders slang)<\/td><\/tr><tr><td>Manette<\/td><td>Facultative (clavier possible)<\/td><td>Manette XInput ou DualSense<\/td><\/tr><tr><td>Fichiers BIOS<\/td><td>Selon les syst\u00e8mes \u00e9mul\u00e9s<\/td><td>\u00c0 extraire de vos consoles<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u00f4t\u00e9 fichiers, pr\u00e9voyez deux choses que RetroArch ne fournit jamais : vos <strong>ROMs<\/strong> (les images de vos jeux) et, pour certaines consoles, les <strong>fichiers BIOS<\/strong>. Les syst\u00e8mes \u00e0 cartouche (NES, Super Nintendo, N64, Game Boy, Mega Drive) d\u00e9marrent sans BIOS. En revanche, la PlayStation, la Saturn, la Dreamcast, le Mega-CD, la PC Engine CD ou la Neo Geo r\u00e9clament un BIOS pour fonctionner. Nous y consacrons une \u00e9tape compl\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-1-installer-retroarch-sur-windows-linux-macos-et-android\">\u00c9tape 1 &#8211; Installer RetroArch sur Windows, Linux, macOS et Android<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">R\u00e8gle d&#8217;or : t\u00e9l\u00e9chargez toujours RetroArch depuis la source officielle <a href=\"https:\/\/www.retroarch.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">retroarch.com<\/a> ou depuis le <a href=\"https:\/\/github.com\/libretro\/RetroArch\/releases\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9p\u00f4t GitHub officiel<\/a>. Fuyez les faux sites qui proposent un \u00ab RetroArch APK \u00bb douteux : ils rajoutent souvent des logiciels ind\u00e9sirables. Selon votre syst\u00e8me, la commande d&#8217;installation la plus fiable est la suivante.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code\"><code># Windows (gestionnaire de paquets winget)\nwinget install Libretro.RetroArch\n\n# Linux et Steam Deck (Flatpak depuis Flathub)\nflatpak install flathub org.libretro.RetroArch\n\n# macOS (via Homebrew)\nbrew install --cask retroarch\n\n# Android : installez depuis le Google Play Store\n# ou l'APK officiel disponible sur retroarch.com (jamais un site tiers)<\/code><\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sous Windows, une alternative appr\u00e9ci\u00e9e des \u00e9mulateurs consiste \u00e0 t\u00e9l\u00e9charger l&#8217;archive portable (<code>RetroArch.7z<\/code>) depuis le site officiel et \u00e0 la d\u00e9compresser dans un dossier d\u00e9di\u00e9, par exemple <code>D:\\RetroArch\\<\/code>. Tout reste alors regroup\u00e9 au m\u00eame endroit, ce qui facilite les sauvegardes et le transfert vers un autre PC. Sous Linux et Steam Deck, la version Flatpak est la plus simple \u00e0 maintenir \u00e0 jour. Sous macOS, la version Homebrew ou celle du site officiel conviennent toutes deux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au premier lancement, RetroArch affiche son interface sombre : c&#8217;est normal. Prenez le temps de v\u00e9rifier que le logiciel d\u00e9marre correctement avant d&#8217;aller plus loin. Sur Steam Deck, il est \u00e9galement possible de passer par <a href=\"\/fr\/installer-bazzite-linux-gaming\/\">Bazzite<\/a> ou l&#8217;outil EmuDeck, qui installent et pr\u00e9-configurent RetroArch automatiquement &#8211; pratique si vous partez de z\u00e9ro.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-2-prendre-en-main-linterface-et-choisir-le-pilote-video\">\u00c9tape 2 &#8211; Prendre en main l&#8217;interface et choisir le pilote vid\u00e9o<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L&#8217;interface par d\u00e9faut s&#8217;appelle <strong>Ozone<\/strong>. On la parcourt \u00e0 la manette (croix directionnelle, boutons A pour valider et B pour revenir) ou au clavier (fl\u00e8ches, Entr\u00e9e, Retour arri\u00e8re). Les grandes ic\u00f4nes horizontales en haut sont les <em>onglets<\/em> : Menu principal, R\u00e9glages, Historique, Importer du contenu, etc. Prenez cinq minutes \u00e0 naviguer dedans, cela \u00e9vite bien des t\u00e2tonnements plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Premier r\u00e9glage \u00e0 faire : le <strong>pilote vid\u00e9o<\/strong>. Rendez-vous dans <em>R\u00e9glages \u2192 Pilotes \u2192 Vid\u00e9o<\/em>. Trois choix reviennent souvent : <code>gl<\/code> (le plus compatible), <code>glcore<\/code> et <code>vulkan<\/code>. Pour profiter des shaders slang et des filtres CRT modernes, s\u00e9lectionnez <strong>vulkan<\/strong> ou <strong>glcore<\/strong>, puis red\u00e9marrez RetroArch. Si vous avez un GPU r\u00e9cent, Vulkan offre les meilleures performances. En cas d&#8217;\u00e9cran noir apr\u00e8s le changement, revenez simplement \u00e0 <code>gl<\/code>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces r\u00e9glages sont enregistr\u00e9s dans le fichier de configuration global <code>retroarch.cfg<\/code>. Les utilisateurs avanc\u00e9s peuvent l&#8217;\u00e9diter directement ; voici les deux lignes concern\u00e9es :<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code\"><code># Extrait de retroarch.cfg\nvideo_driver = \"vulkan\"    # ou \"glcore\" \/ \"gl\"\nmenu_driver  = \"ozone\"     # interface par d\u00e9faut, moderne et lisible<\/code><\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un conseil : ne modifiez le fichier <code>retroarch.cfg<\/code> que lorsque RetroArch est ferm\u00e9, sinon vos changements seront \u00e9cras\u00e9s \u00e0 la fermeture du logiciel. Pour la grande majorit\u00e9 des r\u00e9glages, l&#8217;interface graphique suffit largement.