Le 8 juillet 2026, le Tribunal de l’Union européenne a rejeté en bloc les recours d’Apple contre sa désignation comme « contrôleur d’accès » au titre du Digital Markets Act (DMA). Une semaine à peine après que la Cour de Justice de l’UE a confirmé une amende définitive de 4,1 milliards d’euros contre Google pour des pratiques similaires sur Android, la décision consolide le cadre juridique qui a forcé Apple à ouvrir l’App Store à des boutiques concurrentes comme l’Epic Games Store. Pour les studios et les joueurs européens, l’enjeu dépasse largement le simple contentieux entre Cupertino et Bruxelles : les jeux mobiles concentrent une part disproportionnée des revenus des boutiques d’applications, ce qui fait de ce procès l’un des dossiers les plus surveillés par l’industrie du jeu vidéo.

Qu’est-ce que le Digital Markets Act et pourquoi il concerne les joueurs

Le Digital Markets Act est le règlement européen entré en application par étapes depuis 2023, qui impose des obligations renforcées aux très grandes plateformes numériques jugées incontournables, appelées « contrôleurs d’accès » (gatekeepers en anglais). Le 6 septembre 2023, la Commission européenne a désigné les six premiers contrôleurs d’accès : Alphabet, Amazon, Apple, ByteDance, Meta et Microsoft, couvrant au total 22 services de plateforme essentiels. Booking Holdings a rejoint la liste le 13 mai 2024, portant le total à sept entreprises.

Pour Apple, deux services ont été visés dès le départ : l’App Store et le système d’exploitation iOS. Concrètement, le DMA oblige Apple à autoriser l’installation de boutiques d’applications alternatives sur iPhone et iPad, à permettre aux développeurs de proposer des liens de paiement externes dans leurs applications, et à garantir un minimum d’interopérabilité avec des accessoires et logiciels tiers. C’est ce cadre qui a permis, en août 2024, le lancement de l’Epic Games Store sur iPhone dans l’Union européenne, avec Fortnite comme produit d’appel.

La décision du Tribunal de l’UE du 8 juillet 2026

Dans trois affaires jointes (T-1079/23, T-1080/23 et T-214/24), le Tribunal de l’Union européenne a intégralement rejeté les recours d’Apple. Le jugement confirme la décision de désignation de la Commission du 5 septembre 2023 et valide l’application du DMA à l’App Store et à iOS. Selon le communiqué officiel publié par la Cour, Apple reste soumise à l’ensemble des obligations du règlement, notamment celles qui concernent l’interopérabilité et l’ouverture aux boutiques concurrentes.

Apple conserve la possibilité de se pourvoir devant la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE), la plus haute juridiction du bloc, mais uniquement sur des points de droit et dans un délai de deux mois et dix jours après notification du jugement. Contactée par la presse, l’entreprise a indiqué qu’elle jugeait toujours le mandat du DMA disproportionné, sans confirmer si elle irait jusqu’au bout de la procédure d’appel.

Cinq App Store, un seul service : l’argument d’Apple rejeté

L’essentiel de la défense d’Apple reposait sur un découpage technique : l’entreprise soutenait que ses cinq versions de l’App Store (iPhone, iPad, Mac, Apple Watch et Apple TV) devaient être évaluées séparément au regard des seuils d’utilisateurs qui déclenchent le statut de contrôleur d’accès. Seule la boutique iPhone, selon Apple, franchissait réellement ces seuils.

Le Tribunal a balayé cet argument. Les juges ont estimé que le critère déterminant n’est pas l’appareil sur lequel tourne le magasin, mais sa fonction économique : chaque version de l’App Store « poursuit le même objectif, à savoir mettre en relation les développeurs d’applications avec les utilisateurs finaux afin de faciliter la distribution de logiciels ». Les cinq boutiques ont donc été confirmées comme un service unique au sens du DMA, ce qui écarte toute stratégie de fragmentation juridique pour Apple à l’avenir.

Sur un second point, la Commission avait classé iMessage début 2024 comme un « service de communication interpersonnelle indépendant du numéro », sans toutefois le désigner formellement comme service de plateforme essentiel. Le Tribunal a jugé cette partie du recours d’Apple irrecevable, cette classification préliminaire ne produisant aucun effet juridique contraignant susceptible d’être contesté devant lui.

