OVHcloud a prévenu ses clients le 10 août 2026 : les loyers de ses serveurs dédiés vont grimper de jusqu’à 87% à partir de septembre. La cause n’est ni la demande ni la concurrence, mais le prix de la mémoire vive. Le fondateur du groupe, Octave Klaba, a chiffré la hausse du coût de la RAM à 6 fois son niveau d’il y a un an, avec un doublement supplémentaire attendu d’ici 2027. Pour un hébergeur français qui pèse dans le paysage du cloud souverain européen, l’annonce dépasse le simple ajustement tarifaire : elle révèle à quel point l’appétit mondial pour les puces d’intelligence artificielle a déjà rattrapé l’infrastructure cloud classique.

Cet article décortique les chiffres publiés par OVHcloud, les compare à ceux d’autres hébergeurs européens, et évalue ce que cette flambée du prix de la RAM signifie pour les entreprises françaises qui louent des serveurs, pour la stratégie de souveraineté cloud de l’UE, et pour les prochains mois de facturation cloud en Europe.

Ce qui vient de changer chez OVHcloud

Le 10 août 2026, Octave Klaba, président et fondateur d’OVHcloud, a publié un message d’alerte destiné à ses clients professionnels. Le message est direct : les coûts d’achat de mémoire vive et de stockage ont tellement augmenté que l’entreprise n’a plus le choix, elle doit répercuter une partie de la hausse sur les loyers de ses serveurs dédiés. The Register a été le premier média à relayer l’information le 11 août, suivi le même jour par Network World et ITPro, puis par TechRadar le 15 août et InfoQ le 23 août.

Concrètement, les hausses touchent d’abord les nouvelles commandes de serveurs, à partir du début septembre 2026. Les renouvellements de contrats existants suivront à partir du 1er octobre 2026, avec des augmentations spécifiques sur les options de RAM et de stockage supplémentaires. Les machines les plus récentes, construites en 2026, sont les plus touchées. Les serveurs de génération 2024 conservent des hausses beaucoup plus limitées, voire nulles sur le loyer de base.

Le détail des hausses par gamme de serveurs

OVHcloud n’applique pas une hausse uniforme. Selon le détail publié par ITPro et relayé sur les forums communautaires (dont un fil Reddit consacré aux clients OVH), les augmentations varient fortement selon la gamme de matériel louée. La gamme Game, prisée par les hébergeurs de serveurs de jeu et les studios indépendants, encaisse la hausse la plus sévère avec 87%. Les gammes Advance, Scale et High Grade, plus orientées entreprise, augmentent respectivement de 49%, 40% et jusqu’à 59% selon la configuration.

Gamme de serveurGénérationHausse du loyer (sept. 2026)Hausse RAM additionnelle (oct. 2026)Hausse disque additionnel (oct. 2026)
Game2026jusqu’à 87%+40%+15%
Advance2026+49%+40%+15%
Scale2026+40%+40%+15%
High Grade2026jusqu’à +59%+40%+15%
Toutes gammes2024faible ou nulle+20%+10%

Cette différence de traitement entre générations de matériel n’a rien d’arbitraire. Un serveur commandé en 2024 a été acheté par OVHcloud avant l’envolée des prix de la mémoire. Un serveur de génération 2026, lui, embarque des composants achetés au prix fort du marché actuel. Autrement dit, OVHcloud répercute le coût réel de fabrication de chaque génération de machine, plutôt que de lisser la hausse sur tout son catalogue.

Pourquoi maintenant : la flambée du prix de la RAM

Le chiffre le plus frappant vient directement d’Octave Klaba. Selon ses déclarations reprises par The Register, le prix payé par OVHcloud pour sa mémoire vive a été multiplié par 6 entre juin 2025 et juin 2026. Il devrait atteindre un facteur 9 d’ici septembre 2026, et pourrait grimper jusqu’à 12 fois le niveau de départ en 2027 si la tendance se poursuit. The Register a surnommé l’épisode la « RAMpocalypse », un terme qui a rapidement circulé dans la presse spécialisée européenne.

