Le 6 juillet 2026, id Software, le studio texan derrière Doom, Quake et Wolfenstein, a perdu 136 de ses 185 salariés en une seule journée, soit 74 % de son effectif. La purge est tombée le lendemain de la sortie d’un DLC majeur pour Doom: The Dark Ages, sur lequel les équipes venaient de travailler pendant des mois. Trois semaines plus tard, le studio mythique panse ses plaies : son syndicat a déposé une plainte fédérale, son directeur créatif dément tout effondrement, et d’anciens salariés racontent une purge qu’ils jugent brutale et évitable. shattered.io a reconstitué le dossier depuis la note interne « Resetting Xbox » jusqu’aux dernières prises de parole syndicales, en le confrontant à la crise que traverse également l’industrie du jeu vidéo française.
Le 6 juillet 2026, jour zéro de la purge Xbox
shattered.io évoquait déjà, dans un précédent article, la note interne « Resetting Xbox » publiée le 6 juillet 2026 par Asha Sharma, EVP et CEO de Microsoft Gaming, et son impact sur le studio français Arkane Lyon. Dans ce message diffusé sur news.xbox.com, Sharma annonçait la suppression d’environ 3 200 postes chez Xbox sur l’exercice fiscal 2027 (FY27), ainsi que la cession de quatre studios historiques à de nouveaux propriétaires.
« This will include approximately 1,600 role eliminations today, and in addition, four studios will leave Xbox to new management. » (« Cela inclut environ 1 600 suppressions de postes dès aujourd’hui, et en complément, quatre studios quitteront Xbox pour rejoindre une nouvelle direction. »)
Asha Sharma, EVP et CEO de Microsoft Gaming – note interne « Resetting Xbox »
Au total, ce sont 4 800 emplois qui disparaissent chez Microsoft, soit environ 2,1 % de son effectif mondial. Mais si la note de Sharma a d’abord fait la une pour son impact sur Arkane Lyon et le jeu Marvel’s Blade, un autre studio a payé un tribut bien plus lourd, presque invisible dans la couverture médiatique initiale : id Software, le berceau du jeu de tir à la première personne.
id Software, le studio le plus durement touché
Selon un avis WARN (Worker Adjustment and Retraining Notification) déposé auprès de la Texas Workforce Commission et consulté par le site spécialisé Game Developer, id Software a licencié 136 personnes sur un effectif total de 185, soit 74 % de ses salariés : 96 postes supprimés au siège de Richardson, au Texas, et 40 salariés en télétravail. Cet avis WARN couvre en réalité l’ensemble des suppressions ZeniMax au Texas (158 postes au total), dont 146 concernaient des salariés représentés par le syndicat CWA (Communications Workers of America).
Ce chiffre de 136 n’est apparu que dix jours après l’annonce initiale : les premières estimations syndicales, publiées autour du 11 juillet, évoquaient « au moins 92 personnes sur environ 185 ». Le nombre final, tiré de l’avis WARN officiel, est donc plus complet, et plus sévère, que ce qui avait circulé dans les premiers jours.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Effectif id Software avant la purge (États-Unis) | 185 salariés |
| Licenciements sur site à Richardson (Texas) | 96 postes |
| Licenciements en télétravail (États-Unis) | 40 postes |
| Total licenciements chez id Software (États-Unis) | 136 postes (74 %) |
| Périmètre de l’avis WARN ZeniMax Texas (dont id Software) | 158 postes, 146 représentés par le CWA |
| Bureau de Francfort (moteur id Tech, Allemagne) | 6 postes supprimés sur 12 (50 %) |
Francfort, le bureau du moteur id Tech
Si Richardson concentre l’essentiel des suppressions, le bureau allemand d’id Software n’a pas été épargné : la moitié de son équipe moteur, six personnes sur douze, a été licenciée. James Steele, lead programmer chez id Software Francfort, a écrit sur LinkedIn (relayé par PC Games Hardware) que le « couperet » était tombé sur lui et « plusieurs collègues », tout en se disant rassuré par la conviction qu’id Software « continuera d’exister ». Ce bureau développe et maintient id Tech, le moteur qui fait tourner Doom: The Dark Ages ainsi que d’autres productions Bethesda.