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-3-telecharger-les-cores-libretro-adaptes\">\u00c9tape 3 &#8211; T\u00e9l\u00e9charger les cores libretro adapt\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sans core, RetroArch ne sait rien \u00e9muler. Direction <em>Menu principal \u2192 Mise \u00e0 jour en ligne \u2192 T\u00e9l\u00e9chargeur de cores<\/em> (<em>Online Updater \u2192 Core Downloader<\/em>). RetroArch affiche alors la liste compl\u00e8te des cores disponibles, class\u00e9s par syst\u00e8me. Cliquez sur celui qui vous int\u00e9resse pour le t\u00e9l\u00e9charger et l&#8217;installer automatiquement. Consultez la <a href=\"https:\/\/docs.libretro.com\/guides\/download-cores\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">documentation officielle sur les cores<\/a> pour la proc\u00e9dure d\u00e9taill\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pi\u00e8ge du d\u00e9butant, c&#8217;est de tout t\u00e9l\u00e9charger. Inutile : un ou deux cores par console suffisent. Attention aussi aux approximations de certains guides ou assistants IA, qui inventent parfois des noms de cores inexistants (\u00ab Virus64 \u00bb pour la N64, par exemple, n&#8217;existe pas). Voici les cores <strong>r\u00e9ellement recommand\u00e9s<\/strong> en 2026, test\u00e9s et maintenus.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><th>Syst\u00e8me<\/th><th>Core recommand\u00e9<\/th><th>Alternative<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>NES \/ Famicom<\/td><td>Mesen<\/td><td>FCEUmm, Nestopia UE<\/td><\/tr><tr><td>Super Nintendo<\/td><td>Snes9x<\/td><td>bsnes, Mesen-S<\/td><\/tr><tr><td>Nintendo 64<\/td><td>Mupen64Plus-Next<\/td><td>ParaLLEl N64<\/td><\/tr><tr><td>Game Boy \/ Color<\/td><td>Gambatte<\/td><td>SameBoy<\/td><\/tr><tr><td>Game Boy Advance<\/td><td>mGBA<\/td><td>&#8211;<\/td><\/tr><tr><td>Nintendo DS<\/td><td>melonDS<\/td><td>DeSmuME<\/td><\/tr><tr><td>Mega Drive \/ Master System<\/td><td>Genesis Plus GX<\/td><td>&#8211;<\/td><\/tr><tr><td>Saturn<\/td><td>Beetle Saturn<\/td><td>YabaSanshiro<\/td><\/tr><tr><td>Dreamcast<\/td><td>Flycast<\/td><td>&#8211;<\/td><\/tr><tr><td>PlayStation 1<\/td><td>Beetle PSX HW<\/td><td>SwanStation, PCSX ReARMed<\/td><\/tr><tr><td>PSP<\/td><td>PPSSPP<\/td><td>&#8211;<\/td><\/tr><tr><td>Arcade \/ Neo Geo<\/td><td>FinalBurn Neo<\/td><td>MAME<\/td><\/tr><tr><td>Atari 2600<\/td><td>Stella<\/td><td>&#8211;<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur une machine modeste ou un Steam Deck, pr\u00e9f\u00e9rez les cores l\u00e9gers : <em>PCSX ReARMed<\/em> ou <em>SwanStation<\/em> pour la PS1, plut\u00f4t que <em>Beetle PSX HW<\/em> qui sollicite le GPU pour l&#8217;upscaling. Pour l&#8217;arcade, retenez que <strong>FinalBurn Neo<\/strong> a remplac\u00e9 l&#8217;ancien \u00ab Final Burn Alpha \u00bb : ne perdez pas de temps avec ce dernier.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-4-installer-les-bios-dans-le-dossier-system\">\u00c9tape 4 &#8211; Installer les BIOS dans le dossier system\/<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certaines consoles refusent de d\u00e9marrer sans leur BIOS, l&#8217;image du micro-logiciel d&#8217;origine. RetroArch ne fournit jamais ces fichiers pour des raisons l\u00e9gales : vous devez les extraire de votre propre mat\u00e9riel. Une fois en votre possession, placez-les tous dans le dossier <code>system\/<\/code> de RetroArch. Le nom des fichiers doit \u00eatre <strong>exact<\/strong>, en respectant la casse (majuscules\/minuscules) sous Linux et macOS. La liste compl\u00e8te avec les sommes MD5 figure dans la <a href=\"https:\/\/docs.libretro.com\/library\/bios\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">base BIOS de la documentation libretro<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><th>Syst\u00e8me<\/th><th>BIOS requis<\/th><th>Nom(s) de fichier<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>PlayStation 1 (Japon)<\/td><td>Oui<\/td><td>scph5500.bin<\/td><\/tr><tr><td>PlayStation 1 (USA)<\/td><td>Oui<\/td><td>scph5501.bin<\/td><\/tr><tr><td>PlayStation 1 (Europe)<\/td><td>Oui<\/td><td>scph5502.bin<\/td><\/tr><tr><td>Dreamcast<\/td><td>Oui<\/td><td>dc_boot.bin + dc_flash.bin<\/td><\/tr><tr><td>Saturn (Japon)<\/td><td>Oui<\/td><td>sega_101.bin<\/td><\/tr><tr><td>Saturn (USA\/Europe)<\/td><td>Oui<\/td><td>mpr-17933.bin<\/td><\/tr><tr><td>Mega-CD<\/td><td>Oui<\/td><td>bios_CD_E.bin \/ _U \/ _J<\/td><\/tr><tr><td>PC Engine CD<\/td><td>Oui<\/td><td>syscard3.pce<\/td><\/tr><tr><td>Neo Geo<\/td><td>Oui<\/td><td>neogeo.zip<\/td><\/tr><tr><td>Game Boy Advance<\/td><td>Facultatif<\/td><td>gba_bios.bin<\/td><\/tr><tr><td>NES \/ SNES \/ N64 \/ GB \/ Mega Drive<\/td><td>Non<\/td><td>&#8211;<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour v\u00e9rifier que vos BIOS sont correctement reconnus, ouvrez <em>Informations \u2192 V\u00e9rificateur de fichiers syst\u00e8me<\/em> : RetroArch compare vos fichiers aux sommes de contr\u00f4le attendues et signale ceux qui manquent ou sont incorrects. Sous Linux, voici l&#8217;arborescence typique une fois les BIOS PS1 en place :<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code\"><code># Emplacement des BIOS (installation Flatpak sous Linux \/ Steam Deck)\n~\/.var\/app\/org.libretro.RetroArch\/config\/retroarch\/system\/\n\u251c\u2500\u2500 scph5500.bin      # PlayStation 1 - Japon\n\u251c\u2500\u2500 scph5501.bin      # PlayStation 1 - USA\n\u251c\u2500\u2500 scph5502.bin      # PlayStation 1 - Europe\n\u251c\u2500\u2500 dc_boot.bin       # Dreamcast (obligatoire)\n\u2514\u2500\u2500 dc_flash.bin      # Dreamcast (obligatoire)<\/code><\/pre>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-5-organiser-les-dossiers-et-scanner-vos-roms\">\u00c9tape 5 &#8211; Organiser les dossiers et scanner vos ROMs<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">RetroArch range chaque type de contenu dans un dossier d\u00e9di\u00e9. Comprendre cette arborescence, c&#8217;est \u00e9viter 80 % des probl\u00e8mes de sauvegarde ou de fichier introuvable. Voici la structure standard.