Steam, Epic Games Store, Xbox, GOG.com : en 2026, un joueur PC moyen possède des jeux dispersés sur au moins trois ou quatre plateformes différentes, chacune avec son propre client, ses propres identifiants et sa propre liste d’amis. GOG Galaxy, le launcher gratuit de GOG.com, résout ce problème en unifiant jusqu’à 43 intégrations dans une seule fenêtre, sans jamais forcer l’installation d’un DRM sur vos jeux GOG. Ce guide détaille, en 12 étapes vérifiées, comment installer le client, connecter chaque plateforme, configurer les sauvegardes cloud et sécuriser votre compte, avec les chiffres et les liens officiels à jour au 1er août 2026.

Qu’est-ce que GOG Galaxy ?

GOG Galaxy est le client de bureau gratuit édité par GOG.com, une plateforme fondée le 22 février 2008 à Varsovie sous le nom « Good Old Games » avant de se rebaptiser GOG.com en mars 2012. Le service a longtemps appartenu à CD Projekt, mais depuis le 29 décembre 2025, GOG.com et GOG Galaxy sont détenus à 100 % par le cofondateur Michał Kiciński, qui a racheté l’entité pour 90,7 millions de zlotys polonais (environ 25,2 millions de dollars), une opération confirmée par le communiqué officiel de CD Projekt. Un accord de distribution garantit que les futurs titres de CD Projekt RED (Witcher 4, la suite de Cyberpunk 2077) continueront de sortir sur GOG malgré ce changement d’actionnariat.

Le client Galaxy a été annoncé en juin 2014, avec une bêta ouverte lancée le 15 octobre 2014. La version actuelle, Galaxy 2.0, qui introduit l’architecture d’intégrations multiplateformes utilisée aujourd’hui, est passée en bêta fermée en juin 2019 puis en bêta ouverte en décembre 2019. GOG Galaxy tourne sur Windows et macOS ; le support Linux natif, très attendu, est en développement actif mais sans date de sortie confirmée (voir plus bas). L’application elle-même est entièrement gratuite : elle ne demande qu’un compte GOG.com, lui aussi gratuit.

Pourquoi unifier vos bibliothèques avec GOG Galaxy ?

L’argument central de GOG Galaxy n’est pas de remplacer Steam ou l’Epic Games Store, mais de superposer une couche de gestion unique par-dessus tous vos launchers existants. Concrètement, cela signifie une seule liste d’amis multiplateforme, une seule barre de recherche pour retrouver un jeu quel que soit son magasin d’origine, et un seul endroit où consulter vos statistiques et succès. GOG lui-même reste une boutique sans DRM : chaque jeu acheté sur GOG.com est livré sous forme d’installeur autonome que vous pouvez copier, archiver ou réinstaller sans jamais repasser par un serveur d’activation, une différence philosophique majeure par rapport à Steam ou à l’Epic Games Store.

Cette approche n’est pas seulement idéologique : GOG a démontré qu’une boutique sans DRM pouvait rivaliser commercialement avec les mastodontes du secteur. Lors du lancement de Cyberpunk 2077 en 2021, GOG a représenté environ 10 % des ventes PC du jeu et près d’un tiers des précommandes anticipées, une performance notable pour une plateforme qui ne pèse qu’une fraction du catalogue de Steam. Pour l’utilisateur final, l’intérêt pratique de Galaxy est plus terre-à-terre : ne plus ouvrir quatre applications différentes chaque soir pour savoir où se trouve tel ou tel jeu.

Prérequis avant d’installer GOG Galaxy

La page officielle des prérequis système de support.gog.com bloque les requêtes automatisées ; les chiffres ci-dessous proviennent donc d’agrégateurs tiers indépendants recoupés entre eux, à prendre comme un plancher indicatif plutôt qu’une spécification GOG garantie au chiffre près.