Epic Games Store et Fortnite : le laboratoire grandeur nature du DMA

Aucun cas d’usage n’illustre mieux les effets concrets du DMA que l’histoire de l’Epic Games Store sur iOS. Lancée en août 2024 dans l’Union européenne grâce aux nouvelles obligations d’ouverture imposées à Apple, la boutique concurrente a permis à Fortnite de revenir sur iPhone en Europe alors que le jeu restait banni du magasin officiel d’Apple ailleurs dans le monde depuis 2020.

La montée en puissance a toutefois été plus lente que prévu : Epic Games visait 100 millions d’utilisateurs pour sa boutique alternative, mais n’en a rassemblé qu’environ 29 millions, un déficit de 71 millions par rapport à l’objectif initial. Une partie du problème venait du parcours d’installation, jugé dissuasif par les utilisateurs. Apple a depuis simplifié ce processus avec iOS 18.6, réduisant l’abandon en cours d’installation d’environ 60 % selon les chiffres communiqués par Epic Games.

Fait notable pour comprendre la portée réelle du dossier : le 19 mai 2026, Fortnite a officiellement fait son retour sur l’App Store classique d’Apple dans le monde entier, à l’exception de l’Australie. Ce retour mondial découle d’un règlement distinct entre Epic Games et Apple, et non du procès sur le statut de contrôleur d’accès. Il ne change rien aux obligations du DMA en Europe : l’Epic Games Store continue d’exister comme boutique alternative sur iPhone, en parallèle de l’App Store officiel.

29 millions d’utilisateurs et une nouvelle stratégie pour 2026

Pour combler l’écart avec son objectif, Epic Games a revu sa stratégie en 2026. La boutique a accueilli 19 nouveaux titres tiers, dont Bloons TD 6 et Dungeon of the Endless : Apogee, afin d’élargir un catalogue jusque-là très concentré sur les productions d’Epic elle-même. L’entreprise a également annoncé qu’elle prendrait en charge, pendant un an, la Core Technology Fee qu’Apple facture aux développeurs, pour tous les titres participant au programme de jeux gratuits de l’Epic Games Store sur iOS et iPadOS. Une manière d’inciter davantage d’éditeurs tiers à rejoindre la plateforme sans risque financier immédiat.

L’Epic Games Store n’est plus seule sur ce créneau. Onside, une autre boutique alternative pour iOS, s’est lancée dans l’Union européenne et, depuis le 17 février 2026, au Japon, avec un positionnement clair : des commissions plus basses pour les développeurs que celles pratiquées par Apple ou même par Epic Games. La confirmation du statut de contrôleur d’accès d’Apple le 8 juillet 2026 sécurise juridiquement l’existence de ces boutiques concurrentes pour les mois à venir.

Cloud gaming sur iPhone : coincé dans Safari malgré le feu vert d’Apple

Le DMA n’explique pas tout. Depuis janvier 2024, Apple autorise de son propre chef, à l’échelle mondiale et indépendamment de toute obligation européenne, les applications de cloud gaming sur l’App Store. Deux ans plus tard, pourtant, aucun des grands services de jeu en streaming ne propose d’application native sur iPhone : ni Xbox Cloud Gaming, ni GeForce NOW de Nvidia, ni Amazon Luna, ni Boosteroid. Tous restent accessibles uniquement via le navigateur Safari.

La raison est purement économique. Selon Microsoft, la commission de 30 % qu’Apple prélève sur les achats intégrés rendrait une application native Xbox Cloud Gaming non viable financièrement, dans la mesure où le principal revenu de ce type de service (abonnements et achats de jeux) transiterait par cette commission. Résultat : les joueurs européens qui veulent utiliser le cloud gaming sur iPhone doivent se contenter de Safari, un navigateur qui ne prend en charge ni le streaming haute résolution, ni le HDR, ni le retour haptique des manettes, ni le verrouillage du pointeur nécessaire aux jeux de tir à la première personne.

Face à ce vide, des solutions tierces ont émergé : CloudGear, un navigateur iOS développé par Bitwise Solutions Ltd et spécifiquement optimisé pour le jeu en streaming, a été lancé le 21 janvier 2026. Son existence même illustre la limite du feu vert donné par Apple en 2024 : autoriser une catégorie d’applications sur le papier ne suffit pas si le modèle économique imposé par la commission de 30 % la rend impraticable pour les acteurs concernés.

