Le 17 juillet 2026, l’enseigne Micromania a tourné la page de dix-huit années de propriété américaine, rachetée par un consortium franco-québécois. Trois jours plus tard à peine, son ancienne maison mère GameStop annonçait avoir porté sa participation dans eBay à 9,8 % du capital, devenant le tout premier actionnaire de la plateforme d’enchères californienne. Entre ces deux annonces se joue l’un des feuilletons boursiers les plus improbables de l’année : une chaîne de magasins de jeux vidéo, longtemps pilier du commerce physique en France comme aux États-Unis, tente de racheter pour 55,5 milliards de dollars l’un des géants historiques du e-commerce mondial. Porté par son PDG Ryan Cohen, ce pari hors norme, déjà rejeté une première fois par le conseil d’administration d’eBay, montre à quel point l’industrie du jeu vidéo pèse désormais sur la finance mondiale, bien au-delà des consoles et des manettes.

Une offre non sollicitée de 55,5 milliards de dollars

Tout commence le dimanche 3 mai 2026, lorsque Ryan Cohen adresse une lettre formelle au conseil d’administration d’eBay. Dès le lendemain, sur le plateau de CNBC Squawk Box, il rend l’opération publique : GameStop propose de racheter eBay pour 125 dollars par action, soit une valorisation totale d’environ 55,5 milliards de dollars (arrondie à « près de 56 milliards » par plusieurs médias financiers américains). L’offre représente une prime de 20 % sur le cours de clôture du vendredi précédent (104,07 dollars) et de 46 % sur le cours du 4 février 2026, date à laquelle GameStop avait commencé à constituer discrètement sa position dans eBay.

Le montage financier prévoit un paiement à parts égales entre liquidités et actions GameStop. Selon le dossier présenté, GameStop disposait au 31 janvier 2026 d’environ 9,4 milliards de dollars de trésorerie et de placements liquides, et s’appuie sur une lettre de financement de TD Securities se disant « hautement confiante » de pouvoir mobiliser jusqu’à 20 milliards de dollars de dette supplémentaire – à condition toutefois que l’entité combinée obtienne une notation « investment grade » d’au moins deux des trois grandes agences de notation. Ryan Cohen engage par ailleurs environ 500 millions de dollars de capital personnel dans l’opération, et ne percevrait, s’il devenait un jour PDG du groupe combiné, qu’une rémunération strictement indexée sur la performance, sans salaire fixe. Selon CNBC, ce premier entretien télévisé a immédiatement soulevé des doutes chez plusieurs investisseurs institutionnels sur le caractère réellement finançable de l’opération.

Qui est Ryan Cohen ? De Chewy à la présidence de GameStop

Avant de viser eBay, Ryan Cohen s’était fait un nom en fondant Chewy, le site de vente en ligne d’articles pour animaux domestiques, cédé à PetSmart en 2017. Entré au capital de GameStop en 2020, il en prend la présidence du conseil d’administration en 2021, en pleine saga du « meme stock » qui avait vu l’action GameStop bondir de plus de 1 000 % en quelques semaines sous l’effet d’une mobilisation de petits investisseurs sur Reddit. Il devient PDG du groupe en 2023. Forbes estime aujourd’hui sa fortune personnelle à environ 4,3 milliards de dollars.

Le pari raté de Bed Bath & Beyond

L’épisode GameStop-eBay n’est pas la première incursion activiste de Ryan Cohen dans un distributeur en difficulté. En mars 2022, son véhicule d’investissement RC Ventures avait pris une participation de 9,8 % dans l’enseigne américaine d’articles pour la maison Bed Bath & Beyond, pour un montant d’environ 150 millions de dollars. Cohen revend intégralement sa position dès août 2022, empochant une plus-value estimée à 60 millions de dollars – quelques mois à peine avant que l’enseigne ne se déclare en faillite au titre du Chapter 11, en avril 2023. L’entité juridique qui a survécu à Bed Bath & Beyond poursuit aujourd’hui Cohen et RC Ventures pour 47,2 millions de dollars, au titre de la règle dite du « short-swing profit », qui oblige tout actionnaire ayant dépassé 10 % du capital à reverser les bénéfices réalisés sur des allers-retours boursiers effectués en moins de six mois. Une juge fédérale de Manhattan, Naomi Reice Buchwald, a estimé que Cohen devait répondre de cette plainte plutôt que d’en obtenir le rejet, écartant son argument selon lequel il ignorait avoir franchi ce seuil, ainsi que le rapporte Yahoo Finance. Ce précédent – un pari activiste soldé par la faillite de la cible et une poursuite judiciaire toujours active trois ans plus tard – nourrit une bonne partie du scepticisme qui entoure aujourd’hui l’offre sur eBay.