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code\"><code>RetroArch\/\n\u251c\u2500\u2500 retroarch.cfg     # configuration globale\n\u251c\u2500\u2500 cores\/            # les cores libretro (.dll \/ .so \/ .dylib)\n\u251c\u2500\u2500 system\/           # les fichiers BIOS\n\u251c\u2500\u2500 saves\/            # sauvegardes natives des jeux (.srm)\n\u251c\u2500\u2500 states\/           # save states \/ \u00e9tats instantan\u00e9s (.state)\n\u251c\u2500\u2500 playlists\/        # vos listes de jeux (.lpl)\n\u251c\u2500\u2500 thumbnails\/       # jaquettes et captures\n\u251c\u2500\u2500 config\/           # surcharges par core et par jeu\n\u251c\u2500\u2500 shaders\/          # filtres visuels\n\u2514\u2500\u2500 assets\/           # ressources de l'interface<\/code><\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rangez vos ROMs dans un dossier <em>s\u00e9par\u00e9<\/em>, hors de l&#8217;arborescence RetroArch, par exemple <code>D:\\ROMs\\SNES\\<\/code>, <code>D:\\ROMs\\PS1\\<\/code>, etc. Un dossier par console facilite grandement le scan. Ensuite, rendez-vous dans <em>Importer du contenu \u2192 Analyser un r\u00e9pertoire<\/em>, pointez vers votre dossier de ROMs et laissez RetroArch faire le travail : il identifie les jeux, les associe au bon syst\u00e8me et cr\u00e9e des <strong>playlists<\/strong> propres, illustr\u00e9es de jaquettes une fois les miniatures t\u00e9l\u00e9charg\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les jeux sur CD (PlayStation, Saturn, Dreamcast, Mega-CD), un point crucial : lancez toujours le fichier <code>.cue<\/code> ou <code>.chd<\/code>, jamais le fichier <code>.bin<\/code> directement. Le format <strong>CHD<\/strong> est particuli\u00e8rement recommand\u00e9 : il compresse l&#8217;image disque sans perte et \u00e9vite les erreurs de piste. C&#8217;est l&#8217;une des sources d&#8217;\u00e9chec les plus fr\u00e9quentes chez les d\u00e9butants.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-6-configurer-la-manette-et-les-raccourcis\">\u00c9tape 6 &#8211; Configurer la manette et les raccourcis<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La plupart des manettes modernes (Xbox, DualShock 4, DualSense, manettes 8BitDo) sont reconnues automatiquement gr\u00e2ce aux profils <em>autoconfig<\/em> int\u00e9gr\u00e9s. Branchez la v\u00f4tre avant de lancer un jeu : RetroArch affiche un message de confirmation en bas de l&#8217;\u00e9cran. Si votre manette n&#8217;est pas d\u00e9tect\u00e9e, allez dans <em>R\u00e9glages \u2192 Entr\u00e9e \u2192 Port 1 \u2192 Assigner tous les boutons<\/em> et suivez la proc\u00e9dure guid\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le vrai gain de confort, ce sont les <strong>raccourcis<\/strong> (hotkeys). Ils permettent de sauvegarder, charger ou quitter sans revenir au menu. Au clavier, ils fonctionnent d&#8217;embl\u00e9e ; \u00e0 la manette, vous devez d&#8217;abord d\u00e9finir un bouton \u00ab Hotkey Enable \u00bb (g\u00e9n\u00e9ralement le bouton <em>Select<\/em>), puis les combinaisons s&#8217;activent en le maintenant. La combinaison <em>Select + Start<\/em> pour quitter est devenue un standard de fait.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><th>Action<\/th><th>Clavier<\/th><th>Manette (avec Hotkey Enable)<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>Ouvrir le menu RetroArch<\/td><td>F1<\/td><td>Select + X (\u00e0 d\u00e9finir)<\/td><\/tr><tr><td>Sauvegarde rapide (save state)<\/td><td>F2<\/td><td>Select + R<\/td><\/tr><tr><td>Chargement rapide (load state)<\/td><td>F4<\/td><td>Select + L<\/td><\/tr><tr><td>Capture d&#8217;\u00e9cran<\/td><td>F8<\/td><td>&#8211;<\/td><\/tr><tr><td>Avance rapide (maintenir)<\/td><td>Espace<\/td><td>Select + Y<\/td><\/tr><tr><td>Pause<\/td><td>P<\/td><td>&#8211;<\/td><\/tr><tr><td>Quitter le jeu<\/td><td>\u00c9chap<\/td><td>Select + Start<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les combinaisons manette de la colonne de droite sont des exemples : vous les assignez librement dans <em>R\u00e9glages \u2192 Entr\u00e9e \u2192 Raccourcis<\/em>. Une fois \u00ab Hotkey Enable \u00bb d\u00e9fini, plus aucun risque d&#8217;appuyer par erreur sur une sauvegarde en pleine partie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-7-lancer-votre-premier-jeu-et-le-cas-des-cd-rom\">\u00c9tape 7 &#8211; Lancer votre premier jeu (et le cas des CD-ROM)<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le moment de v\u00e9rit\u00e9. Deux fa\u00e7ons de lancer un jeu. La plus simple : ouvrez la <strong>playlist<\/strong> cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9tape 5, choisissez un jeu, RetroArch propose le core ad\u00e9quat, vous validez, \u00e7a d\u00e9marre. La m\u00e9thode manuelle : <em>Charger du contenu \u2192 Parcourir<\/em>, s\u00e9lectionnez votre ROM, puis choisissez le core \u00e0 utiliser. RetroArch m\u00e9morise ensuite votre choix pour ce syst\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si le jeu se lance, f\u00e9licitations : votre installation est fonctionnelle. Si un \u00e9cran noir appara\u00eet ou si RetroArch se ferme, ne paniquez pas &#8211; c&#8217;est presque toujours l&#8217;une de ces cinq causes, que nous d\u00e9taillons dans la section d\u00e9pannage : BIOS absent ou mal nomm\u00e9, mauvais core pour le syst\u00e8me, lancement d&#8217;un <code>.bin<\/code> au lieu du <code>.cue<\/code>\/<code>.chd<\/code> pour un jeu CD, jeu d&#8217;arcade avec un set de ROM incompatible, ou une surcharge de configuration qui \u00e9crase un r\u00e9glage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Astuce de diagnostic : activez la journalisation d\u00e9taill\u00e9e dans <em>R\u00e9glages \u2192 Journalisation \u2192 Verbosit\u00e9<\/em>. Au prochain lancement, RetroArch affiche exactement le fichier manquant ou l&#8217;erreur rencontr\u00e9e. C&#8217;est infiniment plus efficace que de deviner.