ComposantMinimum indicatif
Système d’exploitationWindows 10 64 bits ou plus récent (ou macOS)
ProcesseurÉquivalent Intel Core i3
Mémoire vive (RAM)4 Go minimum
Espace disque (client seul)Environ 200 Mo, hors jeux installés
Carte graphiqueCompatible DirectX 10
Compte requisCompte GOG.com gratuit
Connexion InternetNécessaire à l’installation et à la connexion des intégrations

Aucune licence payante n’est nécessaire : GOG Galaxy est gratuit, tout comme la quasi-totalité des intégrations communautaires détaillées à l’étape 6. Seuls certains jeux eux-mêmes restent payants sur leur boutique d’origine.

Étape 1 : Créer un compte GOG.com gratuit

Rendez-vous sur gog.com et cliquez sur « Créer un compte ». Une adresse e-mail valide et un mot de passe suffisent ; aucune carte bancaire n’est demandée pour ouvrir le compte lui-même. Confirmez votre adresse via l’e-mail de vérification envoyé automatiquement : sans cette confirmation, GOG Galaxy refusera la connexion au moment de l’étape 4. Si vous possédez déjà des jeux GOG achetés par le passé, ils apparaîtront automatiquement dans votre bibliothèque dès la connexion, sans manipulation supplémentaire.

Étape 2 : Télécharger le client GOG Galaxy

Le programme d’installation se télécharge depuis la page officielle gog.com/galaxy, qui détecte automatiquement votre système d’exploitation pour proposer le bon exécutable. L’installeur Windows repose sur Inno Setup, ce qui autorise des options en ligne de commande utiles pour un déploiement automatisé (voir étape 3). Vérifiez que le fichier téléchargé pèse plusieurs dizaines de mégaoctets avant de l’exécuter : un fichier anormalement petit signale généralement un téléchargement interrompu plutôt qu’un problème de sécurité.

Étape 3 : Installer GOG Galaxy sur Windows ou macOS

L’installation standard se limite à quelques clics « Suivant », mais deux méthodes alternatives valent le détour si vous gérez plusieurs machines ou préférez un gestionnaire de paquets.

Sous Windows

Pour une installation silencieuse, sans aucune fenêtre ni clic requis (utile pour un script de déploiement ou une réinstallation automatisée), lancez l’exécutable avec les commutateurs suivants :

GOG_Galaxy_2.0.exe /VERYSILENT /SUPPRESSMSGBOXES /NORESTART /LOG="galaxy_install.log"

Le fichier journal généré par /LOG est votre premier réflexe de dépannage en cas d’échec silencieux : il détaille chaque étape de l’installeur Inno Setup. Alternative tout aussi valable si vous utilisez déjà le gestionnaire de paquets natif de Windows :

winget install --id GOG.Galaxy -e

L’identifiant GOG.Galaxy est référencé officiellement dans le dépôt winget-pkgs de Microsoft, ce qui garantit un binaire signé et à jour. Pour confirmer que l’installation a bien abouti sans ouvrir le client :

winget list --id GOG.Galaxy

Sous macOS

Sur Mac, glissez simplement l’application téléchargée dans le dossier Applications, comme pour tout logiciel macOS classique. Il n’existe pas d’équivalent winget officiellement maintenu par GOG pour macOS ; Homebrew ne référence pas non plus GOG Galaxy en cask à ce jour, l’installation manuelle reste donc la méthode recommandée sur cet OS.

Étape 4 : Effectuer la configuration initiale et se connecter

Au premier lancement, connectez-vous avec les identifiants créés à l’étape 1. GOG Galaxy propose ensuite un rapide tour d’interface : la colonne de gauche liste vos plateformes connectées, le centre affiche votre bibliothèque unifiée, et l’icône d’ami en haut à droite ouvre la liste sociale multiplateforme. Prenez le temps d’ouvrir Paramètres → Général pour activer ou désactiver le lancement automatique au démarrage de Windows selon votre préférence : contrairement à Steam, ce comportement n’est pas activé par défaut sur toutes les installations.