Un DLC sorti la veille du massacre
Le timing a marqué les esprits. Doom: The Dark Ages – Revelations, extension payante attendue par les fans, est sorti le 7 juillet 2026, soit le lendemain des licenciements, et a été bien accueilli par la critique. Selon des informations relayées par Kotaku, plusieurs développeurs ont expliqué avoir enchaîné les heures supplémentaires pendant des mois pour boucler ce contenu avant d’être remerciés le matin suivant sa sortie.
L’ironie est d’autant plus amère que les salariés visés par les coupes appartenaient de manière disproportionnée à la génération qui avait porté Doom (2016), un reboot au développement chaotique de près de sept ans, incluant un premier projet abandonné en interne. D’après une source anonyme d’id Software citée par Game Developer, plusieurs personnes ayant déjà « travaillé un nombre d’heures dangereux » sur Doom (2016) comptaient parmi les licenciés de 2026.
« La moitié de l’équipe a été virée » : la colère des développeurs
Michael Maynard, programmeur senior des systèmes de gameplay chez id Software, a publié sur LinkedIn l’un des témoignages les plus repris de cette purge.
« I was among the ‘roughly 50%’ of the id team that was let go Monday. » (« Je faisais partie des “environ 50 %” de l’équipe id licenciés ce lundi. »)
Michael Maynard, programmeur senior des systèmes de gameplay chez id Software – Ars Technica / The Verge
D’autres voix, plus anciennes, ont enfoncé le clou. Derek Best, ex-artiste VFX principal chez id Software aujourd’hui employé ailleurs, a résumé la situation sur GamesRadar+ : « Nothing says business success like nuking a team into the dirt and relegating them to support studio size » (« Rien ne dit mieux “succès commercial” que de pulvériser une équipe et de la réduire à la taille d’un studio de soutien »).
Hugo Martin dément, les salariés contredisent
Face à la polémique, Hugo Martin, directeur de Doom: The Dark Ages et co-directeur du studio, est monté au créneau lors du stream Slayers Club Live du 17 juillet 2026.
« There’s been reports that we’ve been nerfed into the ground and gutted and we have 50 people, and that’s not true… We’re the size we were when we made Doom (2016) and id Tech is very much alive and well. » (« Certains rapports disent qu’on nous a nerfés, vidés de notre substance, et qu’il ne reste que 50 personnes, et c’est faux… Nous avons la taille que nous avions à l’époque de Doom (2016), et id Tech est bel et bien vivant. »)
Hugo Martin, directeur de Doom: The Dark Ages, co-directeur d’id Software – WCCFTech
Un salarié actuel d’id Software, cité anonymement par Game Developer puis relayé par Tech Times, a directement contredit cette version : « I don’t agree with Hugo’s statement… If you cut a stat in half everyone would call that nerfed. In truth the Doom team is half here, half thrown away » (« Je ne suis pas d’accord avec la déclaration de Hugo… Si vous divisez une statistique par deux, tout le monde appelle ça un nerf. En vérité, l’équipe Doom est à moitié là, à moitié jetée »). Derrick Osobase, vice-président du district 6 du syndicat CWA, a ajouté que les licenciements « lower the quality of these iconic games and make them less fun to play with longer delays in releases » (« vont baisser la qualité de ces jeux iconiques et les rendre moins amusants à jouer, avec des sorties plus tardives »), selon des propos rapportés par Tech Times.
Le syndicat CWA porte plainte, sans première convention collective
165 salariés d’id Software s’étaient syndiqués sous la bannière CWA en décembre 2025, sept mois seulement avant les licenciements. Problème : en juillet 2026, aucune première convention collective n’avait encore été ratifiée. Contrairement à d’autres unités syndicales internes à Microsoft déjà couvertes par un accord, comme ZeniMax Workers United (assurance qualité), Raven Software QA ou Blizzard Quality Assurance, les salariés d’id Software ne bénéficiaient donc pas des garanties contractuelles de préavis ou de rappel à l’embauche que ces accords prévoient.