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-8-reduire-la-latence-daffichage-avec-le-run-ahead\">\u00c9tape 8 &#8211; R\u00e9duire la latence d&#8217;affichage avec le Run-Ahead<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voici la fonction qui, \u00e0 elle seule, justifie de passer par RetroArch : le <strong>Run-Ahead<\/strong>. Les \u00e9mulateurs ajoutent souvent quelques images de latence entre l&#8217;appui sur un bouton et l&#8217;action \u00e0 l&#8217;\u00e9cran. Le Run-Ahead calcule discr\u00e8tement l&#8217;\u00e9tat du jeu une ou plusieurs images en avance et masque ces trames de latence. R\u00e9sultat : un ressenti parfois <em>plus r\u00e9actif que la console d&#8217;origine<\/em>. Id\u00e9al pour les jeux de combat, les shoot&#8217;em up ou les plateformers exigeants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Activez-le dans <em>R\u00e9glages \u2192 Latence \u2192 Run-Ahead pour r\u00e9duire la latence<\/em>. Commencez \u00e0 1 image et augmentez tant que le jeu reste stable. L&#8217;option \u00ab instance secondaire \u00bb r\u00e9duit les micro-saccades mais double la charge CPU &#8211; \u00e0 r\u00e9server aux machines puissantes. Les cl\u00e9s correspondantes dans <code>retroarch.cfg<\/code> :<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code\"><code># Run-Ahead dans retroarch.cfg\nrun_ahead_enabled = \"true\"\nrun_ahead_frames = \"1\"                 # commencez \u00e0 1, montez prudemment\nrun_ahead_secondary_instance = \"true\"  # plus fluide, mais plus gourmand en CPU<\/code><\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Attention : le Run-Ahead est d\u00e9conseill\u00e9 sur les syst\u00e8mes lourds (Saturn, DS, PSP) o\u00f9 la charge CPU est d\u00e9j\u00e0 \u00e9lev\u00e9e. R\u00e9servez-le aux consoles 8 et 16 bits, o\u00f9 il fait des merveilles. La <a href=\"https:\/\/docs.libretro.com\/guides\/runahead\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">documentation officielle du Run-Ahead<\/a> d\u00e9taille le r\u00e9glage optimal syst\u00e8me par syst\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-9-sauvegardes-automatiques-save-states-et-rewind\">\u00c9tape 9 &#8211; Sauvegardes automatiques, save states et rewind<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">RetroArch distingue deux types de sauvegardes. La <strong>sauvegarde native<\/strong> (fichier <code>.srm<\/code>) est celle du jeu lui-m\u00eame, \u00e9crite quand vous utilisez la fonction \u00ab sauvegarder \u00bb interne au titre. Les <strong>save states<\/strong> (fichiers <code>.state<\/code>) sont des photographies instantan\u00e9es de la m\u00e9moire, prises \u00e0 tout moment via F2, et recharg\u00e9es via F4. Pratiques, mais sp\u00e9cifiques \u00e0 un core : ne comptez pas dessus pour changer d&#8217;\u00e9mulateur en cours de partie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Deux options rendent l&#8217;exp\u00e9rience beaucoup plus sereine. La sauvegarde\/chargement automatique d&#8217;\u00e9tat enregistre la partie \u00e0 la fermeture et la restaure au lancement suivant &#8211; vous reprenez pile o\u00f9 vous \u00e9tiez. Le <strong>Rewind<\/strong>, lui, permet de \u00ab rembobiner \u00bb les derni\u00e8res secondes de jeu, id\u00e9al pour retenter un saut manqu\u00e9. Il consomme un peu de m\u00e9moire vive selon la taille du tampon.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code\"><code># Sauvegardes et rewind dans retroarch.cfg\nsavestate_auto_save = \"true\"    # sauvegarde l'\u00e9tat \u00e0 la fermeture\nsavestate_auto_load = \"true\"    # recharge l'\u00e9tat au lancement\nrewind_enable = \"true\"          # active le rembobinage\nrewind_buffer_size = \"20\"       # taille du tampon en Mo<\/code><\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bon r\u00e9flexe : conservez vos dossiers <code>saves\/<\/code> et <code>states\/<\/code> dans votre sauvegarde personnelle. Ce sont vos heures de jeu ; RetroArch, lui, se r\u00e9installe en deux minutes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-10-sublimer-limage-avec-les-shaders-crt\">\u00c9tape 10 &#8211; Sublimer l&#8217;image avec les shaders CRT<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les jeux r\u00e9tro ont \u00e9t\u00e9 pens\u00e9s pour les t\u00e9l\u00e9viseurs cathodiques, dont le rendu adoucissait les pixels et faisait vibrer les couleurs. Sur un \u00e9cran plat moderne, l&#8217;image para\u00eet souvent trop nette, presque aust\u00e8re. Les <strong>shaders<\/strong> de RetroArch recr\u00e9ent le grain, les lignes de balayage (scanlines) et le halo des CRT. C&#8217;est spectaculaire, et cela change radicalement l&#8217;ambiance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pendant une partie, ouvrez le menu rapide (F1) puis <em>Shaders \u2192 Charger le preset<\/em>. Parcourez le dossier <code>shaders_slang<\/code>. Trois presets font r\u00e9f\u00e9rence : <strong>crt-royale<\/strong> (le plus r\u00e9aliste, mais gourmand), <strong>crt-guest-advanced<\/strong> (excellent compromis qualit\u00e9\/performances) et <strong>crt-geom<\/strong> (l\u00e9ger, parfait pour les machines modestes et le Steam Deck). Rappel : les shaders slang exigent le pilote vid\u00e9o Vulkan ou GLCore configur\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9tape 2.