Étape 5 : Connecter les intégrations officielles (Epic Games Store et Xbox)

GOG ne développe et ne maintient en interne que deux intégrations : Epic Games Store et Xbox (couvrant le Xbox Live et le PC Game Pass). Toutes les autres, détaillées à l’étape suivante, sont des greffons communautaires open source non garantis par l’éditeur. Pour activer les deux intégrations officielles, ouvrez Paramètres → Intégrations, cliquez sur le logo Epic Games Store, puis authentifiez-vous via la fenêtre de connexion Epic qui s’ouvre en superposition. Répétez l’opération pour Xbox : GOG Galaxy utilise alors l’authentification Microsoft standard, avec prise en charge native de la double authentification si vous l’avez activée côté Microsoft.

Une fois connectées, ces deux bibliothèques apparaissent automatiquement fusionnées dans la vue principale, avec un petit badge indiquant la plateforme d’origine de chaque jeu. Aucune réinstallation n’est requise : GOG Galaxy détecte les jeux Epic ou Xbox déjà installés sur le disque et se contente de les référencer.

Étape 6 : Installer les intégrations communautaires

C’est ici que GOG Galaxy dépasse largement ses concurrents directs. Le dépôt communautaire open source awesome-gog-galaxy, maintenu par le développeur Mixaill et vérifié en direct sur GitHub le 1er août 2026, recense très précisément 43 intégrations au total, réparties comme suit :

CatégorieNombreExemples
Officielles (GOG)2Epic Games Store, Xbox
Communautaires – Boutiques18Steam, EA App, Ubisoft Connect, PlayStation Network, Amazon Games, Rockstar Games Launcher
Communautaires – Jeux6Intégrations ciblant un titre ou une franchise spécifique
Communautaires – Émulateurs16RetroArch, ScummVM, Citra/3DS et autres frontaux d’émulation
Communautaires – Autre1Importateur générique d’installations locales
Total43

Contrairement aux intégrations officielles, ces greffons s’installent manuellement. Fermez complètement GOG Galaxy avant de commencer (y compris dans la zone de notification Windows) : le client ne scanne le dossier des plugins qu’au démarrage, et un ajout à chaud n’est jamais détecté. Téléchargez ensuite l’archive de la release depuis la page GitHub officielle du plugin choisi – jamais depuis un site miroir tiers – et extrayez-la dans le dossier correspondant à votre système :

%localappdata%\GOG.com\Galaxy\plugins\installed\
~/Library/Application Support/GOG.com/Galaxy/plugins/installed/

Une fois deux ou trois plugins installés correctement, le dossier plugins/installed/ doit ressembler à ceci :

plugins/installed/
├── steam_a1e05de6-3ae8-4d0e-a290-cf835f9be718/
│   └── plugin.json
├── ea_app_9a6ca409-6ee1-49ac-9c6c-e21b3a2fd7bd/
│   └── plugin.json
└── ubisoft_connect_58b4a4a8-4a44-4e00-9c66-e1a63a1a5a8f/
    └── plugin.json

Relancez GOG Galaxy : les nouvelles plateformes apparaissent dans Paramètres → Intégrations, prêtes à être connectées exactement comme Epic ou Xbox à l’étape précédente. Le fait que ces plugins reposent sur le SDK officiel de GOG (détaillé dans les astuces avancées) limite les risques de rupture à chaque mise à jour du client, sans toutefois les rendre garantis à 100 % dans le temps.

Étape 7 : Unifier et organiser votre bibliothèque de jeux

Une fois plusieurs plateformes connectées, la vue « Bibliothèque » regroupe automatiquement tous vos jeux. Utilisez la recherche globale (raccourci accessible depuis la barre supérieure) pour retrouver un titre par son nom sans savoir sur quelle plateforme il se trouve : elle interroge simultanément votre bibliothèque et votre liste d’amis. Les filtres par tags personnalisés permettent de créer des vues comme « Terminé », « En cours » ou « Multijoueur », indépendamment de la plateforme d’origine de chaque jeu – une fonctionnalité qu’aucun launcher pris isolément (Steam, Epic) ne propose nativement pour des jeux hors de son propre écosystème.