Pourquoi le conseil d’eBay a dit non

La réponse d’eBay ne se fait pas attendre longtemps. Le 12 mai 2026, son conseil d’administration rejette formellement l’offre. Dans une lettre signée par le président du conseil Paul Pressler, eBay qualifie la proposition de GameStop de « ni crédible, ni attractive » (« neither credible nor attractive »), pointant l’incertitude entourant son financement, le niveau d’endettement que subirait le groupe combiné, et les risques opérationnels d’une telle fusion, selon CNBC. L’agence de notation Moody’s va plus loin en jugeant l’opération « credit negative » pour eBay, ne serait-ce qu’en tant que cible potentielle. Le déséquilibre de taille entre les deux entreprises alimente ce scepticisme : au moment de l’offre, la capitalisation boursière de GameStop tournait autour de 10,4 milliards de dollars, contre environ 48 milliards de dollars pour eBay – une cible près de cinq fois plus grosse que l’acquéreur annoncé.

La participation de GameStop grimpe à 9,8 % du capital d’eBay

Repoussé par la voie amicale, Ryan Cohen change de méthode sans renoncer à l’objectif. GameStop avait commencé à constituer une position en actions et produits dérivés eBay dès le 4 février 2026, avec une participation initiale proche de 5 % en début d’année. Le rythme s’accélère nettement après le rejet de mai : entre le 8 et le 15 juin 2026 seul, GameStop acquiert environ 3,5 millions d’actions supplémentaires pour 381 millions de dollars. Un dépôt réglementaire confirme, à la mi-juillet, que GameStop détient désormais environ 43,4 millions d’actions eBay, soit 9,8 % du capital – une part que Retail Dive situe même tout près du seuil des 10 % fin juillet – faisant de GameStop le premier actionnaire d’eBay, devant tout fonds institutionnel. Aucune offre publique d’achat formelle ni bataille de procurations n’a toutefois été engagée à ce stade : Cohen dit privilégier pour l’instant des discussions directes avec les autres actionnaires institutionnels d’eBay, une pression feutrée plutôt qu’un assaut frontal.

« Nous viendrons chercher eBay d’une façon ou d’une autre »

Le 16 juillet 2026, Ryan Cohen accorde un entretien à Bloomberg TV, mené par le journaliste Ed Ludlow – le même jour où GameStop annonce un partenariat avec UberEats pour la livraison le jour même dans ses magasins américains. Interrogé sur la suite du dossier eBay, Cohen martèle sa détermination :

« We’re coming for eBay one way or another » – Nous viendrons chercher eBay d’une façon ou d’une autre.

Ryan Cohen, PDG de GameStop – interview Bloomberg TV, 16 juillet 2026, via Yahoo Finance

Quelques semaines plus tôt, sur CNBC, il avait déjà résumé sa philosophie du rapport de force face au conseil d’eBay :

« We are just starting » – Nous ne faisons que commencer. « There’s only one way to approach something like this » – Il n’y a qu’une seule façon d’aborder ce genre de situation.

Ryan Cohen, PDG de GameStop – CNBC Squawk Box, 4 mai 2026

Sur ses intentions à plus long terme pour eBay, Cohen a également affirmé, dans la même série d’entretiens de juillet :

« eBay is a platform that I can build into something much more profitable and much larger » – eBay est une plateforme que je peux transformer en quelque chose de bien plus rentable et bien plus vaste.

Ryan Cohen, PDG de GameStop – interview Bloomberg TV, juillet 2026, via Yahoo Finance

Cohen chiffre lui-même son ambition à un potentiel « business à 1 000 milliards de dollars ». Dans un entretien téléphonique accordé à Business Insider, il est allé plus loin encore sur ses intentions personnelles :

« I’m going to continue doing whatever I need to do in order to buy the business. I’m going to make myself CEO of both. » – Je vais continuer à faire tout ce qu’il faut pour racheter cette entreprise. Je vais me nommer moi-même PDG des deux sociétés.

