Depuis le 1er août 2026, la Xbox Series X et la Xbox Series S coûtent officiellement plus cher dans toute l’Union européenne et au Royaume-Uni. Microsoft a confirmé une hausse pouvant atteindre 50 % selon les modèles, un chiffre nettement supérieur à celui appliqué aux États-Unis pour les mêmes consoles au même moment. Il s’agit de la deuxième hausse de prix européenne en quatorze mois, alors que le constructeur peine déjà à combler son retard sur la PlayStation 5. Voici ce que ce nouveau tarif change concrètement pour les joueurs français et européens, pourquoi l’écart entre l’Europe et les États-Unis est aussi marqué, et ce qu’il révèle de la stratégie de Microsoft pour sa division jeu vidéo. Retrouvez l’ensemble de notre couverture du secteur dans notre rubrique jeux vidéo.
Ce qui change au 1er août 2026
L’annonce a été faite le 25 juin 2026 sur le site officiel news.xbox.com, avec un délai de cinq semaines avant l’entrée en vigueur. Depuis le 1er août 2026, l’ensemble de la gamme Xbox Series est concerné : la Xbox Series S (512 Go et 1 To) et la Xbox Series X, en version tout-numérique comme en version avec lecteur disque. Microsoft en a profité pour retirer purement et simplement de la vente le modèle haut de gamme Xbox Series X 2 To « Galaxy Black », qui n’est plus commercialisé en Europe depuis cette date. Officiellement, la raison invoquée est la même que pour toutes les hausses matérielles constatées depuis un an dans l’industrie du jeu vidéo : l’explosion du coût des composants mémoire, en particulier la DRAM et la mémoire flash NAND utilisées dans le stockage interne des consoles.
Contrairement à une simple rumeur relayée par la presse spécialisée, il s’agit bien d’une hausse confirmée et déjà appliquée, vérifiable directement sur la boutique Microsoft et corroborée par plusieurs titres spécialisés français, dont Tom’s Hardware France. La hausse xbox series x touche autant le marché français que ses voisins allemand, italien ou espagnol, la zone euro étant traitée comme un bloc tarifaire unique par Microsoft.
Le détail des hausses, modèle par modèle
En France et dans la zone euro
En France, la Xbox Series S 512 Go passe de 349,99 € à 499,99 €, soit une augmentation de 150 € (+43 %). Le modèle 1 To de la même console grimpe de 399,99 € à 599,99 €, une hausse de 200 € qui représente à elle seule le plus gros bond en pourcentage de toute la gamme : +50 %. Du côté de la Xbox Series X, la version tout-numérique passe de 549,99 € à 749,99 € (+200 €, soit +36 %), tandis que la version avec lecteur Blu-ray grimpe de 599,99 € à 799,99 € (+200 €, soit +33 %). Le tableau ci-dessous résume l’ensemble des nouveaux tarifs pour la France et la zone euro.
| Modèle | Prix avant (juillet 2026) | Prix depuis le 1er août 2026 | Hausse |
|---|---|---|---|
| Xbox Series S 512 Go | 349,99 € | 499,99 € | +150 € (+43 %) |
| Xbox Series S 1 To | 399,99 € | 599,99 € | +200 € (+50 %) |
| Xbox Series X tout-numérique 1 To | 549,99 € | 749,99 € | +200 € (+36 %) |
| Xbox Series X avec lecteur disque | 599,99 € | 799,99 € | +200 € (+33 %) |
| Xbox Series X 2 To « Galaxy Black » | 699,99 € | Retirée de la vente | – |
Au Royaume-Uni et aux États-Unis
Le Royaume-Uni suit un schéma quasiment identique à celui de la zone euro : la Series S 512 Go passe de 299,99 £ à 429,99 £ (+43 %), la version 1 To de 349,99 £ à 519,99 £ (+49 %), la Series X numérique de 449,99 £ à 619,99 £ (+38 %) et la Series X à lecteur de 499,99 £ à 669,99 £ (+34 %). Aux États-Unis, où une première hausse avait déjà eu lieu en octobre 2025, l’augmentation du 1er août 2026 est plus contenue : la Series S 512 Go passe de 399,99 $ à 499,99 $ (+25 %), la version 1 To de 449,99 $ à 599,99 $ (+33 %), la Series X numérique de 599,99 $ à 749,99 $ (+25 %) et la Series X à lecteur de 649,99 $ à 799,99 $ (+23 %).