Ces personnalisations (tags, vues favorites, ordre de tri) sont synchronisées dans le cloud GOG et se retrouvent automatiquement sur toute autre machine où vous vous connectez avec le même compte, au même titre que les sauvegardes détaillées à l’étape suivante.

Profitez-en pour explorer une fonctionnalité propre à GOG et absente de Steam ou de l’Epic Games Store : le téléchargement d’installeurs hors ligne. Depuis la fiche de chaque jeu GOG (et non depuis le client Galaxy lui-même, mais depuis le site gog.com), un bouton « Télécharger l’installeur hors ligne » génère un exécutable autonome que vous pouvez archiver sur un disque externe ou une clé USB. Ce fichier permet de réinstaller le jeu des années plus tard sans connexion Internet ni serveur d’activation à interroger – la conséquence directe et concrète de la philosophie sans DRM évoquée plus haut, et un argument fréquemment cité par les joueurs qui archivent leur ludothèque sur le long terme.

Étape 8 : Configurer les sauvegardes cloud et la synchronisation

Pour les jeux GOG nativement compatibles, activez la sauvegarde cloud depuis la page du jeu, onglet « Paramètres du jeu » puis « Sauvegardes cloud ». Les fichiers sont alors répliqués vers un sous-dossier Storage\Shared\Files associé à votre compte, consultable et restaurable depuis n’importe quel PC où vous relancez le même jeu via Galaxy. Tous les jeux ne prennent pas en charge cette fonctionnalité : GOG documente la compatibilité au cas par cas sur chaque fiche produit, une vérification à faire avant de compter dessus pour un titre précis.

Pour les jeux importés depuis une intégration communautaire (Steam, EA App, etc.), la sauvegarde cloud reste gérée par la plateforme d’origine et non par GOG Galaxy lui-même : Galaxy affiche l’état de synchronisation mais ne remplace pas Steam Cloud ou EA Play Cloud Saves.

Étape 9 : Activer les fonctionnalités sociales multiplateformes

La liste d’amis de GOG Galaxy fusionne les contacts GOG natifs avec ceux importés depuis Epic ou Xbox si ces intégrations exposent cette donnée. Depuis l’icône « Amis », un clic sur « Ajouter des amis » propose de rechercher un pseudonyme GOG ou d’importer directement les contacts d’une plateforme connectée. Le panneau affiche en temps réel le statut en ligne, le jeu actuellement lancé et, pour les jeux compatibles, la progression des succès. Ces informations restent visibles uniquement par vos contacts GOG, avec un réglage de confidentialité granulaire accessible depuis Paramètres → Confidentialité pour limiter la visibilité de votre activité.

Étape 10 : Configurer l’overlay en jeu et les captures d’écran

L’overlay intégré s’active depuis Paramètres → Overlay en jeu et affiche, par défaut, une notification discrète lors des messages d’amis ou des mises à jour de succès sans quitter le jeu. Le raccourci de capture d’écran par défaut est configurable dans le même panneau ; les images sont automatiquement classées par jeu et accessibles depuis l’onglet « Captures d’écran » de chaque fiche. Point important : l’overlay ne fonctionne que pour les jeux lancés depuis GOG Galaxy – démarrer un exécutable directement depuis son dossier d’installation, en contournant le client, désactive l’overlay pour cette session.

Étape 11 : Gérer le stockage, déplacer et réparer vos jeux

GOG Galaxy ne propose pas de bouton natif « déplacer vers un autre disque », contrairement à Steam. Pour changer l’emplacement d’un jeu, la méthode sûre consiste à copier manuellement le dossier d’installation vers la nouvelle destination, puis à utiliser Gérer l’installation → Vérifier / réparer depuis la fiche du jeu pour que Galaxy retrouve les fichiers et corrige les chemins internes. Ne coupez jamais cette étape : un simple déplacement de dossier sans vérification laisse souvent les raccourcis et les métadonnées pointer vers l’ancien chemin.