Ryan Cohen, PDG de GameStop – Business Insider, entretien téléphonique, mai 2026

Confronté par les journalistes à l’actualité de sa propre industrie – notamment l’engouement entourant la sortie de GTA 6 – Cohen a préféré couper court, expliquant vouloir « revenir parler d’eBay ». Un signe, au moins dans sa communication publique, d’une obsession assumée pour ce dossier au détriment de son cœur de métier d’origine.

GameStop tourne la page Micromania en France

Ce feuilleton américain a un écho très concret pour les joueurs français : pendant que Ryan Cohen construisait sa participation dans eBay, GameStop finalisait en parallèle son retrait du commerce physique en France. Racheté par GameStop en 2008 pour environ 700 millions de dollars (639 millions d’euros), puis fusionné en 2017 avec Zing Pop Culture pour devenir Micromania-Zing, le distributeur avait vu sa maison mère confirmer dès février 2025 son intention de céder ses quelque 300 magasins et 1 200 salariés en France, selon les chiffres relayés par le Journal du Geek. La vente a été finalisée le 17 juillet 2026, au profit d’un consortium franco-québécois emmené par Stephan Tétrault, Jean-François Chenail, Sandra Callahan et Stephen Callahan – mettant un terme à dix-huit années de propriété américaine, selon les détails rapportés par Achievement Industry. Une réouverture-vitrine sous forme de magasin phare est déjà annoncée pour octobre 2026.

« C’est un immense privilège d’écrire le prochain chapitre de l’histoire de Micromania. Nous arrivons avec énormément de respect pour les équipes qui ont bâti cette enseigne depuis plus de quarante ans. Notre objectif n’est pas de changer son identité, mais bel et bien de conserver la marque Micromania et lui redonner toute sa force en revenant à ce qui a toujours fait son succès. »

Stephan Tétrault, nouveau dirigeant de Micromania – communiqué repris par Achievement Industry, juillet 2026

Un retrait européen entamé dès 2024

La France n’est que le dernier domino d’un repli engagé depuis 2024. GameStop a fermé l’intégralité de ses magasins en Allemagne fin janvier 2025. En Italie, c’est l’enseigne Cidiverte qui a repris les points de vente, rebaptisés Gamelife. Ce retrait coordonné du commerce physique européen intervient alors même que Ryan Cohen, à des milliers de kilomètres de là, engageait le plus gros pari financier de sa carrière sur eBay : GameStop abandonne les vitrines pour miser sur la haute finance, un contraste qui n’a pas échappé aux observateurs du secteur.

Les objets de collection dépassent le hardware

Ce virage stratégique s’appuie sur une mue financière déjà bien engagée. Sur son premier trimestre d’exercice 2026 (clos le 2 mai 2026), GameStop a publié un chiffre d’affaires de 835,3 millions de dollars (+14,0 % sur un an) et un bénéfice net record de 389,6 millions de dollars, contre 44,8 millions de dollars un an plus tôt – soit près de 8,7 fois plus. Le résultat inclut un gain latent de 268 millions de dollars sur la participation dans eBay, et s’accompagne de l’annonce d’un programme de rachat d’actions de 2 milliards de dollars.

Le détail par segment illustre la bascule du modèle : les objets de collection représentent désormais 348,9 millions de dollars, soit 41,8 % du chiffre d’affaires (+64,9 % sur un an) – dépassant pour la première fois de l’histoire du groupe le segment matériel et accessoires, qui recule à 333,7 millions de dollars (39,9 %, -3,4 %). Les logiciels, jeux physiques et numériques confondus, ne pèsent plus que 152,7 millions de dollars (18,3 %, -13,0 %). GameStop n’est donc plus, à proprement parler, un « vendeur de jeux vidéo » au sens classique du terme : c’est un distributeur de produits dérivés et de collection qui, en parallèle, tente de racheter une plateforme d’e-commerce généraliste.

GameStop face à eBay : David contre Goliath

Mis côte à côte, les deux groupes affichent un rapport de force qui explique une bonne partie du scepticisme de Wall Street envers cette offre non sollicitée.