Les chiffres publiés sur les extras (RAM et stockage supplémentaires commandés à la carte) confirment l’ampleur du choc. Depuis le 1er juillet 2026, OVHcloud a déjà relevé le prix des options de RAM de 127% et celui des options de disque de 89% pour les nouvelles commandes. Ces hausses d’extras précèdent donc de deux mois l’annonce plus large touchant les loyers de base des serveurs.

Il faut resituer ces chiffres dans un contexte plus ancien. Dès février et mars 2026, OVHcloud avait déjà averti ses clients que le coût du matériel produit en 2026 pourrait être 15 à 35% plus élevé qu’en 2025, en raison de la hausse des prix de la DRAM et des SSD. À l’époque, la communication restait mesurée. Six mois plus tard, les chiffres réels dépassent largement ces premières estimations.

La pénurie mondiale de DRAM, en chiffres

OVHcloud n’invente rien : la matière première qu’elle achète coûte réellement beaucoup plus cher. Selon les données du cabinet TrendForce, le prix contractuel de la DRAM standard a bondi de 93 à 98% d’un trimestre sur l’autre au premier trimestre 2026. C’est, d’après les analystes cités par le site spécialisé byteiota, la plus forte hausse trimestrielle jamais enregistrée pour ce composant.

La cause n’est pas un incident isolé chez un fabricant, mais un déplacement structurel de la demande. La mémoire représente environ 20 à 30% de la nomenclature matérielle (bill of materials) d’un serveur. Or l’infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle absorbe désormais près de 20% de la production mondiale de DRAM, une part qui continue de croître à mesure que les grands groupes technologiques construisent de nouveaux centres de données pour l’entraînement et l’inférence de modèles.

Les fabricants de mémoire, eux, en profitent. Samsung et SK Hynix auraient relevé leurs prix de DRAM serveur de 60 à 70% pour leurs clients hyperscale au début de l’année 2026, d’après les données reprises par byteiota. Cette hausse touche en théorie tous les acheteurs de mémoire à grande échelle, y compris les géants américains du cloud.

Le calendrier précis des hausses

Pour les clients OVHcloud, le calendrier compte autant que les pourcentages. Trois dates structurent la transition. Le 1er juillet 2026, les options de RAM et de disque pour les nouvelles commandes ont déjà augmenté de 127% et 89% respectivement. Début septembre 2026, les loyers de base des serveurs neufs commandés augmentent selon le barème détaillé plus haut. Le 1er octobre 2026, ce sont les renouvellements de contrats en cours qui basculent sur les nouveaux tarifs, avec des hausses de 40% sur la RAM additionnelle et 15% sur le disque additionnel pour le matériel récent, contre 20% et 10% pour le matériel de génération 2024.

Ce séquencement en trois temps laisse penser qu’OVHcloud tente d’étaler le choc plutôt que de l’imposer d’un coup. Reste que pour un client qui loue un serveur Game haut de gamme depuis 2026, la facture d’octobre pourrait être près du double de celle de l’été.

OVHcloud n’est pas seul : le cas Hetzner et les autres hébergeurs européens

Le fournisseur allemand Hetzner a ouvert la voie plusieurs mois plus tôt. Dès le 1er avril 2026, Hetzner a relevé certains tarifs de 30 à 37%, avec des ajustements répétés sur l’année selon un article publié par byteiota en juin 2026 sous le titre évocateur de « Hetzner June 2026 Price Shock ». La raison invoquée est identique : une hausse « dramatique » des coûts d’approvisionnement en matériel.

Byteiota souligne un déséquilibre structurel entre les hyperscalers américains et les hébergeurs européens de taille intermédiaire. Des groupes comme Meta, Google ou Microsoft ont verrouillé des contrats d’approvisionnement en mémoire à long terme, ce qui les protège partiellement des pics de prix sur le marché spot. Les fournisseurs européens, dont OVHcloud, Hetzner ou Netcup, doivent en revanche acheter une part plus importante de leur mémoire au prix du marché immédiat, ce qui amplifie mécaniquement leur exposition à la flambée des prix.