ÉlémentWindowsmacOS
Dossier des plugins%localappdata%\GOG.com\Galaxy\plugins\installed\~/Library/Application Support/GOG.com/Galaxy/plugins/installed/
Stockage des jeux%LocalAppData%\GOG.com\Galaxy\Applications\<ClientID>\Storage~/Library/Application Support/GOG.com/Galaxy/Applications/<ClientID>/Storage
Sauvegardes cloudStorage\Shared\Files (sous le chemin ci-dessus)Storage/Shared/Files (sous le chemin ci-dessus)

Étape 12 : Sécuriser votre compte et vos données

GOG.com étant désormais une entreprise basée dans l’Union européenne (Pologne), le RGPD s’applique nativement au traitement de vos données, avec la possibilité pour tout utilisateur français de saisir la CNIL en cas de litige non résolu directement avec l’éditeur. La page officielle du produit affirme que les données de compte ne sont pas partagées avec des tiers à des fins commerciales ; en pratique, la meilleure hygiène de sécurité reste entre vos mains :

  • Activez la double authentification sur votre compte GOG.com dans les paramètres de sécurité du site, pas seulement sur les plateformes tierces connectées.
  • Utilisez un mot de passe unique, généré par un gestionnaire de mots de passe, plutôt qu’un mot de passe réutilisé depuis Steam ou Epic.
  • En cas de perte d’un appareil, révoquez l’accès depuis chaque plateforme tierce concernée (Steam, Epic, Xbox) : GOG Galaxy ne centralise pas la révocation des jetons OAuth des intégrations communautaires, il faut donc traiter chaque source séparément.
  • Ne partagez jamais le contenu de votre dossier de configuration Galaxy, qui peut contenir des jetons de session en cache.

GOG Galaxy sous Linux : où en est-on en 2026 ?

GOG Galaxy reste, à ce jour, indisponible nativement sous Linux – une lacune ancienne alors que GOG.com propose des téléchargements Linux pour de nombreux jeux depuis des années. La situation a toutefois bougé le 28 juillet 2026 : le co-PDG de GOG, Krzysztof Papliński, a confirmé par écrit au site spécialisé GamingOnLinux qu’un client Linux natif est désormais en développement actif, après le recrutement d’un ingénieur spécialisé annoncé plus tôt dans l’année.

« Linux reste l’un des sujets sur lesquels nous recevons le plus de retours de la part de notre communauté, et nous apprécions vraiment la passion et la patience de tous ceux qui nous posent la question. À la suite du poste que nous avons annoncé plus tôt cette année, nous avons maintenant recruté le spécialiste et nous explorons activement la meilleure approche pour le support de Linux sur GOG GALAXY. Il s’agit d’un chantier important : nous ne sommes donc pas encore prêts à partager des plans, des délais ou des résultats précis, mais c’est un domaine dans lequel nous investissons réellement du temps et des efforts. »

Krzysztof Papliński, co-PDG de GOG, cité par GamingOnLinux (traduit de l’anglais)

Aucune date de sortie n’a été communiquée, et ni fonctionnalités ni feuille de route détaillée n’ont filtré à ce stade. L’information a été corroborée indépendamment par It’s FOSS et par PC Gamer, ce qui écarte l’hypothèse d’une rumeur isolée. En attendant, la solution communautaire la plus citée reste MiniGalaxy, un client Linux natif indépendant qui ne repose pas sur Wine pour lancer les installeurs GOG – une alternative fonctionnelle mais non officielle, à ne pas confondre avec le futur client natif de GOG lui-même.

Utiliser GOG Galaxy sur Steam Deck en attendant le client Linux

En attendant un client Linux officiel, de nombreux possesseurs de Steam Deck font déjà tourner GOG Galaxy via Proton, la couche de compatibilité Windows intégrée à SteamOS. La méthode, documentée notamment par Pi My Life Up, consiste à basculer en Mode Bureau, télécharger l’installeur Windows classique depuis gog.com/galaxy, puis l’ajouter à Steam via Ajouter un jeu non-Steam. Un clic droit sur le raccourci fraîchement créé, puis Propriétés → Compatibilité, permet de forcer une version récente de Proton avant de relancer le Mode Jeu.