Le 15 juillet 2026, le CWA a déposé une plainte pour pratique déloyale de travail (Unfair Labor Practice, ULP) auprès du régulateur fédéral américain, visant nommément Microsoft, Xbox, ZeniMax Media, id Software et Bethesda Game Studios. L’accusation : le droit du travail américain impose à un employeur de négocier avec un syndicat nouvellement reconnu avant de modifier unilatéralement les conditions de travail de ses membres pendant la période de négociation de la première convention, et Microsoft ne l’aurait pas fait. À la mi-journée du 21 juillet 2026, Microsoft n’avait pas répondu publiquement aux sollicitations de la presse sur ce point. Le même mouvement de restructuration a également touché ZeniMax Online Studios (l’équipe d’Elder Scrolls Online, « des centaines de postes ») et Obsidian Entertainment, réduit de manière significative.
France : le CSE d’Arkane Lyon face au vide juridique américain
La comparaison avec la France, où shattered.io suivait déjà le volet Arkane Lyon de cette même restructuration, est instructive. Dans l’Hexagone, une entreprise de plus de 11 salariés qui envisage des suppressions de postes doit obligatoirement consulter son comité social et économique (CSE) avant toute décision. Si le projet touche au moins 10 salariés sur 30 jours dans une structure de 50 salariés ou plus, il déclenche en principe un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), négocié avec les représentants du personnel et validé par l’administration du travail (DREETS), c’est précisément le type de procédure dans laquelle Arkane Lyon est entré après la note du 6 juillet, d’après les informations déjà publiées par shattered.io.
Rien d’équivalent n’existe automatiquement aux États-Unis. L’emploi y est par défaut « at will » : un salarié non syndiqué peut être licencié sans préavis ni consultation formelle. La seule protection collective possible passe par la négociation syndicale, précisément ce que le CWA reproche à Microsoft de ne pas avoir respecté chez id Software. Deux salariés d’un même groupe, licenciés le même mois pour la même raison, se retrouvent donc protégés par des cadres juridiques radicalement différents selon qu’ils travaillent à Lyon ou à Richardson, au Texas. Cet écart explique aussi pourquoi la contestation prend, en France, la forme d’une consultation institutionnelle, et aux États-Unis, celle d’une plainte devant un régulateur du travail.
STJV : la crise du jeu vidéo français fait écho à Doom
La purge chez id Software ne se produit pas dans un vide industriel. En France, le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo (STJV) a appelé à une journée de grève nationale le 27 mai 2026, puis a élargi son appel à l’ensemble du secteur pour une mobilisation le 25 juin 2026, dénonçant des abus répétés de la part de certaines directions de studios. Le syndicat évoque plus de 1 000 emplois détruits ou menacés en France sur la période, avec des mobilisations chez Amplitude, Arkane et Ubisoft, un studio dont shattered.io a couvert la perte record de 1,47 milliard d’euros ainsi que les 51 licenciements à Barcelone.
Le STJV cite également la fermeture de Big Bad Wolf, avec 46 salariés licenciés, et une réduction d’environ un quart des effectifs chez Quantic Dream, soit près de 95 postes. Le syndicat français, comme le CWA aux États-Unis, accuse une partie du management d’avoir fragilisé le secteur par des choix de gestion jugés irresponsables. La différence tient au rapport de force : le STJV s’appuie sur un droit du travail français qui encadre strictement les plans de licenciement, quand le CWA doit, lui, construire cette protection convention par convention, studio par studio.