Fournisseur / indicateurHausse annoncéeDate d’applicationCause principale citée
OVHcloud (serveurs Game)jusqu’à 87%Septembre 2026RAM +127%, disque +89% depuis juillet 2026
Hetznerjusqu’à 37%1er avril 2026, ajustée depuisCoûts d’approvisionnement matériel
AWS / Azure / Google Cloud5 à 10% (estimation analystes)Second semestre 2026Contrats long terme amortissant partiellement le choc
DRAM mondiale (contrat, TrendForce)+93 à 98%T1 2026 (trimestre sur trimestre)Demande de mémoire liée à l’IA

Les hyperscalers américains vont-ils suivre ?

La question que se posent les DSI français est simple : AWS, Microsoft Azure et Google Cloud vont-ils, eux aussi, répercuter la hausse du prix de la mémoire ? D’après une analyse de coûts d’infrastructure publiée en août 2026 et reprise par plusieurs sites spécialisés, les analystes tablent sur des hausses de 5 à 10% chez les trois grands hyperscalers au second semestre 2026, en particulier sur les instances à forte densité mémoire utilisées pour les bases de données et l’inférence IA.

La différence de traitement s’explique par la taille des contrats. Un hyperscaler qui achète plusieurs dizaines de milliards de dollars de composants par an peut négocier des clauses de prix fixe sur plusieurs trimestres. Un hébergeur régional comme OVHcloud, dont les volumes sont sans commune mesure avec ceux d’AWS, dispose d’un pouvoir de négociation bien plus limité face aux fabricants de mémoire. Cela ne veut pas dire que les hyperscalers resteront indéfiniment protégés : une hausse soutenue de 90% sur le prix de la DRAM finit, à un moment donné, par peser même sur les contrats les mieux négociés.

Un vrai risque pour la souveraineté cloud européenne

L’épisode tombe à un moment sensible pour la stratégie de souveraineté numérique de l’Union européenne. Bruxelles pousse depuis plusieurs années les administrations et les entreprises stratégiques à réduire leur dépendance aux hyperscalers américains, en s’appuyant notamment sur des acteurs européens comme OVHcloud. La Commission européenne détaille cette orientation dans sa politique de cloud computing, qui vise à renforcer l’autonomie numérique du continent.

Le paradoxe est cruel. Si les fournisseurs européens, plus exposés au marché spot de la mémoire, doivent relever leurs prix plus vite et plus fort que les hyperscalers américains protégés par leurs contrats d’approvisionnement, l’argument économique en faveur du cloud souverain s’affaiblit au moment même où il devrait se renforcer. Un DSI qui comparait un serveur OVHcloud à une instance AWS équivalente en juillet 2026 pourrait voir ce calcul basculer dès octobre.

Ce que ça change pour les entreprises françaises

Pour une entreprise qui loue déjà des serveurs dédiés chez OVHcloud, trois réflexes concrets s’imposent. D’abord, vérifier la date de renouvellement du contrat en cours : tout renouvellement après le 1er octobre 2026 basculera automatiquement sur les nouveaux tarifs. Ensuite, comparer le coût réel d’un serveur de génération 2024 encore disponible face à un serveur 2026, sachant que l’écart de prix pourrait désormais compenser la différence de performance sur certains usages. Enfin, anticiper l’impact sur les postes de dépense internes qui dépendent fortement de la RAM, comme les bases de données en mémoire, les caches applicatifs ou les charges d’inférence IA hébergées en interne.

Un exemple concret aide à visualiser l’ampleur du changement. Sur le site public d’OVHcloud, une configuration VPS-2 avec 4 vCores, 8 Go de RAM et 75 Go de stockage NVMe est affichée à partir de 8,50 dollars par mois. Ce tarif de référence, publié sans devis préalable, donne un ordre de grandeur pour les offres d’entrée de gamme, encore relativement épargnées par rapport aux serveurs dédiés haut de gamme comme la gamme Game, dont les configurations démarraient autour de 357 dollars par mois avant l’annonce d’août, selon TechRadar.