Pourquoi l’Europe encaisse une hausse plus forte qu’aux États-Unis
C’est le point le plus frappant de cette annonce : à modèle identique, la hausse en pourcentage est systématiquement plus élevée en Europe et au Royaume-Uni qu’aux États-Unis. Une simple conversion dollar/euro au taux de change du moment n’explique pas cet écart : elle ne justifierait qu’une hausse d’environ 25 à 33 %, très proche du chiffre américain, alors que l’Europe encaisse réellement entre 33 % et 50 % selon les modèles. Microsoft n’a donné aucune explication publique et détaillée à ce différentiel régional ; les hypothèses avancées par la presse spécialisée évoquent la fiscalité locale (TVA), les coûts logistiques et de distribution propres à chaque marché, ainsi qu’une politique de couverture de change moins favorable pour la zone euro et la livre sterling que pour le dollar. Le site WCCFTech a par ailleurs relevé que Microsoft semblait avoir choisi de ne plus subventionner sa division console, ce qui accentue mécaniquement l’effet de la hausse des coûts sur les marchés hors États-Unis.
L’Australie illustre elle aussi ce phénomène, avec des hausses allant de +27 % à +42 % selon les modèles. Le tableau suivant met en perspective la hausse appliquée à la Xbox Series X avec lecteur disque selon les quatre grands marchés couverts par Microsoft.
| Marché | Prix avant | Prix après | Hausse en % |
|---|---|---|---|
| France / zone euro | 599,99 € | 799,99 € | +33 % |
| Royaume-Uni | 499,99 £ | 669,99 £ | +34 % |
| États-Unis | 649,99 $ | 799,99 $ | +23 % |
| Australie | 849 A$ | 1 099 A$ | +29 % |
La pénurie de mémoire, cause officielle de la hausse
Sur le fond, Microsoft ne dément pas la cause invoquée par l’ensemble de l’industrie depuis le début de l’année : la pénurie mondiale de puces mémoire DRAM et NAND, provoquée par la ruée des géants de la tech vers les puces HBM destinées aux centres de données d’intelligence artificielle. Samsung, SK Hynix et Micron ont massivement réorienté leur production vers ces composants à plus forte marge, asséchant l’offre disponible pour l’électronique grand public. Selon l’indice de Tom’s Hardware, le prix spot d’une puce DDR5 16 Go est passé de 6,84 $ en septembre 2025 à 27,20 $ en décembre 2025, soit une hausse de 298 % en trois mois. Le cabinet Gartner évoque de son côté une envolée du coût mémoire de 125 à 130 % sur l’ensemble de l’année 2026.
Microsoft affirme que le coût des composants de stockage et de mémoire a été multiplié par plus de 2,5 depuis le début de la crise, et anticipe un nouveau doublement d’ici l’automne 2027. Cette pénurie n’épargne aucun acteur du secteur : notre couverture a déjà détaillé son impact sur l’ensemble du marché du gaming, ainsi que son rôle direct dans la hausse de 300 € du prix de la Steam Machine de Valve et dans celle appliquée à la Nintendo Switch 2, passée à 499,99 € en septembre. Microsoft n’est donc pas un cas isolé, mais l’un des maillons les plus visibles d’une crise structurelle qui touche désormais tout le hardware gaming.