Cinq ans de purges chez Xbox et Microsoft Gaming
Le 6 juillet 2026 n’est pas un accident isolé, mais le dernier épisode d’une série de compressions d’effectifs qui frappe la division jeu vidéo de Microsoft depuis le rachat d’Activision Blizzard. id Software détient toutefois un record peu enviable : aucune autre vague documentée n’a atteint 74 % d’un studio entier en une seule fois.
| Date | Événement | Ampleur |
|---|---|---|
| Octobre 2023 | Finalisation du rachat d’Activision Blizzard | 68,7 Md$ |
| Janvier 2024 | Coupes dans la division gaming, majoritairement ex-Activision Blizzard | 1 900 postes sur 22 000 (~9 %) |
| Mi-2024 | Fermeture d’Arkane Austin, Alpha Dog et Tango Gameworks | Plusieurs centaines de postes |
| Septembre 2024 | Coupes dans les fonctions support et corporate | ~650 postes |
| 2025 | Restructuration Microsoft globale, nouvelles coupes Xbox | 9 000+ postes (~4 % des effectifs Microsoft) |
| 6 juillet 2026 | Note « Resetting Xbox », dont id Software et Arkane Lyon | 3 200 postes Xbox, 136 chez id Software (74 %) |
id Software avait déjà frôlé l’effondrement en 2010
L’argument de Hugo Martin, « nous avons la taille que nous avions en 2016 », mérite d’être remis en contexte. Entre 2010 et 2011, en pleine gestation du projet qui deviendra Doom (2016), id Software avait déjà connu un exode massif de talents. Le studio ne s’était reconstruit qu’à partir de 2013, en recrutant l’essentiel de l’équipe moteur de Crytek, en rachetant Escalation Studios (rebaptisé Bethesda Dallas), et en s’appuyant sur le studio externe Certain Affinity, environ 140 développeurs, pour boucler la dernière ligne droite de Doom (2016). Autrement dit, l’effectif de 2016 auquel Hugo Martin fait référence était déjà une reconstruction largement externalisée, pas un socle organique, ce qui relativise la portée rassurante de sa déclaration.
Impact marché : Xbox, un quatrième trimestre sous tension
Les licenciements chez id Software s’inscrivent dans une trajectoire financière difficile pour le matériel Xbox. Sur les trois derniers trimestres rapportés par Microsoft, les revenus matériels de la division ont reculé de 29 % (T1 FY26), 32 % (T2 FY26) puis 33 % (T3 FY26) sur un an : trois baisses consécutives de plus de 30 %. Le chiffre d’affaires Gaming total du T3 FY26 a lui aussi reculé de 7 %, soit environ 380 millions de dollars de moins, à 5,34 milliards de dollars.
Prochain rendez-vous : les résultats du T4 FY26 (avril-juin 2026), attendus le 29 juillet 2026, permettront de mesurer si la restructuration du 6 juillet a déjà produit un effet visible sur les comptes, ou si son impact ne se lira qu’à partir de l’exercice FY27. Sur le plan des ventes de consoles, le cabinet S&P Global Kagan prévoyait déjà, avant même cette annonce, un repli de 22 % des ventes Xbox Series X|S en 2026 (2,5 millions d’unités), loin derrière la PS5 (13,2 millions) et la Switch 2 (17,1 millions).
id Software comparé aux autres studios sinistrés de 2026
id Software n’est ni le seul, ni même nécessairement le studio le plus médiatisé à traverser une crise en 2026. shattered.io a documenté le sort de Bungie, qui a réduit ses effectifs pour la troisième fois en trois ans tout en négociant le règlement d’une plainte de 200 millions de dollars déposée par l’ancien directeur de Marathon, et celui d’Ubisoft, en perte record et contraint de supprimer des postes à Barcelone après le lancement d’Assassin’s Creed Shadows. Ce qui distingue id Software, c’est la proportion : quand Bungie ou Ubisoft parlent de coupes de quelques pourcents à quelques dizaines de pourcents d’un effectif bien plus large, id Software a perdu près des trois quarts d’un studio de 185 personnes en une seule journée.
Autre différence notable : Jill Braff, présidente de Bethesda, a justifié publiquement la restructuration par un recentrage stratégique.
« To best position Bethesda for future growth, we are shifting from a planning model primarily centered on what’s next for each independent studio to one that focuses on our strongest franchises. » (« Pour mieux préparer la croissance future de Bethesda, nous passons d’un modèle de planification centré sur l’avenir de chaque studio indépendant à un modèle centré sur nos franchises les plus fortes. »)
Jill Braff, présidente de Bethesda – Game Developer
Braff a explicitement cité Fallout, Elder Scrolls, Wolfenstein, Doom et Quake comme les marques prioritaires de Bethesda. Doom fait donc officiellement partie des franchises jugées stratégiques, ce qui rend l’ampleur des coupes chez son studio d’origine d’autant plus difficile à expliquer pour la direction.
