Le cloud public mondial vient de franchir un cap symbolique. Selon les projections publiées par Gartner et reprises dans plusieurs synthèses sectorielles de 2026, les dépenses mondiales des entreprises en services cloud publics atteindront environ 850 milliards de dollars cette année, contre 723,4 milliards en 2025. Soit une progression d’environ 17,5 % en un an. Mais derrière cette croissance à deux chiffres se cache un chiffre qui inquiète autant les directions financières que les équipes techniques : près de 27 % de ces dépenses, soit plus de 225 milliards de dollars, partent en gaspillage pur. Pour l’Europe et la France, ce nouveau palier arrive alors que le débat sur la souveraineté numérique s’intensifie et que des acteurs comme OVHcloud ou Scaleway grignotent des parts de marché face aux hyperscalers américains.
850 milliards de dollars : ce que révèlent vraiment les chiffres du cloud en 2026
Le cabinet Gartner suit chaque trimestre l’évolution des dépenses en services cloud publics à l’échelle mondiale, en agrégeant les revenus déclarés par les fournisseurs d’infrastructure (IaaS), de plateforme (PaaS) et de logiciel à la demande (SaaS). D’après la synthèse 2026 de ces travaux, le marché mondial est passé de 595,7 milliards de dollars en 2024 à 723,4 milliards en 2025, avant d’atteindre environ 850 milliards cette année. En trois ans, la dépense cloud mondiale a donc presque doublé.
Cette trajectoire ne surprend pas les analystes qui suivent le secteur depuis 2021, mais elle change d’échelle. Chaque nouvelle année ajoute désormais plus de 120 milliards de dollars de dépenses supplémentaires au total mondial, un montant supérieur au chiffre d’affaires annuel cumulé de plusieurs grands groupes du CAC 40. Gartner projette que ce montant grimpera jusqu’à 1 480 milliards de dollars d’ici 2029, ce qui reviendrait à tripler le marché en huit ans à peine.
Cette accélération tient à deux moteurs distincts. D’un côté, les migrations d’infrastructures historiques vers le cloud se poursuivent, portées par la fin de vie de nombreux serveurs on-premise achetés avant 2020. De l’autre, l’explosion des charges de travail liées à l’intelligence artificielle générative pousse les entreprises à louer des capacités de calcul qu’elles ne pourraient pas amortir en interne. Résultat : le marché ne ralentit pas, il change de nature.
L’IaaS, moteur de la croissance à 287 milliards de dollars
Parmi les trois grands segments du cloud public, l’infrastructure à la demande (IaaS) affiche la progression la plus rapide. Elle devrait atteindre 287 milliards de dollars en 2026, contre 222 milliards l’année précédente, soit une hausse de 29,3 %. C’est près de dix points de croissance de plus que la moyenne du marché cloud dans son ensemble.
Cette accélération de l’IaaS s’explique en grande partie par la demande en calcul pour l’entraînement et l’inférence de modèles d’IA. Les entreprises qui ne veulent pas investir dans leurs propres clusters de GPU louent des instances chez les grands fournisseurs, ce qui gonfle mécaniquement les revenus d’infrastructure brute plutôt que ceux des couches applicatives. Le reste du marché, soit environ 535 milliards de dollars, se répartit entre PaaS, SaaS et services cloud additionnels, avec une croissance plus modérée sur ces segments plus matures.
Ce déséquilibre entre IaaS et le reste du marché a une conséquence directe pour les équipes techniques : la facture cloud devient de plus en plus difficile à prévoir, car elle dépend désormais d’usages ponctuels et intensifs (entraînement de modèles, pics de trafic IA) plutôt que d’abonnements stables. C’est précisément ce qui alimente le problème suivant : le gaspillage.