Service de cloud gamingApplication native sur iOSSolution actuelle
Xbox Cloud GamingNonNavigateur Safari uniquement
GeForce NOW (Nvidia)NonNavigateur Safari uniquement
Amazon LunaNonNavigateur Safari uniquement
BoosteroidNonNavigateur Safari uniquement
CloudGearNavigateur dédié (pas une app de jeu classique)Lancé le 21 janvier 2026, optimisé cloud gaming

Pourquoi les jeux mobiles concentrent l’enjeu financier du Digital Markets Act

Si le DMA s’applique à toutes les catégories d’applications, ce sont les jeux vidéo qui cristallisent l’essentiel des sommes en jeu. Les jeux mobiles génèrent la part la plus importante des revenus des boutiques d’applications, à travers les achats intégrés, les abonnements et les micro-transactions. C’est précisément dans ce segment que la commission de 30 % d’Apple pèse le plus lourd sur les marges des éditeurs, et c’est pour cette raison que des studios comme Epic Games ont fait de la contestation de cette commission un combat prioritaire depuis 2020.

Cette dynamique explique aussi pourquoi les obligations d’interopérabilité issues du DMA sont surveillées de si près par l’industrie : chaque point de commission gagné ou perdu se traduit directement en marge pour les studios, dans un secteur déjà fragilisé par des vagues de licenciements chez plusieurs grands éditeurs ces derniers mois, dont Xbox et Ubisoft.

Apple contre-attaque : 500 millions d’euros encore en jeu

Le jugement du 8 juillet 2026 ne clôt pas tous les fronts juridiques entre Apple et Bruxelles. Le 23 avril 2025, la Commission européenne avait infligé à Apple une amende distincte de 500 millions d’euros pour des pratiques dites « anti-steering » : la Commission reprochait à l’entreprise d’empêcher les développeurs d’informer leurs utilisateurs de l’existence d’offres moins chères en dehors de l’App Store. Une ordonnance accompagnait l’amende, exigeant qu’Apple cesse ces restrictions.

Apple conteste cette amende séparément, et le dossier reste pendant devant la justice européenne. À cela s’ajoute une troisième procédure distincte : la contestation par Apple d’une ordonnance de mars 2025 qui l’oblige à ouvrir davantage iOS aux développeurs tiers. Le jugement du 8 juillet ne tranche donc que la question du statut de contrôleur d’accès en tant que tel ; les 500 millions d’euros restent, eux, toujours en jeu.

Le même mois, Google écope d’une addition définitive de 4,1 milliards d’euros

La défaite d’Apple s’inscrit dans une séquence particulièrement chargée pour la régulation antitrust européenne. Six jours plus tôt, le 2 juillet 2026, la Cour de Justice de l’Union européenne a rejeté le pourvoi final de Google et confirmé une amende de 4,1 milliards d’euros, soit environ 4,67 milliards de dollars, pour abus de position dominante autour d’Android. Le montant, fixé initialement à 4,34 milliards d’euros par la Commission en 2018 puis réduit à 4,1 milliards par le Tribunal en 2022, est désormais définitif : Google ne dispose plus d’aucune voie de recours.

La Commission reprochait à Google d’avoir utilisé sa position sur Android pour favoriser ses propres applications, notamment en signant des accords de préinstallation avec les fabricants de smartphones, renforçant ainsi sa domination sur la recherche en ligne. Si le dossier Google concerne d’abord la recherche et le navigateur plutôt que les jeux vidéo à proprement parler, il partage avec l’affaire Apple un point commun structurant pour l’industrie du jeu mobile : Android reste, via le Play Store, l’autre grande porte d’entrée que les studios doivent négocier pour atteindre les joueurs, aux côtés de l’App Store.

Apple vs Google : deux procès, deux trajectoires

Les deux dossiers, jugés à une semaine d’écart par deux juridictions européennes différentes, illustrent deux trajectoires distinctes pour les géants américains face au droit européen de la concurrence.