CritèreGameStopeBay
Ticker / BourseNYSE : GMENasdaq : EBAY
Cœur de métier historiqueDistribution physique de jeux vidéo et produits dérivésMarketplace mondiale d’enchères et de vente entre particuliers
Capitalisation boursière (mai 2026)~10,4 milliards de dollars~48 milliards de dollars
Rôle dans l’opérationAcquéreur déclaré (offre non sollicitée)Cible (offre rejetée par le conseil)
Participation croiséeDétient ~9,8 % du capital d’eBayAucune participation connue dans GameStop
Dirigeant associé au dossierRyan Cohen, PDGPaul Pressler, président du conseil

Chronologie complète du feuilleton GameStop-eBay

De la constitution discrète d’une participation à l’annonce publique de la vente de Micromania, voici les principales étapes du dossier telles qu’elles se sont enchaînées depuis février 2026.

DateÉvénement
4 février 2026GameStop commence à constituer sa participation dans eBay (environ 5 % initialement, via titres et dérivés)
3-4 mai 2026Lettre de Ryan Cohen au conseil d’eBay, puis annonce publique sur CNBC : offre de 55,5 Md$ (125 $/action)
12 mai 2026Le conseil d’eBay rejette l’offre, la jugeant « ni crédible, ni attractive »
8-15 juin 2026GameStop achète environ 3,5 millions d’actions eBay supplémentaires pour 381 M$
23-25 juin 2026Ryan Cohen renonce à son plan de rémunération de 35 Md$ pour se concentrer sur eBay
16 juillet 2026Interview Bloomberg TV : « Nous viendrons chercher eBay d’une façon ou d’une autre » ; partenariat UberEats annoncé
17 juillet 2026Vente de Micromania-Zing en France finalisée, fin de 18 ans de propriété GameStop
18-21 juillet 2026Dépôt réglementaire confirmant une participation à 9,8 % du capital d’eBay (~43,4 M actions)
20 juillet 2026Forbes rapporte que GameStop « double la mise » dans sa poursuite d’eBay
30 juillet 2026Action GameStop autour de 21,80 $, dans une fourchette 52 semaines de 19,93 à 28,10 $

Wall Street reste sceptique

Fin juillet 2026, l’action GameStop évolue autour de 21,80 dollars, dans une fourchette sur 52 semaines comprise entre 19,93 et 28,10 dollars. La perception du titre reste contrastée : les modèles quantitatifs suivis par certaines plateformes financières affichent un avis globalement acheteur, tandis que le consensus classique des analystes de Wall Street continue de juger le titre « surévalué » au regard des fondamentaux du groupe. Ce grand écart entre l’engouement spéculatif et la prudence des maisons de courtage traditionnelles résume assez bien la nature du dossier eBay : un pari activiste porté par la conviction personnelle de Ryan Cohen, plus que par un plan de financement pleinement bouclé aux yeux des agences de notation.

2026, année des méga-fusions dans le jeu vidéo

Le pari eBay de GameStop ne survient pas dans le vide : 2026 restera comme une année charnière pour la consolidation financière de l’industrie du jeu vidéo. Electronic Arts est engagé dans son propre feuilleton, avec un rachat à 55 milliards de dollars mené par un consortium emmené par le fonds souverain saoudien PIF et Silver Lake, toujours bloqué par l’examen du CFIUS américain. Ubisoft, de son côté, traverse une crise financière sans précédent, avec une perte record et une action divisée par plus de dix en sept ans. Dans les trois cas, ce sont des montants dépassant plusieurs dizaines de milliards de dollars qui redessinent la carte de l’industrie – non plus seulement au fil des sorties de jeux, mais au rythme des salles de marché et des cabinets d’avocats d’affaires. GameStop, qui ne publie plus aucun jeu et ne possède presque plus de magasins physiques hors des États-Unis, s’impose paradoxalement comme l’un des acteurs les plus commentés de cette vague, alors même que son activité historique de distribution s’efface un peu plus chaque trimestre.