Répartition mondiale des dépenses cloud par segment en 2026
| Segment | Dépenses 2025 | Dépenses 2026 | Croissance |
| Cloud public total | 723,4 Md$ | 850 Md$ | +17,5 % |
| IaaS (infrastructure) | 222 Md$ | 287 Md$ | +29,3 % |
| PaaS, SaaS et autres services | ~501,4 Md$ | ~563 Md$ | +12,3 % |
| Gaspillage estimé (27 % des dépenses) | ~195,3 Md$ | ~229,5 Md$ | +17,5 % |
| Projection 2029 (cloud public total) | – | 1 480 Md$ | x1,74 vs 2026 |
Ce tableau illustre un déséquilibre structurel. L’IaaS croît presque deux fois et demie plus vite que le marché du cloud dans son ensemble, tandis que le gaspillage progresse au même rythme que la dépense elle-même. Autrement dit, les entreprises n’ont pas réduit la part de budget perdue, elles l’ont simplement fait grossir en valeur absolue.
Le gaspillage cloud : 225 milliards de dollars qui partent en fumée
Le chiffre qui retient le plus l’attention des directions financières reste celui du gaspillage. Les organisations estiment elles-mêmes qu’environ 27 % de leurs dépenses cloud en 2026 ne créent aucune valeur mesurable. Rapporté aux 850 milliards de dollars de dépenses mondiales, cela représente plus de 225 milliards de dollars gaspillés sur l’année, un montant qui dépasse le budget annuel de nombreux États.
Ce gaspillage prend plusieurs formes bien documentées par les praticiens FinOps : instances surdimensionnées qui tournent 24 heures sur 24 alors qu’elles ne servent que quelques heures par jour, volumes de stockage orphelins jamais supprimés après la fin d’un projet, licences PaaS souscrites mais jamais activées, ou encore ressources de test laissées en production par oubli. Les équipes plateformes qui manquent d’outils d’observabilité des coûts découvrent souvent ces dérives des mois après qu’elles se sont installées.
Un exemple concret et accessible à toute équipe technique consiste à croiser l’usage réel d’un service avec sa facturation, via l’API de reporting des coûts du fournisseur cloud. Voici une requête simple en ligne de commande pour repérer les dépenses mensuelles par service sur AWS :
aws ce get-cost-and-usage \
--time-period Start=2026-08-01,End=2026-09-01 \
--granularity MONTHLY \
--metrics "UnblendedCost" \
--group-by Type=DIMENSION,Key=SERVICE \
--output table
Une fois ce rapport obtenu, il suffit de croiser les services les plus coûteux avec des métriques d’utilisation réelle (CPU, mémoire, requêtes traitées) pour identifier les ressources surdimensionnées, une méthode détaillée dans la documentation officielle d’AWS Cost Explorer. C’est exactement la démarche que documentent nos guides FinOps AWS pour réduire ce type de gaspillage à l’échelle d’une organisation.
L’Europe pèse 197,9 milliards de dollars, mais reste à la traîne
Le marché européen du cloud, tous modèles de déploiement confondus (public, privé, hybride), devrait atteindre 197,9 milliards de dollars en 2026, selon les données publiées par Global Market Insights. Le cloud public y représentait déjà 100 milliards de dollars en 2025, soit 57,6 % du total régional, et la trajectoire prévue par ce même cabinet table sur 519,2 milliards de dollars d’ici 2035, avec un taux de croissance annuel composé de 18,2 %.
Ramené au poids du marché mondial, l’Europe ne représente donc qu’environ 23 % des dépenses cloud publiques globales, alors que sa population et son PIB pèsent proportionnellement bien davantage dans l’économie mondiale. Ce déséquilibre nourrit depuis plusieurs années le débat sur la dépendance du continent aux trois grands fournisseurs américains, un sujet que nous avons déjà traité sous l’angle réglementaire avec le Cloud and AI Development Act, mais qui prend ici une dimension purement financière : chaque euro dépensé en cloud public sur le continent finance très majoritairement des infrastructures détenues par des groupes non européens.