Ce n’est pas un support officiel : GOG ne teste ni ne garantit le fonctionnement de son client sous Proton, et ProtonDB – la base communautaire de compatibilité – ne référence que les jeux vendus sur la boutique Steam, pas les launchers tiers comme GOG Galaxy. En pratique, l’absence de DRM sur les jeux GOG simplifie nettement la tâche de Proton par rapport à un launcher qui embarquerait une protection anti-copie active, ce qui explique pourquoi cette solution de contournement reste populaire dans la communauté Steam Deck malgré son statut non officiel. Pour un support Linux réellement natif dès aujourd’hui plutôt qu’un contournement via Proton, Heroic Games Launcher reste l’option la plus mature.

Erreurs courantes à éviter

Télécharger un plugin communautaire depuis un site miroir. Les intégrations listées sur awesome-gog-galaxy ne doivent être récupérées que depuis leur dépôt GitHub officiel respectif. Un site tiers republiant « le même fichier » peut avoir modifié le binaire.

Laisser le client ouvert pendant l’installation d’un plugin. GOG Galaxy ne scanne le dossier plugins/installed/ qu’au démarrage ; un ajout à chaud n’est jamais pris en compte tant que le processus tourne encore, y compris en arrière-plan dans la zone de notification.

Confondre les deux intégrations officielles avec les 41 intégrations communautaires. Seules Epic Games Store et Xbox sont développées et garanties par GOG ; toutes les autres dépendent de la maintenance bénévole de contributeurs open source.

Suivre un tutoriel mentionnant GOG Connect comme actif. Ce service, qui permettait de récupérer gratuitement une version DRM-free d’un jeu Steam déjà possédé, est discontinué depuis 2023. Tout guide qui le présente comme fonctionnel aujourd’hui est obsolète.

Copier un chemin Windows sur macOS, ou l’inverse. Les deux systèmes utilisent une arborescence de configuration totalement différente (voir le tableau de l’étape 11) ; un chemin copié-collé sans adaptation ne créera simplement aucun effet.

Négliger la sauvegarde du dossier de plugins avant une réinstallation de Windows. Une réinstallation du système efface le dossier %localappdata% : sans sauvegarde préalable, chaque intégration communautaire devra être retéléchargée et reconfigurée une à une.

Attendre un support Linux natif immédiat. Le projet est confirmé en développement depuis juillet 2026, mais GOG n’a donné aucune date : présenter cela comme « disponible bientôt » relève de la spéculation, pas du fait vérifié.

Dépannage : résoudre les problèmes fréquents

Un plugin fraîchement installé n’apparaît pas dans Intégrations. Vérifiez dans le Gestionnaire des tâches (Windows) qu’aucun processus GOG Galaxy ne tourne encore en arrière-plan, fermez-le complètement, puis relancez le client.

Erreur de connexion lors de la liaison d’un compte Steam ou Epic. Vérifiez que la double authentification du compte tiers n’attend pas une validation dans une fenêtre restée en arrière-plan, puis réessayez après quelques minutes : les serveurs d’intégration communautaires appliquent parfois une limitation temporaire après plusieurs tentatives rapprochées.

Les jaquettes de certains jeux importés restent vides. Forcez une actualisation depuis le menu contextuel de la bibliothèque, ou redémarrez le client : les métadonnées graphiques sont récupérées de façon asynchrone après l’import initial.

La synchronisation cloud reste bloquée sur « En cours ». Vérifiez l’espace de stockage disponible sur votre compte GOG.com, puis coupez et rétablissez la connexion réseau : un blocage prolongé provient presque toujours d’une coupure réseau pendant le transfert plutôt que d’un fichier corrompu.