Quel dénouement pour cette OPA hors norme ? Cinq scénarios

Ryan Cohen pourrait porter son offre directement devant les actionnaires d’eBay. Faute d’accord avec le conseil, la voie la plus logique pour Cohen consiste à transformer sa participation de 9,8 % en levier de pression directe sur les autres actionnaires institutionnels, plutôt que de négocier avec des dirigeants qui ont déjà dit non une fois.

Le scénario Bed Bath & Beyond plane sur tout le dossier. Si le financement venait à se gripper – en particulier si les agences de notation refusaient la note « investment grade » requise par TD Securities – l’offre pourrait s’effondrer de la même manière que le pari sur Bed Bath & Beyond, laissant à nouveau Cohen face à des accusations de coup boursier plutôt que de stratégie industrielle.

eBay pourrait renforcer ses défenses anti-OPA ou chercher un autre partenaire. Un rejet aussi tranché du conseil, assorti d’un avis négatif de Moody’s, laisse penser qu’eBay pourrait explorer des mesures de défense classiques ou un rapprochement alternatif plutôt que de se laisser acculer par la seule pression actionnariale de GameStop.

GameStop poursuivra son retrait du commerce physique, quel que soit le sort du dossier eBay. Après l’Allemagne, l’Italie puis la France, l’entreprise n’a plus guère de vitrines à céder en dehors des États-Unis : le pari eBay ressemble de plus en plus à un choix stratégique définitif, celui d’un acteur qui se réinvente en investisseur activiste plutôt qu’en distributeur.

Le dossier devrait s’étirer au moins jusqu’à la fin de l’année 2026 sans dénouement clair. Entre l’absence d’offre publique formelle, le calendrier des agences de notation et la nécessité de convaincre des actionnaires institutionnels échaudés, rien n’indique qu’une résolution rapide – dans un sens ou dans l’autre – soit à attendre avant plusieurs mois.

Questions fréquentes sur le rachat de GameStop et eBay

Combien GameStop propose-t-il pour racheter eBay ?
GameStop a proposé 125 dollars par action, soit une valorisation totale d’environ 55,5 milliards de dollars, payable pour moitié en liquidités et pour moitié en actions GameStop.

Pourquoi eBay a-t-il rejeté l’offre de GameStop ?
Le conseil d’administration d’eBay, par la voix de son président Paul Pressler, a jugé l’offre « ni crédible, ni attractive », en raison de l’incertitude sur son financement et du niveau d’endettement qu’elle imposerait au groupe combiné.

Quelle part du capital d’eBay GameStop détient-il aujourd’hui ?
Selon les derniers dépôts réglementaires connus, GameStop détient environ 9,8 % du capital d’eBay (environ 43,4 millions d’actions), ce qui en fait le premier actionnaire de la plateforme.

GameStop possède-t-il encore des magasins Micromania en France ?
Non. La vente de Micromania-Zing à un consortium franco-québécois a été finalisée le 17 juillet 2026, mettant fin à dix-huit ans de propriété américaine sur l’enseigne, qui compte environ 300 magasins et 1 200 salariés en France.

Ryan Cohen a-t-il déjà mené une opération semblable par le passé ?
Oui. En 2022, il avait pris une participation activiste dans Bed Bath & Beyond avant de revendre ses parts quelques mois avant la faillite de l’enseigne en 2023 ; il fait aujourd’hui l’objet d’une poursuite pour 47,2 millions de dollars liée à cette opération.

Une offre publique d’achat formelle a-t-elle été déposée sur eBay ?
Non, à ce stade GameStop n’a engagé ni offre publique d’achat formelle ni bataille de procurations. Ryan Cohen dit privilégier des discussions directes avec les actionnaires institutionnels d’eBay.

Sur quelles Bourses GameStop et eBay sont-ils cotés ?
GameStop est coté au NYSE sous le symbole GME, tandis qu’eBay est coté au Nasdaq sous le symbole EBAY. Les deux entreprises ne sont pas cotées sur le même marché.

Que devient l’activité de vente de jeux vidéo de GameStop aujourd’hui ?
Elle recule fortement : au premier trimestre de l’exercice 2026, les logiciels ne représentaient plus que 18,3 % du chiffre d’affaires du groupe, désormais dominé par les objets de collection (41,8 %), qui ont dépassé le matériel et les accessoires pour la première fois de l’histoire de l’entreprise.

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