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une fois un shader \u00e0 votre go\u00fbt, enregistrez-le comme preset global, par syst\u00e8me ou m\u00eame par jeu, via <em>Shaders \u2192 Enregistrer le preset<\/em>. Vous pouvez ainsi appliquer un rendu arcade sur vos jeux Neo Geo et un rendu console sur vos titres Super Nintendo, automatiquement. La <a href=\"https:\/\/docs.libretro.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">documentation libretro<\/a> recense l&#8217;ensemble des cha\u00eenes de shaders disponibles.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-11-activer-les-succes-retro-retroachievements\">\u00c9tape 11 &#8211; Activer les succ\u00e8s r\u00e9tro (RetroAchievements)<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Peu de gens le savent : RetroArch s&#8217;int\u00e8gre \u00e0 <strong>RetroAchievements<\/strong>, un service gratuit qui ajoute des succ\u00e8s (troph\u00e9es) \u00e0 des milliers de jeux r\u00e9tro, \u00e0 la mani\u00e8re des succ\u00e8s Xbox ou PlayStation. D\u00e9bloquer \u00ab terminer le premier monde sans perdre de vie \u00bb sur un jeu de 1990, c&#8217;est une seconde jeunesse pour votre ludoth\u00e8que. Cr\u00e9ez d&#8217;abord un compte gratuit sur le site retroachievements.org, puis renseignez vos identifiants dans RetroArch.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le r\u00e9glage se fait dans <em>R\u00e9glages \u2192 Succ\u00e8s<\/em>. Activez l&#8217;option, entrez votre nom d&#8217;utilisateur et votre mot de passe. Le <strong>mode hardcore<\/strong> d\u00e9sactive les save states et le rewind pour valider des succ\u00e8s \u00ab \u00e0 la loyale \u00bb &#8211; \u00e0 n&#8217;activer que si vous aimez le d\u00e9fi. Les cl\u00e9s de configuration :<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code\"><code># RetroAchievements dans retroarch.cfg\ncheevos_enable = \"true\"\ncheevos_username = \"votre_pseudo\"\ncheevos_hardcore_mode_enable = \"false\"   # \"true\" = pas de save states ni rewind<\/code><\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Tous les cores ne prennent pas en charge les succ\u00e8s, mais les principaux (Snes9x, Genesis Plus GX, mGBA, Beetle PSX, FinalBurn Neo) sont compatibles. Un indicateur s&#8217;affiche \u00e0 l&#8217;\u00e9cran lorsqu&#8217;un succ\u00e8s est d\u00e9bloqu\u00e9. Consultez le <a href=\"https:\/\/docs.libretro.com\/guides\/retroachievements\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">guide officiel RetroAchievements<\/a> pour la liste \u00e0 jour.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"etape-12-affronter-vos-amis-en-ligne-avec-le-netplay\">\u00c9tape 12 &#8211; Affronter vos amis en ligne avec le Netplay<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Derni\u00e8re grande fonction : le <strong>Netplay<\/strong>, qui permet de jouer en ligne aux jeux \u00e0 deux joueurs, m\u00eame ceux qui n&#8217;ont jamais connu Internet. Un joueur h\u00e9berge la partie (<em>Netplay \u2192 H\u00e9berger<\/em>), l&#8217;autre le rejoint (<em>Netplay \u2192 Rejoindre<\/em>) via une adresse ou le salon public. Les deux joueurs doivent utiliser <strong>le m\u00eame core et la m\u00eame version<\/strong> du jeu, sous peine de d\u00e9synchronisation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour h\u00e9berger, il faut g\u00e9n\u00e9ralement ouvrir un port sur votre box (le port par d\u00e9faut de RetroArch est le 55435, en TCP et UDP) via une redirection de port. Si la configuration r\u00e9seau vous rebute, l&#8217;option la plus simple reste de rejoindre les salons publics affich\u00e9s directement dans RetroArch. Le Netplay fonctionne au mieux sur les jeux 8 et 16 bits, moins gourmands et donc plus tol\u00e9rants \u00e0 la latence r\u00e9seau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec le Netplay ma\u00eetris\u00e9, vous avez fait le tour des douze \u00e9tapes. Passons au projet complet qui met tout bout \u00e0 bout.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"le-projet-complet-une-borne-retro-prete-a-jouer\">Le projet complet : une borne r\u00e9tro \u00ab pr\u00eate \u00e0 jouer \u00bb<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">R\u00e9capitulons avec un projet concret : transformer un PC ou un Steam Deck en borne r\u00e9tro couvrant les grands classiques, du salon au canap\u00e9. Voici la recette, dans l&#8217;ordre, en r\u00e9utilisant tout ce qui pr\u00e9c\u00e8de.<\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Installer RetroArch 1.22.2 (\u00e9tape 1) et r\u00e9gler le pilote vid\u00e9o sur Vulkan (\u00e9tape 2).<\/li><li>T\u00e9l\u00e9charger cinq cores polyvalents : Snes9x, Genesis Plus GX, mGBA, Beetle PSX HW et FinalBurn Neo (\u00e9tape 3).<\/li><li>Placer les BIOS PlayStation (scph5500\/5501\/5502.bin) dans <code>system\/<\/code> (\u00e9tape 4).<\/li><li>Ranger les ROMs par console, puis scanner les dossiers pour g\u00e9n\u00e9rer les playlists (\u00e9tape 5).<\/li><li>Brancher une manette, d\u00e9finir \u00ab Hotkey Enable \u00bb sur Select, mapper Select + Start pour quitter (\u00e9tape 6).<\/li><li>Activer le Run-Ahead \u00e0 1 image sur les cores 8\/16 bits (\u00e9tape 8).<\/li><li>Activer la sauvegarde automatique d&#8217;\u00e9tat et le rewind (\u00e9tape 9).<\/li><li>Charger le shader crt-guest-advanced comme preset global (\u00e9tape 10).<\/li><li>Connecter son compte RetroAchievements pour les succ\u00e8s (\u00e9tape 11).