Le client plante au démarrage après une mise à jour Windows. Réinstallez avec les commutateurs silencieux de l’étape 3 et consultez le fichier généré par /LOG pour identifier le composant en cause avant de contacter le support.

L’overlay en jeu ne s’affiche jamais. Confirmez qu’il est activé dans Paramètres → Overlay, puis vérifiez que le jeu a bien été lancé depuis le bouton « Jouer » de Galaxy, et non directement depuis son exécutable.

La liste d’amis multiplateforme semble incomplète après une mise à jour. Déconnectez puis reconnectez l’intégration concernée depuis Paramètres → Intégrations ; une resynchronisation complète des contacts se déclenche automatiquement.

Message « Impossible de vérifier les fichiers du jeu » pendant Vérifier / réparer. Confirmez l’espace disque disponible sur le disque de destination, puis relancez GOG Galaxy en tant qu’administrateur pour écarter un problème de permissions sur le dossier d’installation.

Espace disque insuffisant lors du déplacement d’une installation. Copiez d’abord le dossier vers le nouveau disque avant de supprimer l’ancien : un copier-déplacer direct qui échoue à mi-chemin peut corrompre l’installation des deux côtés.

Le client reste bloqué sur « Connexion en cours… ». Vérifiez qu’aucun pare-feu ou antivirus ne bloque le processus GalaxyClient.exe, puis redémarrez le client en tant qu’administrateur.

Astuces avancées pour aller plus loin

Pour un déploiement sur plusieurs machines (foyer avec plusieurs PC, association de retrogaming, cybercafé), combinez la commande winget silencieuse de l’étape 3 avec un script de post-installation qui copie directement un dossier plugins/installed/ pré-rempli : cela évite de reconfigurer chaque intégration communautaire manuellement sur chaque poste.

Les développeurs souhaitant créer leur propre intégration, ou simplement comprendre comment fonctionnent les 41 plugins communautaires de l’étape 6, peuvent s’appuyer sur le SDK officiel Galaxy Integrations Python API, publié par GOG lui-même :

pip install galaxy.plugin.api

Le code source complet est disponible sur github.com/gogcom/galaxy-integrations-python-api, et le paquet est référencé officiellement sur PyPI. C’est exactement la base technique sur laquelle reposent les intégrations Steam, EA App ou Ubisoft Connect listées plus haut, ce qui explique pourquoi elles survivent généralement bien aux mises à jour du client principal.

Dernière astuce simple mais souvent négligée : sauvegardez périodiquement votre dossier plugins/installed/ complet dans une archive datée, en plus de vos sauvegardes de jeux habituelles. En cas de réinstallation du système, vous restaurez toutes vos intégrations communautaires en une seule extraction plutôt qu’en refaisant chaque étape 6 individuellement.

GOG Galaxy face à Steam, Epic et les autres launchers

GOG Galaxy n’est pas seul sur le créneau de l’unification de bibliothèques : Heroic Games Launcher et Lutris visent un public proche, avec des approches légèrement différentes. Le tableau suivant résume les différences structurelles majeures.

LauncherPrixDRMBibliothèques unifiéesLinux natif
GOG GalaxyGratuitSans DRM (jeux GOG)Oui – 43 intégrationsNon, en développement (2026)
SteamGratuitSelon l’éditeurNon, Steam uniquementOui (SteamOS, Proton)
Epic Games StoreGratuitSelon l’éditeurNon, Epic uniquementNon
Heroic Games LauncherGratuit, open sourceSans DRM (jeux GOG)Epic + GOGOui, natif
LutrisGratuit, open sourceSelon la sourceOui, via scripts d’installationOui, natif

La vraie différence tient donc moins au prix – tous ces outils sont gratuits – qu’à la philosophie et à la maturité de l’écosystème d’intégrations. GOG Galaxy l’emporte largement sur le nombre d’intégrations disponibles (43 contre une poignée pour Heroic), mais reste en retard sur le terrain Linux, où Heroic et Lutris ont plusieurs années d’avance nativement. Rien n’empêche d’ailleurs de faire cohabiter les trois : beaucoup d’utilisateurs avancés gardent GOG Galaxy pour les intégrations Windows/macOS et Steam pour l’anticheat de certains jeux compétitifs (voir notre comparatif Steam vs Epic Games Store), tout en testant Lutris ou une distribution Linux gaming comme Bazzite sur une seconde machine.