Un segment européen tire toutefois son épingle du jeu : l’IA-as-a-Service. Ce marché est passé de 6,59 milliards de dollars en 2025 à 8,90 milliards en 2026, une hausse de 35 % en un an, avec une projection à 98,48 milliards de dollars d’ici 2034 (soit un taux de croissance annuel composé de 35,05 %). C’est l’un des rares segments cloud où l’Europe affiche une dynamique comparable à celle des États-Unis.
Comparaison régionale des dépenses cloud public en 2026
| Région / Marché | Dépenses 2026 | Croissance annuelle | Segment le plus dynamique |
| Monde (cloud public) | 850 Md$ | +17,5 % | IaaS (+29,3 %) |
| Europe (cloud total, tous modèles) | 197,9 Md$ | – | IA-as-a-Service (+35 %) |
| Europe (cloud public seul, base 2025) | ~100 Md$ | 57,6 % du total européen | – |
| Australie (cloud public) | 33,619 Md AU$ | +17,9 % | IaaS (+24,1 %) |
| Inde (cloud public) | 17,5 Md$ | +28,1 % | IaaS (+40 %) |
Ce comparatif régional montre un motif récurrent : partout dans le monde, l’IaaS tire la croissance, portée par la demande en calcul pour l’IA. L’Inde affiche la progression la plus spectaculaire sur ce segment précis, à 40 % de croissance annuelle, contre 29,3 % pour la moyenne mondiale et 24,1 % pour l’Australie. L’Europe, elle, ne dispose pas encore d’une ventilation aussi précise par segment dans les données publiques 2026, ce qui reflète en soi la difficulté à obtenir une vision consolidée du marché cloud européen face à des statistiques nord-américaines et asiatiques beaucoup plus granulaires.
La France mise sur la souveraineté face aux hyperscalers
Dans ce contexte de marché mondial dominé par les acteurs américains, la France a multiplié les décisions favorisant ses fournisseurs nationaux au cours de l’été 2026. OVHcloud a obtenu début septembre la qualification SecNumCloud de l’ANSSI pour son offre de cloud public, un label qui conditionne l’accès aux marchés publics sensibles et aux données classifiées. Au même moment, Scaleway, filiale du groupe Iliad, a été retenue pour héberger le Health Data Hub français, une bascule qui met fin à plusieurs années de contrat avec un fournisseur américain.
Ces deux décisions, prises à quelques semaines d’intervalle, ne représentent qu’une fraction infime des 850 milliards de dollars de dépenses cloud mondiales. Mais elles illustrent une tendance de fond : les administrations et les grands comptes régulés (santé, défense, finance) commencent à arbitrer leurs achats cloud non plus seulement sur le prix ou la performance technique, mais sur la localisation juridique des données. Cette bascule reste marginale à l’échelle du marché total, mais elle progresse plus vite que la moyenne du secteur cloud dans les segments concernés par des obligations réglementaires strictes.
De la promesse de 2021 à la réalité de 2026 : ce que l’IDC avait anticipé
Un doublement du marché européen, confirmé mais réparti différemment
En 2021, IDC avait publié une projection selon laquelle le marché européen du cloud public passerait de 113 milliards de dollars à environ 239 milliards de dollars d’ici 2026, avec un taux de croissance annuel composé de 22 % sur la période. Cinq ans plus tard, les données 2025-2026 de Global Market Insights situent le cloud public européen à un peu plus de 100 milliards de dollars, un niveau bien plus proche de la borne basse de la prévision IDC que du doublement complet annoncé à l’époque.
Cet écart entre la prévision de 2021 et la réalité de 2026 ne signifie pas que le marché a stagné, il a bel et bien plus que doublé sur la période. Mais il progresse un peu moins vite que ce que les analystes anticipaient avant la vague d’inflation de 2022-2023 et avant le durcissement réglementaire européen, deux facteurs qui ont ralenti certains projets de migration cloud dans le secteur public et les industries fortement régulées. C’est un rappel utile : les prévisions à cinq ans sur un marché aussi mouvant que le cloud se vérifient rarement au chiffre près, même quand la direction générale de la tendance se confirme.