Microsoft affirme vendre ses consoles à perte
Fait notable : même après cette deuxième hausse en un peu plus d’un an, Microsoft continue d’affirmer que chaque console vendue génère une perte financière directe. C’est une rupture avec le modèle historique de l’industrie, où le hardware est habituellement vendu à prix coûtant ou à perte modérée pour être compensé par les revenus logiciels et les abonnements, au premier rang desquels le Xbox Game Pass. Selon les informations reprises par Hardware Cooking, la direction de Microsoft aurait explicitement signifié en interne que la division Xbox devait désormais tendre vers l’autosuffisance financière plutôt que de compter sur un soutien budgétaire illimité du groupe. Cette bascule s’inscrit dans un contexte plus large de réduction des coûts chez Microsoft, marqué ces derniers mois par des milliers de suppressions de postes dans plusieurs divisions du groupe, gaming inclus.
Une deuxième hausse européenne en quatorze mois
Ce nouveau tarif n’est pas une première pour les joueurs européens. La zone euro avait déjà encaissé une première hausse en mai 2025 — c’est elle qui avait porté les prix aux montants de référence utilisés dans le tableau ci-dessus (349,99 € / 399,99 € / 549,99 € / 599,99 €). En à peine quatorze mois, le prix d’entrée de gamme de la Xbox Series S en France a donc grimpé de 42,86 % au total, et celui de la Xbox Series X avec lecteur de 33,33 %. Aux États-Unis, la trajectoire est différente : une première hausse y avait eu lieu en octobre 2025 (par exemple la Series S 1 To de 359,99 $ à 379,99 $), suivie de celle du 1er août 2026 analysée ici. Dans les deux régions, la tendance est la même : des hausses répétées, rapprochées, et qui ne montrent aucun signe de ralentissement tant que la pénurie de mémoire perdure.
La Series S à 499,99 €, le prix de lancement de la Series X
Un détail résume à lui seul l’ampleur de la dérive tarifaire depuis le lancement de la génération actuelle. En novembre 2020, la Xbox Series X était proposée à 499,99 €, positionnée comme la console premium de la gamme, avec la Series S en entrée de gamme à 299,99 €. Six ans plus tard, la Xbox Series S 512 Go se vend désormais… 499,99 €, exactement le prix de lancement de la Series X. Le modèle censé incarner l’accessibilité de la marque coûte aujourd’hui ce que coûtait la console la plus puissante de la génération à son lancement. Ce repère, purement arithmétique mais très parlant, a été relevé par plusieurs titres de la presse spécialisée au lendemain de l’annonce.
Face à la PlayStation 5, l’écart de prix s’efface
Cette hausse fragilise directement le positionnement tarifaire qui faisait, jusqu’ici, la spécificité de l’offre Xbox face à Sony : des consoles moins chères, en échange d’un catalogue d’exclusivités plus restreint. Avec la Xbox Series X à lecteur désormais à 799,99 €, l’écart avec la PS5 standard à 649,99 € atteint 150 €, alors qu’il n’était que de 50 € avant la hausse. Plus frappant encore, la Xbox Series S 1 To à 599,99 € coûte désormais exactement le même prix que la PlayStation 5 édition digitale. Notre comparatif détaillé PS5 Pro face à la Xbox Series X permet de mesurer l’écart de puissance qui accompagne désormais cet écart de prix quasiment refermé, sur la base des caractéristiques techniques officielles répertoriées sur Wikipedia.