Simuler l’impact sur une facture existante

Pour les équipes techniques qui veulent chiffrer précisément l’impact sur leur propre parc de serveurs, la méthode la plus fiable reste de comparer ligne par ligne l’ancien et le nouveau tarif catalogue, gamme par gamme. Un script simple permet d’automatiser cette comparaison à partir d’un export CSV du contrat en cours et du nouveau barème publié par OVHcloud.

import csv

ancien_tarif = {"game": 357, "advance": 210, "scale": 480, "high_grade": 890}
hausse = {"game": 0.87, "advance": 0.49, "scale": 0.40, "high_grade": 0.59}

with open("parc_serveurs.csv") as f:
    reader = csv.DictReader(f)
    total_avant, total_apres = 0, 0
    for ligne in reader:
        gamme = ligne["gamme"].lower()
        prix_avant = ancien_tarif.get(gamme, 0)
        prix_apres = prix_avant * (1 + hausse.get(gamme, 0))
        total_avant += prix_avant
        total_apres += prix_apres

print(f"Facture mensuelle avant : {total_avant:.2f} $")
print(f"Facture mensuelle après : {total_apres:.2f} $")
print(f"Écart : {(total_apres - total_avant):.2f} $")

Ce type de script reste indicatif : les tarifs réels varient selon la configuration exacte, la durée d’engagement et la région de datacentre. Mais il donne aux équipes FinOps un point de départ pour budgétiser la hausse avant qu’elle n’apparaisse sur la facture d’octobre.

Un peu d’histoire : ce n’est pas la première pénurie de composants

Le secteur du cloud a déjà traversé des cycles de tension sur les composants. La pénurie de semi-conducteurs de 2021, déclenchée par la pandémie et amplifiée par la demande de l’industrie automobile, avait déjà fait grimper les délais et les prix de nombreux composants électroniques, RAM comprise. Cette crise s’était résorbée progressivement sur environ deux ans, à mesure que les capacités de production se sont ajustées.

Ce qui distingue l’épisode actuel, c’est son moteur : ce n’est plus une rupture de chaîne d’approvisionnement liée à un choc externe, mais une captation structurelle de la production de mémoire par un seul secteur, celui de l’infrastructure d’intelligence artificielle. Tant que la demande de puces et de mémoire pour l’entraînement de modèles continuera de croître au rythme observé depuis 2024, rien ne garantit un retour rapide à des prix stables, contrairement au choc de 2021 qui reposait sur une contrainte de capacité temporaire.

Réactions du marché et des analystes

La presse spécialisée a largement repris l’annonce d’OVHcloud, souvent avec un ton alarmiste. The Register a titré sur la « RAMpocalypse » et souligné que la trajectoire annoncée par Klaba (6x, puis 9x, puis 12x) n’a, à sa connaissance, pas d’équivalent récent dans l’industrie du cloud. InfoQ a mis l’accent sur la mécanique de tarification différenciée par génération de matériel, la présentant comme une manière plus transparente de répercuter les coûts que ne le font généralement les hyperscalers.

Sur les forums techniques, notamment sur le fil Reddit consacré à l’annonce, la réaction des clients est partagée entre l’inquiétude sur le budget et une forme de compréhension face à des chiffres d’approvisionnement difficilement contestables. Plusieurs commentateurs notent que la transparence relative d’OVHcloud, qui publie un calendrier précis et une ventilation par gamme, tranche avec l’opacité habituelle des grilles tarifaires cloud.

Cinq prédictions pour les douze prochains mois

  • La trajectoire à 12x : si les déclarations d’Octave Klaba se confirment, le coût de la mémoire pour OVHcloud pourrait atteindre 12 fois son niveau de mi-2025 courant 2027, ce qui laisse présager une nouvelle vague de hausses après celle de septembre 2026.
  • Des hyperscalers plus discrets mais pas épargnés : les analystes cités par la presse spécialisée anticipent des hausses de 5 à 10% chez AWS, Azure et Google Cloud au second semestre 2026, probablement communiquées de façon moins frontale qu’OVHcloud.
  • D’autres hébergeurs européens suivront : après Hetzner et OVHcloud, il est probable que d’autres acteurs de taille intermédiaire (Netcup, Scaleway, IONOS) ajustent leurs grilles tarifaires dans les mois qui viennent, sous la même pression sur les coûts.
  • Un débat relancé sur la souveraineté cloud : la Commission européenne devra composer avec un argument économique affaibli en faveur des fournisseurs domestiques tant que l’écart de compétitivité prix avec les hyperscalers ne se résorbe pas.
  • Une pression accrue sur les architectures économes en mémoire : les équipes techniques vont accélérer l’adoption de bases de données et de caches optimisés pour consommer moins de RAM, afin d’amortir la hausse plutôt que de la subir intégralement.