<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le fichier <code>retroarch.cfg<\/code> r\u00e9sultant ressemble \u00e0 ceci &#8211; un excellent point de d\u00e9part \u00e0 adapter :<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-code\"><code># retroarch.cfg &#8211; configuration type \u00ab borne r\u00e9tro salon \u00bb\nvideo_driver = \"vulkan\"\nmenu_driver = \"ozone\"\n\n# Latence\nrun_ahead_enabled = \"true\"\nrun_ahead_frames = \"1\"\nrun_ahead_secondary_instance = \"true\"\n\n# Sauvegardes\nsavestate_auto_save = \"true\"\nsavestate_auto_load = \"true\"\nrewind_enable = \"true\"\nrewind_buffer_size = \"20\"\n\n# Succ\u00e8s r\u00e9tro\ncheevos_enable = \"true\"\ncheevos_username = \"votre_pseudo\"\ncheevos_hardcore_mode_enable = \"false\"<\/code><\/pre>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En moins d&#8217;une heure, vous disposez d&#8217;une station capable d&#8217;\u00e9muler des centaines de jeux, avec une latence ma\u00eetris\u00e9e, de belles couleurs CRT et des succ\u00e8s \u00e0 d\u00e9bloquer. Le tout gratuitement et sur le mat\u00e9riel que vous avez d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"retroarch-sur-steam-deck-et-consoles-portables\">RetroArch sur Steam Deck et consoles portables<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Steam Deck de Valve est sans doute la meilleure machine r\u00e9tro portable du moment, et RetroArch y brille. Deux voies : installer RetroArch via Flatpak depuis <a href=\"https:\/\/flathub.org\/apps\/org.libretro.RetroArch\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Flathub<\/a> (<code>flatpak install flathub org.libretro.RetroArch<\/code>) depuis le mode Bureau, ou passer par l&#8217;assistant EmuDeck qui l&#8217;installe et le pr\u00e9-configure automatiquement avec les bons dossiers. Une fois en place, ajoutez RetroArch \u00e0 votre biblioth\u00e8que Steam pour le lancer directement en mode Jeu, manette en main.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur les portables Linux, le choix du syst\u00e8me d&#8217;exploitation compte. Notre comparatif <a href=\"\/fr\/bazzite-vs-steamos\/\">Bazzite vs SteamOS<\/a> d\u00e9taille les options pour transformer un PC portable en console r\u00e9tro, et notre guide <a href=\"\/fr\/steamos-3-8-rog-ally-legion-go-claw-2026\/\">SteamOS 3.8 sur ROG Ally et Legion Go<\/a> couvre les nouvelles machines compatibles. Sur les portables Windows comme la <a href=\"\/fr\/msi-claw-8-ai-vs-rog-ally-x\/\">MSI Claw 8 AI+<\/a>, RetroArch s&#8217;installe simplement via <code>winget<\/code> et b\u00e9n\u00e9ficie d&#8217;un GPU souvent plus g\u00e9n\u00e9reux pour les shaders lourds.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur ces machines \u00e0 \u00e9cran modeste, pr\u00e9f\u00e9rez le shader l\u00e9ger crt-geom et les cores optimis\u00e9s (PCSX ReARMed pour la PS1). L&#8217;autonomie s&#8217;en ressent nettement : un core lourd et un shader gourmand peuvent diviser par deux la dur\u00e9e de la batterie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"6-erreurs-frequentes-a-eviter\">6 erreurs fr\u00e9quentes \u00e0 \u00e9viter<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La plupart des blocages ne viennent pas de RetroArch mais de petites erreurs de configuration. Les voici, par ordre de fr\u00e9quence.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>BIOS manquant ou mal nomm\u00e9.<\/strong> Un <code>scph5501.BIN<\/code> en majuscules ne sera pas reconnu sous Linux. Respectez la casse exacte et le dossier <code>system\/<\/code>.<\/li><li><strong>Mauvais core pour le syst\u00e8me.<\/strong> Charger un jeu Mega Drive avec un core SNES \u00e9choue silencieusement. V\u00e9rifiez l&#8217;association core\/syst\u00e8me.<\/li><li><strong>Lancer un <code>.bin<\/code> au lieu du <code>.cue<\/code> ou <code>.chd<\/code>.<\/strong> Pour tout jeu sur CD, pointez le fichier d&#8217;index, jamais la piste brute.<\/li><li><strong>Set de ROM d&#8217;arcade incompatible.<\/strong> FinalBurn Neo et MAME attendent un set pr\u00e9cis, li\u00e9 \u00e0 la version du core. Un set de la mauvaise version ne se lance pas.<\/li><li><strong>Modifier retroarch.cfg pendant que RetroArch tourne.<\/strong> Vos changements seront \u00e9cras\u00e9s \u00e0 la fermeture. \u00c9ditez le fichier logiciel ferm\u00e9.<\/li><li><strong>T\u00e9l\u00e9charger tous les cores \u00ab au cas o\u00f9 \u00bb.<\/strong> Inutile et source de confusion. Un ou deux cores par console suffisent amplement.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"depannage-8-problemes-courants-et-leurs-solutions\">D\u00e9pannage : 8 probl\u00e8mes courants et leurs solutions<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un souci persiste ? Ce tableau couvre les cas les plus signal\u00e9s par la communaut\u00e9. Dans le doute, activez toujours la journalisation d\u00e9taill\u00e9e pour identifier le fichier ou le r\u00e9glage fautif.