Foire aux questions

GOG Galaxy est-il vraiment gratuit ?
Oui, intégralement. Seul un compte GOG.com gratuit est requis pour se connecter ; aucun abonnement ni version premium n’existe pour le client lui-même. Seuls certains jeux, vendus séparément sur leur boutique d’origine, restent payants.

GOG Galaxy fonctionne-t-il sous Linux ?
Pas nativement au 1er août 2026. Un client natif est en développement actif depuis l’annonce du co-PDG Krzysztof Papliński le 28 juillet 2026, mais sans date de sortie. En attendant, MiniGalaxy est l’alternative communautaire la plus citée pour les utilisateurs Linux.

Quelle est la différence entre GOG Connect et GOG Galaxy ?
GOG Connect était un service distinct, discontinué depuis 2023, qui offrait des copies DRM-free de jeux Steam déjà possédés. GOG Galaxy est le client de gestion de bibliothèque toujours actif aujourd’hui ; les deux ne doivent pas être confondus, y compris dans un tutoriel qui présenterait encore GOG Connect comme fonctionnel.

Les intégrations communautaires sont-elles sûres à installer ?
Oui, à condition de les télécharger exclusivement depuis le dépôt GitHub officiel du projet awesome-gog-galaxy ou celui du plugin concerné, jamais depuis un site miroir. La plupart reposent sur le SDK Python officiel publié par GOG, ce qui limite les comportements imprévus.

Puis-je utiliser GOG Galaxy sans créer de compte GOG.com ?
Non. Un compte gratuit reste obligatoire pour ouvrir une session, même si vous ne comptez utiliser Galaxy que pour unifier des jeux Steam ou Epic sans posséder le moindre titre GOG.

GOG Galaxy partage-t-il mes données avec des tiers ?
Selon la page officielle du produit, non, à des fins commerciales. GOG.com étant une entreprise basée en Pologne, le RGPD s’applique pleinement, avec un droit de recours auprès de la CNIL pour les utilisateurs français en cas de litige non résolu directement avec l’éditeur.

Comment désinstaller complètement GOG Galaxy ?
Désinstallez via le Panneau de configuration Windows (ou le dossier Applications sous macOS), puis supprimez manuellement les dossiers résiduels sous %localappdata%\GOG.com\Galaxy\ si vous souhaitez repartir d’une configuration totalement vierge, y compris les plugins communautaires installés à l’étape 6.

GOG Galaxy peut-il totalement remplacer Steam ?
Pas totalement. Sans le plugin communautaire Steam installé et connecté, Galaxy n’affiche aucun jeu Steam. Certains titres multijoueurs dotés d’un anticheat au niveau noyau peuvent aussi mal fonctionner, voire refuser de se lancer, lorsqu’ils sont démarrés en dehors de leur launcher natif d’origine.

GOG Galaxy fonctionne-t-il sur Steam Deck ?
Oui, mais uniquement via Proton en tant que jeu non-Steam ajouté manuellement en Mode Bureau – ce n’est pas un support officiel de GOG, qui ne teste pas cette configuration. Pour une expérience Linux native sans contournement, Heroic Games Launcher reste l’option la plus mature sur cette machine.

Que se passe-t-il si une intégration communautaire cesse d’être maintenue ?
Le plugin peut cesser de fonctionner à la prochaine mise à jour majeure de GOG Galaxy ou de la plateforme tierce visée, sans aucun engagement de correction puisqu’il s’agit de bénévolat open source. Vérifiez la date de la dernière release sur le dépôt GitHub du plugin avant de vous reposer dessus pour un usage critique.

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