CritèreApple (App Store / iOS)Google (Android)
JuridictionTribunal de l’UE (General Court)Cour de Justice de l’UE (plus haute instance)
Date de la décision8 juillet 20262 juillet 2026
Objet du litigeStatut de « contrôleur d’accès » sous le DMAAbus de position dominante (droit de la concurrence classique)
Montant financier associé500 M€ (amende anti-steering séparée, contestée)4,1 Md€ (confirmé)
Origine de l’affaireDésignation de la Commission, 6 septembre 2023Décision de la Commission, 2018
Recours encore possibleOui, devant la CJUE, sur points de droit uniquementNon, décision définitive

La différence la plus importante pour les entreprises technologiques tient au calendrier : Google a épuisé toutes ses voies de recours et doit désormais payer, tandis qu’Apple conserve une dernière carte à jouer devant la Cour de Justice de l’UE, même si les chances de faire annuler sa désignation comme contrôleur d’accès semblent minces après ce second échec consécutif en justice.

Depuis 2020 : cinq ans de guerre entre Epic Games et Apple

Pour comprendre l’importance de ce jugement pour l’industrie du jeu vidéo, il faut remonter à août 2020. Epic Games avait alors intégré discrètement un système de paiement direct dans Fortnite, contournant délibérément la commission de 30 % d’Apple sur les achats intégrés. Apple avait immédiatement retiré Fortnite de l’App Store, déclenchant un procès aux États-Unis qui allait durer plusieurs années et redéfinir le débat mondial sur les commissions des boutiques d’applications.

Le tournant européen

C’est le DMA qui a offert à Epic Games sa première victoire concrète et durable : contrairement au terrain judiciaire américain, où l’issue est restée mitigée pour l’éditeur, le cadre réglementaire européen a directement forcé Apple à autoriser des boutiques concurrentes. L’Epic Games Store a ainsi pu revenir sur iPhone dès août 2024 dans l’Union européenne, près de quatre ans avant le retour mondial de Fortnite sur l’App Store officiel en mai 2026. Le jugement du 8 juillet 2026 confirme que cette avancée réglementaire repose sur des bases juridiques solides, résistantes aux recours d’Apple.

Ce que cela change pour les studios et joueurs français

La France reste l’un des plus grands marchés du jeu vidéo en Europe, ce qui rend l’issue de ce dossier particulièrement sensible pour les studios tricolores. Selon l’étude Médiamétrie pour le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) publiée en septembre 2025, la France compte 40,2 millions de joueurs jouant au moins une fois par an, dont 76 % au moins une fois par semaine. L’âge moyen d’un joueur français atteint désormais 40 ans, et le temps de jeu hebdomadaire moyen des joueurs réguliers s’élève à 7 heures 55 minutes.

Un marché de 5,856 milliards d’euros

Sur le plan économique, le bilan du marché français publié par le SELL en avril 2026 évalue le secteur du jeu vidéo à 5,856 milliards d’euros pour l’année 2025, en hausse de 2,9 %. Pour les studios établis en France qui distribuent des jeux mobiles, la confirmation du statut de contrôleur d’accès d’Apple signifie que les canaux de distribution alternatifs ouverts par le DMA, boutiques tierces, liens de paiement externes, resteront disponibles à moyen terme, offrant une marge de négociation supplémentaire face à la commission standard de 30 % appliquée par l’App Store.

Réactions : défenseurs du numérique ouvert saluent, Apple dénonce un risque pour la vie privée

La décision a été accueillie favorablement par plusieurs organisations de défense des droits numériques. L’Electronic Frontier Foundation a souligné qu’Apple ne pouvait plus se soustraire à ses obligations d’interopérabilité, tandis que la Free Software Foundation Europe a qualifié le jugement de victoire pour les développeurs et les utilisateurs de logiciels, saluant un signal fort envoyé aux autres grandes plateformes technologiques.

Du côté d’Apple, le ton reste défensif. Dans un communiqué transmis à la presse le jour du jugement, l’entreprise a affirmé qu’elle jugeait le mandat du DMA disproportionné, estimant qu’il menaçait d’éroder des décennies de protections en matière de vie privée et de sécurité, et qu’il exposait ses utilisateurs à de nouveaux risques. Apple a ajouté qu’elle continuerait de défendre ce qu’elle considère comme l’innovation et la vie privée que méritent ses clients européens, sans toutefois préciser si elle irait au bout de la procédure d’appel devant la Cour de Justice de l’UE. L’entreprise avait déjà indiqué avoir dû reporter le déploiement de certaines fonctions de Siri basées sur l’intelligence artificielle dans l’Union européenne, invoquant les contraintes du DMA.