Ce qui attend id Software et Doom
Plusieurs pistes se dessinent pour les mois qui viennent, à prendre comme des scénarios d’analyse plutôt que des certitudes.
- Des résultats Xbox scrutés de près. Les chiffres du T4 FY26, publiés le 29 juillet 2026, seront le premier indicateur chiffré post-restructuration ; une nouvelle baisse à deux chiffres du matériel semble probable au vu de la tendance des trois trimestres précédents.
- Une issue à la plainte ULP dans les prochains mois. Une négociation ou une décision du régulateur fédéral pourrait faire jurisprudence pour les autres unités syndicales internes à Microsoft Gaming qui n’ont pas encore de première convention ratifiée.
- Un prochain Doom développé avec moins de monde en interne. Si le studio reproduit le schéma de Doom (2016), un recours accru à des studios externes en co-développement, sur le modèle de Certain Affinity, est plausible pour compenser la perte de 74 % des effectifs.
- Le bureau de Francfort sous surveillance. Avec la moitié de son équipe déjà supprimée, sa pérennité à moyen terme n’est pas garantie si Microsoft poursuit ses arbitrages par franchise plutôt que par studio.
- Un test pour la stratégie « franchises fortes » de Bethesda. Si Doom, officiellement prioritaire selon Jill Braff, subit malgré tout un ralentissement de production visible, la cohérence de la restructuration annoncée par Asha Sharma s’en trouverait fragilisée.
Questions fréquentes
Combien de personnes id Software a-t-il licenciées en juillet 2026 ?
136 salariés sur un effectif total de 185 aux États-Unis, soit 74 %, selon l’avis WARN déposé auprès de la Texas Workforce Commission. À cela s’ajoutent 6 postes supprimés sur 12 au bureau de Francfort, en Allemagne.
Pourquoi id Software a-t-il été plus touché que d’autres studios Xbox ?
Microsoft n’a pas détaillé publiquement de critères studio par studio. Les données disponibles montrent seulement que id Software affiche, en proportion, la coupe la plus sévère parmi les studios documentés de cette restructuration.
Le prochain jeu Doom est-il annulé ?
Non, d’après les informations disponibles. Plusieurs sources évoquent un nouveau projet Doom en phase de conception précoce, mais rien n’a été officiellement confirmé par id Software ou Bethesda à ce stade.
Qu’est-ce que la plainte ULP déposée par le syndicat CWA ?
Une plainte pour pratique déloyale de travail (Unfair Labor Practice), déposée le 15 juillet 2026 auprès du régulateur fédéral américain, qui accuse Microsoft de ne pas avoir négocié avec le syndicat avant de procéder aux licenciements, alors qu’aucune première convention collective n’était encore ratifiée.
Le bureau de Francfort d’id Software a-t-il fermé ?
Non, mais il a perdu la moitié de son équipe, soit 6 postes sur 12. Le bureau continue de fonctionner et reste chargé du moteur id Tech.
Quel est le lien avec les licenciements chez Arkane Lyon ?
Les deux studios sont touchés par la même note interne « Resetting Xbox » du 6 juillet 2026. Arkane Lyon, en France, est entré dans un processus de consultation de son CSE ; id Software, aux États-Unis, ne bénéficiait d’aucune protection contractuelle équivalente.
Quand Microsoft publiera-t-il ses prochains résultats Xbox ?
Les résultats du quatrième trimestre de l’exercice fiscal 2026 (avril-juin 2026) sont attendus le 29 juillet 2026.
La situation d’id Software a-t-elle un équivalent en France ?
Le STJV signale des situations comparables en ampleur relative chez Quantic Dream, environ un quart des effectifs, et Big Bad Wolf, fermé avec 46 salariés licenciés, dans le cadre d’un mouvement de grève sectoriel déclenché en mai et juin 2026.
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