AWS, Azure et Google Cloud : la bataille des parts de marché mondiales
Les 850 milliards de dollars de dépenses cloud publiques mondiales ne se répartissent pas équitablement. Amazon Web Services reste le numéro un mondial en valeur absolue, avec un chiffre d’affaires trimestriel qui a dépassé les 42 milliards de dollars au deuxième trimestre 2026, en croissance de 37 % sur un an. Microsoft Azure et Google Cloud progressent tous deux plus vite en pourcentage, portés par leurs offres d’IA générative intégrées à leurs suites logicielles existantes (Microsoft 365 pour Azure, Workspace pour Google Cloud).
Cette course à trois entretient une dynamique où chaque hyperscaler investit des dizaines de milliards de dollars en capex chaque trimestre pour ne pas perdre de terrain sur les capacités de calcul IA, un investissement que nous avons détaillé dans notre analyse du capex cloud IA à 595 milliards de dollars cumulés. Le paradoxe, c’est que cette surenchère capacitaire alimente indirectement le problème du gaspillage : plus les fournisseurs proposent d’instances puissantes et faciles à provisionner en un clic, plus les équipes techniques ont tendance à sur-allouer des ressources qu’elles n’utilisent qu’en partie.
Face à ce trio, les fournisseurs régionaux comme OVHcloud, Scaleway ou Hetzner ne pèsent qu’une fraction marginale du marché mondial en valeur, mais ils captent une part croissante des nouveaux contrats publics européens soumis à des exigences de souveraineté. C’est un marché de niche à l’échelle mondiale, mais stratégique à l’échelle nationale.
Ce que cela change pour les DSI et les équipes FinOps
Pour un directeur des systèmes d’information, ces chiffres macroéconomiques se traduisent par une pression concrète sur le budget annuel. Si la dépense cloud mondiale progresse de 17,5 % par an et que le gaspillage suit le même rythme, une entreprise qui ne met pas en place de gouvernance FinOps voit sa facture croître mécaniquement, sans que la valeur produite augmente dans les mêmes proportions.
Les équipes qui mettent en place des pratiques de tagging systématique, de right-sizing automatisé et d’alertes budgétaires en temps réel, à l’image des référentiels publiés par Flexera ou du centre de ressources FinOps de Google Cloud, parviennent généralement à réduire sensiblement leur part de gaspillage par rapport à une organisation sans gouvernance FinOps, un écart qui, ramené à un budget cloud de plusieurs millions d’euros, peut représenter des sommes récupérables considérables chaque année. Cette discipline devient d’autant plus critique que l’IaaS, segment le plus volatil du marché, capte désormais la plus grosse part de la croissance.
Cinq prédictions pour le marché cloud d’ici 2029
- Le marché cloud public mondial devrait dépasser les 1 000 milliards de dollars dès 2027, avant d’atteindre 1 480 milliards de dollars en 2029 selon la trajectoire actuelle de Gartner.
- L’IaaS continuera de croître plus vite que le PaaS et le SaaS tant que la demande en calcul pour l’entraînement de modèles d’IA ne se stabilisera pas, avec un risque de voir sa part dans le mix cloud dépasser 35 % d’ici 2028.
- Le taux de gaspillage cloud restera probablement proche de 25 à 27 % à moyen terme, sauf adoption massive d’outils FinOps automatisés couplés à l’IA pour l’optimisation continue des ressources.
- En Europe, les qualifications type SecNumCloud et les futures grilles du Cloud and AI Development Act devraient faire grimper la part de marché des fournisseurs souverains sur les segments réglementés, sans toutefois menacer la position globale des trois hyperscalers américains à l’échelle du continent.