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><thead><tr><th>Sympt\u00f4me<\/th><th>Cause probable<\/th><th>Solution<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><td>\u00c9cran noir au lancement d&#8217;un jeu CD<\/td><td>BIOS absent ou mal nomm\u00e9<\/td><td>Placer le bon BIOS dans <code>system\/<\/code>, casse exacte<\/td><\/tr><tr><td>\u00ab No core loaded \u00bb<\/td><td>Aucun core t\u00e9l\u00e9charg\u00e9 pour ce syst\u00e8me<\/td><td>T\u00e9l\u00e9charger le core via le Core Downloader<\/td><\/tr><tr><td>Jeu PS1 refuse de d\u00e9marrer<\/td><td>Fichier <code>.bin<\/code> lanc\u00e9 au lieu du <code>.cue<\/code><\/td><td>Charger le <code>.cue<\/code> ou convertir en <code>.chd<\/code><\/td><\/tr><tr><td>Manette non d\u00e9tect\u00e9e<\/td><td>Profil autoconfig absent<\/td><td>Assigner les boutons manuellement (Port 1)<\/td><\/tr><tr><td>Shaders indisponibles \/ gris\u00e9s<\/td><td>Pilote vid\u00e9o en mode <code>gl<\/code><\/td><td>Basculer sur <code>vulkan<\/code> ou <code>glcore<\/code><\/td><\/tr><tr><td>Saccades malgr\u00e9 une machine puissante<\/td><td>V-Sync ou audio mal r\u00e9gl\u00e9s<\/td><td>Activer la synchro d&#8217;image, buffer audio par d\u00e9faut<\/td><\/tr><tr><td>Jeu d&#8217;arcade \u00ab romset not found \u00bb<\/td><td>Set de ROM incompatible avec le core<\/td><td>Utiliser le set correspondant \u00e0 la version du core<\/td><\/tr><tr><td>Sauvegardes disparues<\/td><td>Dossier <code>saves\/<\/code> d\u00e9plac\u00e9 ou surcharg\u00e9<\/td><td>V\u00e9rifier le chemin dans R\u00e9glages \u2192 R\u00e9pertoires<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si rien n&#8217;y fait, la communaut\u00e9 officielle est active et r\u00e9active. Le <a href=\"https:\/\/www.libretro.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">site libretro.com<\/a> et le forum associ\u00e9 recensent la plupart des cas particuliers, core par core.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"astuces-avancees-pour-aller-plus-loin\">Astuces avanc\u00e9es pour aller plus loin<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une fois l&#8217;essentiel ma\u00eetris\u00e9, quelques fonctions transforment RetroArch en outil vraiment personnalis\u00e9. Les <strong>surcharges de configuration<\/strong> (config overrides) permettent d&#8217;enregistrer des r\u00e9glages diff\u00e9rents par core, voire par jeu : un shader arcade pour Metal Slug, un r\u00e9glage de latence sp\u00e9cifique pour Street Fighter. Elles s&#8217;enregistrent depuis le menu rapide, dans <em>Surcharges<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>Service IA<\/strong> (AI Service) traduit \u00e0 la vol\u00e9e le texte affich\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9cran, pr\u00e9cieux pour les jeux japonais jamais localis\u00e9s. Les <strong>miniatures<\/strong> t\u00e9l\u00e9chargeables via l&#8217;Online Updater habillent vos playlists de jaquettes, de captures et de logos, pour une biblioth\u00e8que digne d&#8217;un vrai catalogue. Enfin, pensez \u00e0 sauvegarder l&#8217;int\u00e9gralit\u00e9 de votre dossier RetroArch (surtout <code>config\/<\/code>, <code>saves\/<\/code> et <code>states\/<\/code>) : vous pourrez le restaurer \u00e0 l&#8217;identique sur une autre machine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dernier conseil : mettez RetroArch \u00e0 jour r\u00e9guli\u00e8rement via l&#8217;Online Updater, mais gardez une copie de la version qui fonctionne pour vous. Les mises \u00e0 jour de cores am\u00e9liorent la compatibilit\u00e9, mais une r\u00e9gression reste toujours possible sur un titre pr\u00e9cis.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"retroarch-est-il-legal-le-point-sur-les-bios-et-les-roms\">RetroArch est-il l\u00e9gal ? Le point sur les BIOS et les ROMs<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mettons les choses au clair, car la question revient sans cesse. <strong>RetroArch, le logiciel, est parfaitement l\u00e9gal<\/strong> : distribu\u00e9 sous licence libre GPLv3, il ne contient ni BIOS ni jeux prot\u00e9g\u00e9s par le droit d&#8217;auteur. Son installation et son utilisation ne posent aucun probl\u00e8me juridique, en France comme ailleurs en Europe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La zone sensible, ce sont les <strong>BIOS<\/strong> et les <strong>ROMs<\/strong>. Ces fichiers restent la propri\u00e9t\u00e9 de leurs \u00e9diteurs. Les t\u00e9l\u00e9charger depuis Internet constitue une contrefa\u00e7on, m\u00eame pour un jeu que vous poss\u00e9dez physiquement. La voie l\u00e9gale consiste \u00e0 <em>extraire<\/em> ces fichiers de vos propres consoles et de vos propres cartouches ou disques, \u00e0 l&#8217;aide de mat\u00e9riel d&#8217;extraction d\u00e9di\u00e9. C&#8217;est plus contraignant, mais c&#8217;est le seul cadre respectueux du droit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce sujet rejoint le grand d\u00e9bat sur la <strong>pr\u00e9servation du jeu vid\u00e9o<\/strong>, alors que des pans entiers du patrimoine vid\u00e9oludique disparaissent avec la fermeture des serveurs et l&#8217;arr\u00eat des supports physiques. L&#8217;initiative citoyenne europ\u00e9enne <a href=\"\/fr\/stop-killing-games-commission-europeenne-2026\/\">Stop Killing Games<\/a> et la <a href=\"\/fr\/playstation-fin-disques-physiques-2028\/\">fin des disques PlayStation pr\u00e9vue pour 2028<\/a> illustrent l&#8217;enjeu : l&#8217;\u00e9mulation est aujourd&#8217;hui l&#8217;un des rares moyens de garder jouables des milliers de titres qui, autrement, seraient perdus.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"faq-vos-questions-sur-retroarch\">FAQ : vos questions sur RetroArch<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"retroarch-est-il-gratuit\">RetroArch est-il gratuit ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Oui, \u00e0 100 %. RetroArch est un logiciel libre sous licence GPLv3, sans publicit\u00e9 ni achat int\u00e9gr\u00e9. Vous le t\u00e9l\u00e9chargez gratuitement sur retroarch.com, sur le Google Play Store ou via les gestionnaires de paquets (winget, Flatpak, Homebrew). Aucune version \u00ab premium \u00bb n&#8217;existe.