Ce que les entreprises doivent surveiller d’ici octobre 2026

Entre l’annonce du 10 août et le basculement des renouvellements le 1er octobre, les entreprises françaises disposent d’une fenêtre étroite pour agir. Certaines pourraient chercher à renouveler leurs contrats en avance, avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs, si les conditions contractuelles d’OVHcloud le permettent. D’autres évalueront la migration vers des configurations moins gourmandes en mémoire, ou vers des serveurs de génération 2024 encore en catalogue, qui restent nettement moins touchés par la hausse.

Pour les équipes qui gèrent une infrastructure hybride, le réflexe FinOps le plus utile consiste à recalculer le coût total de possession sur 12 mois, en intégrant à la fois la hausse annoncée par OVHcloud et les hausses attendues, mais encore non confirmées, chez les hyperscalers concurrents. Un fournisseur qui semblait moins compétitif en juillet 2026 pourrait redevenir intéressant en janvier 2027, une fois toutes les hausses de prix effectivement appliquées sur le marché.

Foire aux questions

La hausse de prix OVHcloud concerne-t-elle tous les clients ?
Non. Elle touche principalement les serveurs dédiés des gammes Game, Advance, Scale et High Grade construits en 2026. Les serveurs de génération 2024 encore au catalogue conservent des hausses beaucoup plus limitées, voire nulles sur le loyer de base.

Pourquoi la gamme Game subit-elle la plus forte hausse ?
Les serveurs Game intègrent proportionnellement plus de RAM et de stockage NVMe par rapport à leur prix de base, ce qui les rend plus sensibles à la flambée du coût de ces composants que des configurations plus légères.

À partir de quand les nouveaux tarifs s’appliquent-ils ?
Les nouvelles commandes basculent sur les tarifs relevés dès le début septembre 2026. Les contrats existants ne sont concernés qu’au moment de leur renouvellement, à partir du 1er octobre 2026.

Les hyperscalers américains (AWS, Azure, Google Cloud) vont-ils aussi augmenter leurs prix ?
Les analystes cités par la presse spécialisée tablent sur des hausses de 5 à 10% au second semestre 2026, plus modérées que chez OVHcloud car ces groupes bénéficient de contrats d’approvisionnement en mémoire à long terme.

La pénurie de DRAM touche-t-elle uniquement le cloud professionnel ?
Non. La hausse du prix de la mémoire vive touche également le marché grand public, avec des répercussions déjà documentées sur le prix des composants pour PC et consoles de jeu.

Existe-t-il des alternatives pour limiter l’impact de la hausse ?
Les entreprises peuvent réduire leur exposition en optimisant l’usage mémoire de leurs applications, en comparant les offres d’autres hébergeurs européens, ou en renégociant la durée d’engagement de leurs contrats avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs.

Combien de temps la pénurie de mémoire devrait-elle durer ?
Aucune source disponible ne donne de date de résorption. Octave Klaba anticipe au contraire une poursuite de la hausse jusqu’en 2027, ce qui suggère un phénomène plus structurel que conjoncturel.

Cette hausse remet-elle en cause la stratégie de cloud souverain européen ?
Elle complique en tout cas l’argument prix en faveur des fournisseurs européens, plus exposés aux prix spot de la mémoire que les hyperscalers protégés par des contrats long terme, sans remettre en cause les motivations de sécurité et de conformité qui sous-tendent la politique de souveraineté numérique de l’UE.

Sources externes

Cette analyse s’appuie sur les informations publiées par The Register, ITPro, Network World, InfoQ, byteiota et la politique de cloud computing de la Commission européenne.

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