| Console | Prix France (après hausse) | Puissance GPU | Stockage |
|---|---|---|---|
| Xbox Series S | 499,99 € (512 Go) / 599,99 € (1 To) | 4,01 TFLOPS | 512 Go ou 1 To, sans lecteur |
| PlayStation 5 édition digitale | 599,99 € | 10,28 TFLOPS | 1 To, sans lecteur |
| Xbox Series X | 749,99 € (numérique) / 799,99 € (disque) | 12,15 TFLOPS | 1 To NVMe |
| PlayStation 5 (avec lecteur) | 649,99 € | 10,28 TFLOPS | 1 To, lecteur Blu-ray |
| PlayStation 5 Pro | 899,99 € | 16,7 TFLOPS (PSSR) | 2 To NVMe |
Autrement dit, pour 100 € de plus que la nouvelle Xbox Series X à lecteur, un acheteur français peut désormais accéder à la PS5 Pro, sensiblement plus puissante. L’argument du prix, qui permettait historiquement à Microsoft de compenser un catalogue d’exclusivités plus restreint, perd donc une grande partie de sa force face à l’offre Sony.
Des ventes Xbox déjà fragiles avant la hausse
Cette hausse intervient à un moment particulièrement délicat pour la division hardware de Microsoft. Selon les données VGChartz les plus récentes, la Xbox Series X|S a franchi la barre des 34 à 35 millions d’unités vendues dans le monde début 2026, loin derrière les quelque 90 à 95 millions de PlayStation 5 écoulées par Sony sur la même génération — soit une part de marché d’environ 72 % pour Sony contre 28 % pour Microsoft. Nous avions déjà documenté cette trajectoire déclinante dans notre article sur la chute des expéditions de consoles Xbox. Renchérir le hardware au moment même où les volumes reculent est un pari risqué : chaque euro ajouté au prix de vente réduit mécaniquement le nombre de foyers susceptibles de basculer vers l’écosystème Xbox plutôt que de choisir une PS5, une Switch 2, ou de rester sur PC.
Licenciements et repositionnement : le contexte plus large chez Xbox
Cette hausse de prix ne peut se lire indépendamment des bouleversements internes qu’a connus la division Xbox ces derniers mois. Microsoft a supprimé environ 3 200 postes liés au gaming au cours de l’année écoulée, une vague de licenciements qui avait notamment fragilisé le studio lyonnais Arkane, comme nous l’avions rapporté dans notre article sur les suppressions de postes chez Xbox. Dans le même temps, la firme a amorcé un repositionnement stratégique : retour à des exclusivités fortes après plusieurs mois de portage massif de ses jeux vers PlayStation, et travaux confirmés sur un successeur matériel dont l’architecture s’orienterait vers un format proche du PC, avec une disponibilité qui ne serait pas attendue avant 2028. La hausse de prix de la génération actuelle peut ainsi se lire comme une mesure de gestion de trésorerie à court terme, le temps que ce repositionnement produise ses effets.
Quelles solutions pour les acheteurs européens
Microsoft n’ignore pas l’impact de cette hausse sur le pouvoir d’achat de ses clients européens et propose plusieurs mécanismes d’atténuation. Le paiement en plusieurs fois sans frais est mis en avant dans plusieurs pays européens, aux côtés d’offres de financement à taux réduit sur douze mois via des partenaires tiers. Microsoft encourage également le programme de reprise de consoles d’occasion, qui permet de déduire une partie du prix d’une nouvelle machine, ainsi que l’achat de consoles reconditionnées certifiées, vendues jusqu’à 100 € moins cher que le tarif neuf. Pour les acheteurs qui n’ont pas un besoin immédiat, patienter avant une éventuelle promotion de fin d’année reste une option, même si rien ne garantit que les prix redescendront un jour vers leur niveau de 2025.
L’impact sur le marché du jeu vidéo en France
Pour le marché français, cette hausse arrive alors que le secteur console reste, paradoxalement, l’un des rares segments en croissance du jeu vidéo tricolore, porté principalement par le succès de la Switch 2. Une Xbox Series X plus chère de 200 € risque de pousser une partie des acheteurs hésitants vers la PS5 standard, dont l’écart de prix avec la Xbox s’est nettement resserré, ou vers l’écosystème Nintendo. Les enseignes de distribution françaises devront également absorber cette hausse dans un contexte de pouvoir d’achat contraint, ce qui pourrait se traduire par une réduction des marges promotionnelles habituellement pratiquées lors d’opérations commerciales comme le Black Friday. À moyen terme, cette hausse renforce aussi l’attrait du marché de l’occasion et du reconditionné, déjà en forte progression sur les consoles de salon en France.