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"quelle-est-la-difference-entre-retroarch-et-un-emulateur-classique\">Quelle est la diff\u00e9rence entre RetroArch et un \u00e9mulateur classique ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un \u00e9mulateur classique (comme un logiciel d\u00e9di\u00e9 \u00e0 une seule console) ne fait qu&#8217;une chose. RetroArch est un frontend qui pilote de nombreux \u00e9mulateurs &#8211; les cores libretro &#8211; sous une interface unique. Vous configurez vos manettes, filtres et raccourcis une seule fois, et ils s&#8217;appliquent \u00e0 tous les syst\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"ai-je-besoin-de-fichiers-bios-pour-toutes-les-consoles\">Ai-je besoin de fichiers BIOS pour toutes les consoles ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Non. Les consoles \u00e0 cartouche (NES, Super Nintendo, N64, Game Boy, Mega Drive) fonctionnent sans BIOS. Les consoles \u00e0 CD et certaines machines (PlayStation, Saturn, Dreamcast, Mega-CD, PC Engine CD, Neo Geo) exigent en revanche un BIOS plac\u00e9 dans le dossier <code>system\/<\/code>, avec un nom de fichier exact.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"quel-core-choisir-pour-la-playstation-1\">Quel core choisir pour la PlayStation 1 ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Beetle PSX HW offre la meilleure qualit\u00e9, avec upscaling de la r\u00e9solution, mais demande un GPU correct. Sur une machine modeste ou un Steam Deck, PCSX ReARMed ou SwanStation sont plus l\u00e9gers et tout aussi fiables. Dans tous les cas, un BIOS PS1 (scph5500\/5501\/5502.bin selon la r\u00e9gion) est requis.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"retroarch-fonctionne-t-il-sur-steam-deck\">RetroArch fonctionne-t-il sur Steam Deck ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Parfaitement. Installez-le via Flatpak (<code>flatpak install flathub org.libretro.RetroArch<\/code>) ou laissez l&#8217;assistant EmuDeck s&#8217;en charger. Ajoutez ensuite RetroArch \u00e0 votre biblioth\u00e8que Steam pour un lancement direct en mode Jeu. Sur portable, pr\u00e9f\u00e9rez les cores l\u00e9gers et le shader crt-geom pour pr\u00e9server l&#8217;autonomie.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"comment-reduire-la-latence-des-commandes\">Comment r\u00e9duire la latence des commandes ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Activez le Run-Ahead dans R\u00e9glages \u2192 Latence. Commencez \u00e0 1 image et augmentez tant que le jeu reste stable. Sur les consoles 8 et 16 bits, le ressenti devient souvent plus r\u00e9actif que sur le mat\u00e9riel d&#8217;origine. \u00c9vitez le Run-Ahead sur les syst\u00e8mes lourds (Saturn, DS, PSP).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"puis-je-jouer-en-ligne-avec-retroarch\">Puis-je jouer en ligne avec RetroArch ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Oui, gr\u00e2ce au Netplay. Un joueur h\u00e9berge, l&#8217;autre rejoint via une adresse ou les salons publics. Les deux doivent utiliser le m\u00eame core et la m\u00eame version du jeu. Pour h\u00e9berger, ouvrez le port 55435 (TCP\/UDP) sur votre box, ou rejoignez simplement un salon public existant.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"telecharger-des-roms-est-il-legal\">T\u00e9l\u00e9charger des ROMs est-il l\u00e9gal ?<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Non. Les ROMs et les BIOS sont prot\u00e9g\u00e9s par le droit d&#8217;auteur. Les t\u00e9l\u00e9charger constitue une contrefa\u00e7on, m\u00eame si vous poss\u00e9dez le jeu physique. La seule voie l\u00e9gale est d&#8217;extraire ces fichiers de votre propre mat\u00e9riel. RetroArch, lui, reste totalement l\u00e9gal puisqu&#8217;il ne fournit aucun de ces fichiers.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\" id=\"pour-aller-plus-loin\">Pour aller plus loin<\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Poursuivez votre configuration r\u00e9tro et d\u00e9couvrez l&#8217;\u00e9cosyst\u00e8me du jeu vid\u00e9o sur PC et consoles portables avec nos guides :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><a href=\"\/fr\/installer-bazzite-linux-gaming\/\">Installer Bazzite : PC gaming Linux en 12 \u00e9tapes<\/a><\/li><li><a href=\"\/fr\/bazzite-vs-steamos\/\">Bazzite vs SteamOS : 20+ appareils contre 3<\/a><\/li><li><a href=\"\/fr\/steamos-3-8-rog-ally-legion-go-claw-2026\/\">SteamOS 3.8 : ROG Ally et Legion Go l\u00e2chent Windows<\/a><\/li><li><a href=\"\/fr\/msi-claw-8-ai-vs-rog-ally-x\/\">MSI Claw 8 AI+ vs ROG Ally X : +20 % FPS \u00e0 999 \u20ac<\/a><\/li><li><a href=\"\/fr\/stop-killing-games-commission-europeenne-2026\/\">Stop Killing Games : 1,3 M de voix, l&#8217;UE dit non<\/a><\/li><li><a href=\"\/fr\/category\/jeux-video\/\">Toute notre rubrique Jeux Vid\u00e9o<\/a><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">RetroArch condense quarante ans d&#8217;histoire vid\u00e9oludique dans un seul logiciel gratuit et open source. Une fois les douze \u00e9tapes franchies &#8211; installation, cores, BIOS, manette, latence, sauvegardes, shaders, succ\u00e8s et jeu en ligne &#8211; vous disposez d&#8217;une v\u00e9ritable machine \u00e0 remonter le temps, fid\u00e8le aux jeux d&#8217;hier et bien plus confortable qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9poque. Bon voyage r\u00e9tro.<\/p>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9muler une console, c&#8217;est bien. \u00c9muler quarante ans de consoles depuis un seul logiciel, avec la m\u00eame interface, les m\u00eames manettes et les m\u00eames sauvegardes partout, c&#8217;est mieux. 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