Et maintenant ? Cinq prévisions pour la suite

  • Un pourvoi probable mais incertain : Apple dispose de deux mois et dix jours pour saisir la Cour de Justice de l’UE sur des points de droit ; un second échec consécutif en justice rend toutefois improbable un renversement complet de sa désignation comme contrôleur d’accès.
  • Le dossier des 500 millions d’euros reste à trancher : l’amende anti-steering d’avril 2025 suit une procédure distincte, avec une décision qui pourrait s’étaler sur plusieurs mois, voire années.
  • Une pression croissante sur le cloud gaming : si la commission de 30 % continue d’empêcher des applications natives Xbox Cloud Gaming ou GeForce NOW sur iPhone, ce dossier pourrait devenir la prochaine cible des régulateurs européens.
  • Une bataille d’audience pour les boutiques alternatives : l’Epic Games Store et des concurrents comme Onside devront prouver que leur modèle économique tient la distance face à la domination persistante de l’App Store natif.
  • Un effet d’entraînement au-delà de l’UE : d’autres juridictions observant de près le DMA pourraient s’en inspirer pour légiférer sur l’ouverture des boutiques d’applications, prolongeant la pression mondiale sur les commissions d’Apple et Google.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le Digital Markets Act ?
Le Digital Markets Act est un règlement européen qui impose des obligations renforcées d’ouverture et d’interopérabilité aux très grandes plateformes numériques désignées comme « contrôleurs d’accès », dans le but de renforcer la concurrence dans l’économie numérique.

Pourquoi Apple a-t-elle été désignée contrôleur d’accès ?
La Commission européenne a jugé que l’App Store et iOS constituaient des points de passage incontournables entre les développeurs d’applications et des dizaines de millions d’utilisateurs européens, remplissant ainsi les critères quantitatifs et qualitatifs du Digital Markets Act.

Qu’est-ce que cela change pour les utilisateurs d’iPhone en France ?
Les utilisateurs français peuvent continuer d’installer des boutiques d’applications alternatives comme l’Epic Games Store ou Onside, et les développeurs peuvent proposer des liens de paiement en dehors de l’App Store, une possibilité qui reste juridiquement sécurisée après ce jugement.

Puis-je installer l’Epic Games Store sur mon iPhone en France ?
Oui, l’Epic Games Store est disponible sur iPhone dans l’Union européenne, y compris en France, depuis août 2024, avec un catalogue qui s’est élargi en 2026 à 19 nouveaux titres tiers en plus de Fortnite.

Pourquoi Xbox Cloud Gaming n’a-t-il pas d’application native sur iPhone ?
Selon Microsoft, la commission de 30 % qu’Apple applique aux achats intégrés rendrait une application native économiquement non viable, ce qui contraint le service à rester accessible uniquement via le navigateur Safari.

Apple peut-elle encore faire appel de cette décision ?
Oui, Apple dispose d’un délai de deux mois et dix jours pour se pourvoir devant la Cour de Justice de l’Union européenne, mais uniquement sur des points de droit, et non sur les faits déjà établis par le Tribunal.

Qu’est-ce que l’amende de 500 millions d’euros contre Apple ?
Il s’agit d’une amende distincte, infligée par la Commission européenne le 23 avril 2025 pour des pratiques anti-steering, c’est-à-dire pour avoir empêché les développeurs d’informer leurs utilisateurs d’offres moins chères hors de l’App Store. Apple la conteste séparément.

Ce jugement concerne-t-il aussi Google et Android ?
Pas directement : le jugement du 8 juillet 2026 porte uniquement sur Apple. Mais la même semaine, la Cour de Justice de l’UE a confirmé, séparément, une amende définitive de 4,1 milliards d’euros contre Google pour des pratiques anticoncurrentielles liées à Android.

Retrouvez l’ensemble de notre couverture sur la catégorie Jeux Vidéo de shattered.io.