Nos prévisions pour la suite du dossier Xbox
Sur la base des tendances déjà observées cette année sur l’ensemble du secteur, plusieurs évolutions nous paraissent probables dans les prochains mois :
- Une nouvelle hausse de prix reste plausible d’ici l’automne 2027 si la pénurie de DRAM et de NAND se prolonge comme l’anticipe Microsoft, qui évoque déjà un doublement supplémentaire des coûts mémoire.
- Microsoft devrait continuer à déplacer son centre de gravité économique du hardware vers les services : Xbox Game Pass, cloud gaming et ventes multiplateformes, y compris sur PlayStation et Switch 2, plutôt que vers les ventes de consoles.
- La part de marché européenne de la Xbox Series X|S face à la PS5 devrait continuer de s’éroder au moins jusqu’à la fin de l’année, l’argument prix ayant perdu une grande partie de sa force.
- Le marché de l’occasion et du reconditionné pour consoles Xbox devrait connaître une accélération notable en France et en Europe dans les prochains mois.
- La future console Xbox annoncée pour 2028 devrait être positionnée comme une rupture stratégique plutôt qu’une simple itération, avec une architecture plus proche du PC, précisément pour éviter de reproduire la dépendance actuelle à des composants dont le prix s’est révélé aussi volatil.
Foire aux questions
La hausse de prix Xbox s’applique-t-elle aussi à la France ?
Oui. La France suit exactement la grille tarifaire de la zone euro : Series S 512 Go à 499,99 €, Series S 1 To à 599,99 €, Series X numérique à 749,99 € et Series X avec lecteur à 799,99 €, en vigueur depuis le 1er août 2026.
Pourquoi la hausse est-elle plus forte en Europe qu’aux États-Unis ?
Microsoft n’a pas donné d’explication officielle détaillée. L’écart dépasse ce qu’expliquerait une simple conversion de devises, ce qui suggère des facteurs additionnels comme la fiscalité locale, les coûts de distribution ou la politique de couverture de change de l’entreprise.
Le prix du Xbox Game Pass augmente-t-il également ?
Non, cette hausse du 1er août 2026 concerne uniquement le matériel. Le Xbox Game Pass avait déjà connu ses propres ajustements tarifaires plus tôt dans l’année, mais n’est pas directement concerné par cette annonce.
Existe-t-il encore un modèle Xbox à moins de 400 € en France ?
Non. Depuis le 1er août 2026, le modèle d’entrée de gamme le moins cher de toute la génération, la Xbox Series S 512 Go, est passé sous la barre des 500 € par le haut : elle coûte désormais 499,99 €.
La Xbox Series X 2 To « Galaxy Black » est-elle toujours en vente ?
Non, ce modèle haut de gamme a été retiré de la vente en Europe à la même date que l’entrée en vigueur de la hausse de prix, le 1er août 2026.
Cette hausse est-elle liée à la pénurie de RAM qui touche aussi les PC et les cartes graphiques ?
Oui. Microsoft cite explicitement l’explosion du coût des composants mémoire (DRAM et NAND), la même cause déjà à l’origine des hausses de prix constatées sur la Steam Deck, la Steam Machine de Valve et la Nintendo Switch 2 cette année.
Faut-il s’attendre à une nouvelle hausse de prix Xbox en 2027 ?
C’est une possibilité réelle. Microsoft elle-même anticipe un doublement supplémentaire du coût des composants mémoire d’ici l’automne 2027, ce qui pourrait entraîner un nouvel ajustement tarifaire si la pénurie ne se résorbe pas d’ici là.
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