- Le segment IA-as-a-Service européen, avec une croissance annoncée de plus de 35 % par an jusqu’en 2034, devrait devenir l’un des rares terrains où des acteurs régionaux peuvent construire une offre différenciante face aux géants américains.
Les risques : dépendance, souveraineté et régulation
Cette croissance à deux chiffres du marché cloud ne va pas sans tensions. La concentration des dépenses mondiales autour de trois fournisseurs américains pose une question de résilience systémique : une panne majeure chez l’un d’eux, comme celles déjà survenues sur des zones spécifiques de Google Cloud en 2026, peut désormais affecter simultanément des dizaines de milliers d’entreprises clientes à travers plusieurs continents.
Sur le plan réglementaire, l’Union européenne avance prudemment vers un encadrement plus strict des contrats cloud sensibles, sans pour autant remettre en cause l’essentiel des usages courants. Les entreprises qui traitent des données classées comme critiques ou qui répondent à des appels d’offres publics devront de plus en plus documenter la localisation et la gouvernance de leurs environnements cloud, un chantier qui mobilise déjà les équipes juridiques et techniques des grands comptes européens.
Foire aux questions sur le marché cloud mondial en 2026
Combien pèse le marché cloud public mondial en 2026 ?
Selon les projections de Gartner reprises dans les synthèses sectorielles 2026, le marché cloud public mondial devrait atteindre environ 850 milliards de dollars cette année, contre 723,4 milliards en 2025, soit une croissance d’environ 17,5 %.
Pourquoi l’IaaS croît-il plus vite que le reste du cloud ?
La demande en calcul brut pour l’entraînement et l’inférence de modèles d’intelligence artificielle pousse les entreprises à louer massivement des instances d’infrastructure plutôt que des services applicatifs prêts à l’emploi, ce qui explique la croissance de 29,3 % de l’IaaS en 2026, contre 17,5 % pour le marché cloud dans son ensemble.
Qu’est-ce que le gaspillage cloud et pourquoi représente-t-il 225 milliards de dollars ?
Le gaspillage cloud correspond aux dépenses qui ne créent aucune valeur mesurable : instances surdimensionnées, ressources inutilisées ou stockage orphelin. Les organisations estiment que 27 % de leurs dépenses cloud en 2026 entrent dans cette catégorie, ce qui représente plus de 225 milliards de dollars rapportés au marché mondial.
Quel est le poids du marché cloud européen face aux États-Unis ?
Le marché cloud européen, tous modèles confondus, devrait atteindre 197,9 milliards de dollars en 2026, ce qui représente environ 23 % du marché cloud public mondial alors que l’Europe pèse proportionnellement davantage dans l’économie mondiale, d’où le débat persistant sur la dépendance aux hyperscalers américains.
La souveraineté cloud française progresse-t-elle réellement ?
Oui, sur des segments ciblés. OVHcloud a obtenu la qualification SecNumCloud pour son cloud public début septembre 2026, et Scaleway a été retenu pour héberger le Health Data Hub national. Ces décisions restent marginales à l’échelle des 850 milliards de dollars du marché mondial, mais elles progressent vite sur les segments soumis à des obligations réglementaires strictes.
Comment une entreprise peut-elle réduire son gaspillage cloud ?
Les pratiques les plus efficaces combinent le tagging systématique des ressources, le right-sizing automatisé des instances, des alertes budgétaires en temps réel et des revues régulières de l’usage réel par rapport à la capacité allouée. Les organisations qui appliquent ces principes de gouvernance FinOps rapportent des réductions de gaspillage de 15 à 25 points par rapport à une organisation sans gouvernance.
Le marché cloud va-t-il continuer à croître au même rythme après 2026 ?
Gartner projette une poursuite de la croissance jusqu’à 1 480 milliards de dollars de dépenses mondiales d’ici 2029, ce qui suppose un maintien d’un rythme de croissance annuel proche de 15 à 20 % sur la période, porté principalement par la demande en infrastructure liée à l’intelligence artificielle.




